Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Les souris utilisées portent une mutation du gène Stim1 qui abîme progressivement leurs muscles et y fait apparaître des agrégats tubulaires. 160 d’entre elles vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Identifiées par biopsie de l’oreille à 21 jours, elles passent ensuite six mois séparées de leurs congénères, une partie avec une roue d’exercice, un isolement que le porteur présente comme compensé par l’enrichissement de la cage. À huit ou douze mois selon le protocole, elles sont tuées pour prélever leurs muscles.

NTS-FR-696104v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles musculosquelettiques ·
Mots-clés
Myopathie, STIM1, Activité musculaire
Souris : 160

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les myopathies sont des maladies touchant les muscles squelettiques. Certaines d’entre elles sont d’origine génétique. Chez l’Homme, certaines mutations du gène Stim1 conduisent au développement d’atrophie musculaire des muscles proximaux chez l’Homme avec la présence d’agrégats tubulaires dans les fibres musculaires. Les souris porteuses de mutations sur Stim1 à l’état hétérozygote présentent une atteinte musculaire très progressive. Au fil du temps, la présence d’agrégats tubulaires est détectée dans les muscules des souris mutantes. Plusieurs publications récentes ont démontré l’intérêt de faire pratiquer une activité physique volontaire chez les souris myopathes pour diminuer les atteintes musculaires. Nous voulons donc tester l’activité motrice volontaire et voir son effet pour améliorer le phénotype histologique de ces souris. Les souris seront analysées à la fin de leur entrainement pour voir si l’histologie musculaire est préservée et si les paramètres métaboliques sont restaurés à la normale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices de ce travail seront principalement pour les patients atteints de ce type de myopathie. En effet si notre hypothèse s’avère valide l’activité physique même modérée va pouvoir éviter la dégénérescence des fibres musculaires observée chez les patients et offrir une thérapie potentielle chez les patients.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux âgés de 21 jours seront identifiés par biopsie à l’oreille. Par la suite, ils seront uniquement soumis à un isolement tactile de leurs congénères durant une durée de 6 mois. Certains animaux âgés de 12 mois pourraient présenter des faiblesses musculaires modérées sans impact sur la qualité de vie.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux seront soumis à un protocole volontaire pour l’exercice physique le traitement ne devrait pas entrainer d’effet indésirable. Les souris n’ayant pas accès à la roue d’exercice développeront elles les atteintes musculaires histologiques progressives qui ne devraient pas entrainer de phénotype clinique délétère. L’isolement que nous devrons mettre en place pour l’activité locomotrice, qui pourra être considéré comme une nuisance sera compensé par un environnement enrichi. La présence dans les cages de la roue est un enrichissement important.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort à la fin de l’étude afin de prélever les tissus musculaires et faire des analyses histologiques et moléculaires.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les premières étapes de notre projet ont consisté à étudier un modèle in vitro de formation des aggrégats tubulaires dans des cellules musculaires. Malheureusement, l’approche thérapeutique envisagée passe par une activité musculaire cette activité locomotrice ne peut se faire que sur un modèle in vivo. Les souris génétiquement altérées mimant la mutation retrouvée chez les patients est un bon modèle pour développer les approches thérapeutiques.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de réduire au strict minimum le nombre d’animaux utilisés dans notre projet, nous utiliserons une approche statistique nous permettant de définir qu’il nous faut au moins 17 souris par groupe. Afin de faire face à d’éventuelles pertes d’animaux ou incidents techniques, nous avons augmenté ce nombre de 15%, nous arrivons à un total de 20 souris par groupe maximum.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Dès la naissance des animaux dans notre établissement utilisateur, nous porterons une attention au bien-être animal. Avant d’entrer en procédure, les animaux seront hébérgés par groupe de 5. L’environnement sera enrichi en fonction des préférences des animaux à l’aide de bandelettes de kraft ou de dômes en carton.Afin de limiter les manipulations et le stress des animaux, le prélèvement de tissus pour la réalisation du génotypage sera couplé au geste d’identification (biopsie à l’oreille). Les animaux seront hébergés seul lors de la procédure mais avec un double enrichissement (dome et/ou kraft + roue) et maintiendront un contact olfactif, visuel et auditif avec leurs congénères.La manipulation des animaux sera faite par des personnes compétentes et sensibilisées à la contention à faible stress (mains en coupelles et tunnels). Le modèle que nous allons utiliser a été caractérisé d’un point de vue phénotypique. Nous connaissons l’âge d’apparition de signe de souffrance ou de détresse qui est très tardif. Nous allons étudier les animaux avant l’apparition des signes cliniques, impactant le bien être des animaux. Les points limites nous permettront de limiter au strict miminum l’apparition de souffrance.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’anatomie et la fonction des muscle squelettiques sont proches des muscles humains. Les souris génétiquement modifiées sont de bons modèles d’étude des atteintes du système neuromusculaire, de leurs physiopathologies et de leurs causes génétiques. Les animaux seront suivis de la naissance jusqu’à leur mise à mort à la fin du projet (8 mois ou 12 mois selon le protocole)