Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Une fausse route lors du gavage, et la souris est observée quelques heures puis tuée si elle ne récupère pas : c’est l’un des points limites de ce projet. 260 souris vont être utilisées, toutes tuées pour prélever leur foie, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Nourries en permanence au régime riche en graisse pour développer une fibrose du foie, elles reçoivent un anticorps injecté deux fois par semaine pendant huit semaines et un médicament administré chaque jour par la bouche ou par piqûre, avec des prises de sang avant, pendant et à la fin. Le porteur attend des ulcérations aux points d’injection et une irritation de l’œsophage qui gêne l’alimentation, quand le bénéfice annoncé se limite à savoir si son anticorps ajoute quelque chose à deux médicaments dont l’un est déjà sur le point d’être approuvé.

NTS-FR-638940v2
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles gastrointestinaux ·
Mots-clés
stéatose hépatique non alcoolique, fibrose hépatique, anticorps thérapeutique, combinaison de traitement
Souris : 260

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif du projet est d’étudier l’efficacité d’une combinaison associant des traitements prometteurs et prochainement approuvés pour la fibrose dans la stéatose hépatique non alcoolique (NASH) et un anticorps pour une meilleure prise en charge de la NASH. Cette dernière, également connue sous le nom de maladie du foie gras, est la conséquence d’une alimentation trop riche en sucre et en graisse. Ce type d’alimentation va entrainer le stockage et l’accumulation de graisses dans le foie, ce qui va conduire à une inflammation locale au sein de l’organe. Cette inflammation chronique va entraîner avec le temps le développement d’une fibrose dans 20% des cas. Au stade précoce, la NASH est souvent asymptomatique et est généralement diagnostiquée lorsque la fibrose hépatique se développe, pouvant évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie dans les cas les plus graves. Un premier médicament sera prochainement approuvé (résultat positive dans un essai clinique de phase III) pour le traitement de la fibrose dans la NASH. Cependant, il permet de retarder l’échéance en réduisant la fibrose dans seulement 24% des patients. Un second médicament très prometteur, le Sémaglutide montre une diminution de la fibrose hépatique mais seulement partielle. Il y a donc un besoin urgent d’optimiser ces traitements. Depuis une dizaine d’années nous avons développé un anticorps reconnaissant spécifiquement une protéine localisée sur la membrane des cellules et connue pour participer au développement de différents cancers, notamment celui du foie. Nous avons montré que notre anticorps conduisait à une inhibition partielle de la croissance du cancer du foie et du processus de fibrose hépatique. Cela suggère qu’une combinaison entre notre anticorps et ces traitements prometteurs pourrait améliorer l’efficacité du traitement des fibroses hépatiques. L’objectif de notre projet est d’évaluer l’efficacité de la combinaison entre des traitements prometteurs et prochainement approuvé et notre anticorps sur la progression de la fibrose hépatique dans la NASH.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Notre étude vise à étudier l’efficacité d’une combinaison thérapeutique associant, des traitements prometteurs et prochainement approuvé pour le traitement de la fibrose hépatique dans la NASH et un anticorps. Les résultats de ce projet permettront d’évaluer l’efficacité de cette combinaison afin d’envisager l’utilisation de cet anticorps en combinaison avec l’un de ces traitements prochainement approuvés. Cela permettra une meilleure optimisation thérapeutique chez les patients atteints de NASH et de fibrose hépatique et contribuera à améliorer la prise en charge des patients à l’avenir.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Afin d’induire une fibrose hépatique les animaux suivront un régime riche en graisses tout au long de l’expérimentation. Les animaux recevront un traitement par un anticorps 2 fois par semaine pendant 8 semaines par injection. Cette injection est réalisée sur animaux vigiles et prend moins d’une minute à être réalisée. Les animaux recevront également un traitement oral ou par injection (en fonction du médicament administré) par un médicament, quotidiennement pendant 8 semaines. Les traitements sont réalisés sur animaux vigiles et prend moins d’une minute à être réalisé. Un prélèvement de sang sera réalisé avant et pendant le traitement afin d’évaluer l’évolution de la fibrose hépatique. Avant d’effectuer ces prélèvements de sang, les souris recevront un anesthésiant local puis ces dernières auront une anesthésie générale. Cette procédure est réalisée en 1 minute environ. Les animaux subiront également un prélèvement de sang terminal. Cette procédure est réalisée sur animaux anesthésiés et est réalisé en environ 1 minute. Lors de la 15ème semaine de régime riche en graisse, des prélèvements seront réalisés sur 5 souris. Ces prélèvements seront faits à 0, 6h, 24h, 72h et 7 jours après l’injection de l’anticorps. Cela permettra de mesurer la concentration de l’anticorps dans le plasma et de déterminer sa demi-vie plasmatique. Ces prélèvements seront réalisés sur animaux sous anesthésie locale. Cette procédure est réalisée en 1 minute environ.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les injections répétées peuvent parfois engendrer une douleur ou très rarement une ulcération au niveau des sites d’injection. Le traitement oral peut entrainer principalement une irritation/inflammation de l’œsophage avec pour conséquence un inconfort de la souris pour se nourrir et donc une perte de poids.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux de ce projet seront mis à mort afin de collecter les tissues (foies) qui seront utilisées pour des analyses ultérieures.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Afin de remplacer les études in vivo, nous avons procédé à des études in vitro sur lignées cellulaires et ex vivo sur des tissus de patients afin de démontrer la validité de l’approche. Celle-ci nécessite maintenant une validation dans un modèle physiologique complet sur animal entier avant transposition clinique chez l’humain.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les tailles d’effectifs ont été déterminées grâce à une précédente étude afin d’obtenir des résultats statistiquement fiables et robustes. Les données obtenues grâce aux animaux de ce projet seront analysées avec des tests statistiques classiques.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Afin de raffiner au mieux notre méthodologie, le protocole expérimental est planifié en amont, l’environnement des animaux est enrichi avec des tubes de coton pour la nidification, des briques de tremble à ronger, un tunnel pour se cacher, et des points limites précoces ont été établis afin d’interrompre si nécessaire les procédures permettant de soustraire les animaux à toute douleur ou souffrance. Des méthodes anesthésiques, analgésiques et de confort seront appliquées lors des procédures le nécessitant. Les animaux sont observés quotidiennement. Avant les procédures le nécessitant, au cours de la période d’acclimatations de 7 jours, les souris seront laissées 2-3 jours sans manipulation puis habituées à la contention afin de diminuer le stress lié aux injections et au traitement oral. Il sera également prévu une habituation au traitement oral à l’aide d’une sonde trempée dans une solution de glucose. Des points limites spécifique au projet ont également été établis faisant référence aux injections : apparition d’une induration au niveau des sites d’injection du traitement et au traitement oral : fausse route, animal observé dans les heures qui suivent et sacrifié si état satisfaisant non recouvré.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris sont de petits mammifères très proches de l’homme. Le modèle proposé dans cette étude a contribué dans le passé à établir le potentiel curatif des approches thérapeutiques actuellement prescrites chez l’homme. Les animaux seront utilisés à un âge adulte de 8 semaines minimum. Ce choix se rapproche de l’âge chez l’humain lors du développement de fibrose hépatique (âge adulte).