Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent jusqu’à 72 administrations de composés, des applications de patch et des prélèvements de sang, le modèle induisant des douleurs inflammatoires des voies respiratoires et, en cas de traitements répétés, des hématomes. Le porteur met en place un modèle de rhinite allergique induite par l’ovalbumine pour tester de nouvelles molécules et voies d’administration. Sur le remplacement, il affirme que les études in vitro ne rendent pas compte des interactions systémiques et qu’il faut un « organisme complet ».

NTS-FR-285690v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système respiratoire ·
Mots-clés
Rhinite allergique, inflammation, ovalbumine, souris
Souris : 1800

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La rhinite allergique est une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires supérieures souvent associée à l’asthme et a un impact majeur sur la santé globale. C’est une réponse d’hypersensibilité résultant d’une inflammation médiée par l’immunoglobuline E (IgE) au contact d’allergènes spécifiques avec la muqueuse nasale, caractérisée par des symptômes tels que démangeaisons nasales, frottements, éternuements, larmoiement et rhinorrhée. Les déclencheurs courants de la rhinite allergique comprennent les allergènes environnementaux. La fréquence de la rhinite allergique a été multipliée par quatre au cours des trois dernières décennies, affectant à présent plus de 25% de la population générale en France. Bien que cette affection soit bénigne, elle pose un vrai problème de santé publique, du fait de sa fréquence et de son impact important sur la qualité de vie. Dans les formes sévères, elle conduit à un véritable handicap, cause de troubles du sommeil, d’irritabilité, d’absentéisme scolaire, d’arrêt de travail… Actuellement, le traitement de la rhinite allergique passe par trois voies : l’éviction allergénique (réduire au maximum la charge allergénique de l’environnement), le traitement médicamenteux (antihistaminiques H1 qui constituent le traitement de première ligne de la rhinite allergique et représentent plus de 90% des prescriptions), la désensibilisation (administration régulière d’extraits allergéniques par voie sublinguale ou sous-cutanée pendant une période prolongée, idéalement 3 à 5 ans). De nouvelles approches en immunothérapie allergénique sont à l’étude. Des peptides synthétiques correspondant à des fragments moléculaires d’allergènes sont en cours de développement. Couplés à des fragments de protéines virales ou à des molécules immuno-modulatrices, ils pourraient améliorer la tolérance et l’efficacité de la désensibilisation. Parallèlement, d’autres voies d’administration des traitements « désensibilisateurs » sont en cours d’évaluation, telles que la voie épicutanée (patch) et la voie intra-ganglionnaire. L’objectif de ce projet est de mettre en place le modèle de rhinite allergique induit par l’ovalbumine au sein du laboratoire afin d’étudier ces nouvelles molécules thérapeutiques inhibitrices visant à réduire l’inflammation au niveau nasal et pulmonaire mais aussi les symptômes comme les éternuements. De plus ce projet a pour but de tester de nouvelles voies d’administrations, notamment la voie épicutanée.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

A ce jour, 25% des français souffrent de rhinite allergique et il y a peu de traitements, des recherches sont en cours notamment pour améliorer la désensibilisation. Ce projet a pour but d’étudier l’effet de nouvelles molécules sur les symptômes de la rhinite allergique (éternuements, démangaisons/grattage) ainsi que sur l’inflammation des voies respiratoires chez la souris. Afin de déterminer si une molécule candidat a un potentiel effet dans ce modèle, des lavages pulmonaires et/ou nasaux ainsi que des prélèvements d’organes/tissus seront ensuite effectués pour des dosages.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Administrations de composé: maximum 72 administrations (30 secondes/souris); Applications de patch sur la peau: maximum 15 applications (2min/souris); Prélèvements de sang: maximum 4 prélèvements (30 secondes/souris).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Ce modèle induit des douleurs inflammatoires des voies respiratoires à l’animal. Les animaux sont suivis quotidiennement pendant la durée de l’expérimentation. De plus dans le cas de traitements répétés, des hématomes peuvent se former et être douloureux et les injections peuvent entrainer une douleur légère (piqure).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux sont mis à mort afin d’effectuer des prélèvements qui permettront d’analyser différents paramètres immunologiques et histologiques, ainsi de valider notre modèle et d’analyser l’effet des différentes molécules testées.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les études in vitro ne permettent pas l’étude des interactions systémiques (inflammatoires, immunitaires) intervenant dans la maladie. L’exploration des différentes fonctions physiologiques impliquées dans la rhinite allergique demande l’étude d’un organisme complet.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux utilisé sera réduit au minimum (N=10) nécessaire pour obtenir des résultats pertinents, reproductibles et statistiquement significatifs évitant ainsi de refaire plusieurs fois les mêmes expérimentations. Le test statistique utilisé pour déterminer les différences entre chaque groupe va changer selon la distribution des échantillons.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux sont observés quotidiennement pour s’assurer de leur bien-être et pour détecter la douleur au moment de l’expérimentation. De plus, si des animaux présentent des signes de souffrance au cours de l’étude, un antalgique sera administrée. Les souris seront hébergées dans des cages en portoir ventilé. Elles auront un accès à l’eau et la nourriture ad libitum et suivront un cycle jour/nuit 12h/12h pendant toute la durée de l’expérimentation.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris sont des animaux pour lesquels les outils génétiques, les anticorps spécifiques permettant la caractérisation des réponses immunitaires au niveau cellulaire/moléculaire sont les plus développés. De plus leur génome possède 99% de similitude avec le génome humain, ne présente aucun gène manquant/supplémentaire pouvant modifier l’intensité de l’inflammation obtenu. Ces souches sont mondialement utilisées, permettant une continuité et un moyen de comparaison unique. Les animaux sont utilisés au stade adulte (8 à 16 semaines) afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et dont le système immunitaire est mature (développement thymique achevé). Les paramètres étudiés étant l’inflammation pulmonaire et son mécanisme, une souris juvénile ou trop âgée induira un biais dans l’expérimentation. Des souris de 8 à 16 semaines seront utilisées afin de pouvoir réaliser des études si besoin soit sur jeunes adultes ou sur des souris vieillissantes (sénescence par exemple).