Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Reçues à l’animalerie à douze mois et gardées jusqu’à vingt-deux, une partie des souris attend dix mois avant d’être infectée, un vieillissement en cage que le porteur associe lui-même à de l’alopécie, à de l’hypothermie et à des blessures de combat. 80 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour le prélèvement de leurs organes. Chacune reçoit trois administrations sublinguales ou trois inoculations nasales sous anesthésie, des injections sous la peau ou dans le muscle, un prélèvement de sang à l’œil, puis le virus de la grippe, la perte de poids qui suit servant à mesurer l’efficacité vaccinale. Le porteur présente ces souris comme un passage obligé « avant de passer à des animaux plus pertinents et proche de l’humain », nommément le primate non humain.

NTS-FR-580561v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
vaccination, grippe, vaccin sublingual, vieillissement
Souris : 80

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Actuellement, la vaccination classique dirigée contre la grippe utilise la voie d’injection par aiguille. Cependant, ce mode d’administration ne procure qu’une immunité partielle (production d’anticorps au niveau sanguin) ce qui n’empêche pas l’entrée des pathogènes dans notre corps. La voie muqueuse nez/bouche/gorge est une voie intéressante car ces muqueuses sont la porte d’entrée du virus de la grippe. Il a été décrit dans la littérature scientifique que la vaccination par cette voie peut permettre l’induction d’une double protection immunitaire dans le sang et dans les muqueuses, et ainsi diminuer le risque d’infection et de transmission du virus. Les objectifs de ce projet sont d’évaluer et de comparer la réponse immunitaire vaccinale dirigée contre le virus de la grippe après un rappel de vaccination par voie sublinguale, sur des animaux jeunes et âgés. En effet, les personnes âgées sont une population particulièrement à risque dans les cas d’infection par le virus de la grippe. Tous les animaux du projet seront infectés par le virus de la grippe afin de comparer l’efficacité de notre candidat sublingual avec un vaccin commercial de référence. Un suivi du poids après l’infection sera effectué afin de mesurer l’efficacité de notre candidat vaccin sublingual. L’objectif au long terme de ce projet est d’élaborer un vaccin capable d’induire une immunité durable dans le sang et les muqueuses à la fois chez les individus jeunes et âgées.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices scientifiques du projet concernent majoritairement l’évaluation de l’efficacité vaccinale d’un candidat administré par voie sublinguale, en fonction de l’âge. Le bénéfice majeur du projet à long terme est le développement d’un vaccin à administration muqueuse (sublinguale) qui réduira drastiquement l’infection et la transmission des virus respiratoires. En cas de succès, ce projet sera étendu à d’autres virus respiratoires (SARS-Cov-2, Virus Respiratoire Syncytial…).

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

– Administrations par voie sublinguale pouvant générer un stress supplémentaire pour l’animal notamment par la contention, nous effectuerons donc ce geste sous anesthésie gazeuse (3 fois/animal, durée : 15 minutes). Sur 2 lots (20 animaux). – Administrations par voie intranasale (infection virale) sont des actes pouvant générer un stress supplémentaire pour l’animal notamment par la contention. Nous effectuerons donc ce geste sous anesthésie générale (3 fois/animal, durée : environ 30 minutes). Sur tous les lots (80 animaux). – Injections par voie sous-cutanée ne nécessitent pas d’anesthésie au préalable (3 fois/animal, durée : 5 minutes). Sur quatres lots (40 animaux). – Injections par voie intramusculaire ne nécessitent pas d’anesthésie au préalable (2 fois/animal, durée : 5 minutes). Sur deux lots (20 animaux). – Prélèvement sanguin à l’œil est un geste qui dure 30 secondes maximum. Ce geste est une technique pouvant induire un stress supplémentaire à l’animal, notamment par la contention. Nous effectuerons donc ce geste sous anesthésie générale additionnée d’une anesthésie locale (1 seule fois/animal, durée : 5 minutes). Sur tous les lots (80 animaux).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

– Administration sublinguale et intranasale : ces gestes seront réalisés sur l’animal anesthésié et peuvent induire un inconfort léger après leur réveil. – Infection par le virus de la grippe : une perte de poids est attendue, correspondant aux symptomes d’une infection par le virus de la grippe chez la souris. – Injection en sous-cutané et dans l’abdomen : ces gestes seront réalisés sur animaux vigiles sous contention et peuvent générer un stress chez l’animal. – Injection par voie intramusculaire : ces gestes seront réalisés sur animaux vigiles sous contention. Une augmentation de la température corporelle est envisageable après les immunisations. – Immunisation : Une petite fièvre passagère est envisageable après les vaccinations. – Prélèvement de sang à l’oeil : Ces prélèvements sont réalisés sous anesthésie et peuvent induire des lésions au niveau de l’œil ainsi un inconfort léger après leur réveil. – Vieillissement des animaux : les souris seront réceptionnées à l’animalerie à l’âge de 12 mois et seront hébergées jusqu’à un âge maximal de 22 mois. Cette durée prolongée d’hébergement peut être la source de stress et d’anxiété chez l’animal pouvant entrainer divers symptômes liés au vieillissement (alopécie, hypothermie, blessure liée au combat…).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue de la procédure, tous les animaux seront mis à mort pour prélèvements d’organes.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Avant l’utilisation des candidats vaccins sur l’animal, des études de toxicité et de réponse inflammatoire ont été menées sur des cultures cellulaires épithéliales et immunitaires. De manière générale, la vaccination repose sur la mise en place d’une réponse immunitaire faisant appel à l’ensemble des organes lymphoïdes, dont les ganglions lymphatiques et la rate, et dans différents organes ciblés. Le recours à l’animal est donc incontournable, nous n’avons donc pas d’autre solutions que d’utiliser l’animal dans son entier pour étudier la réponse immunitaire de nos candidats vaccins.

2. Réduction

3R / Réduction :

Dans l’ensemble, le nombre d’animaux utilisé a été réduit à son minimum sans compromettre les objectifs du projet et la significativité statistique des expérimentations. Il a été évalué pour 2 ans à 80 souris. Pour la procédure, des groupes de 10 souris/lot ont été calculés pour répondre à l’objectif. Les analyses se feront avec des statistiques classiquement décrites pour les études vaccinales.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

– Les injections et prelèvements seront réalisés sous anesthésie. Après chaque anesthésie, le bon réveil des souris sera vérifié (mouvement de la souris, comportement, prise de boisson ou de nourriture) avant de les renvoyer dans leur pièce d’hébergement. – Le suivi des animaux après chaque étape des procédures comprend : la réalisation d’une pesée de l’animal et l’observation de l’activité/comportement (isolement, dos vouté, etc…), des modifications physiques (inflammation/rougeur au niveau des sites d’administration : gueule/langue, museau ou abdomen). En complément, une prise de la température de l’animal sera effectuée chaque semaine. En cas de variation importante de la température, une nouvelle mesure sera effectuée toutes les 24h et des moyens seront mis en œuvre pour la rétablir (anti-inflammatoire, armoire chauffante). – En cas de perte de poids importante, de la nourriture se mise à disposition au sol dans la cage. – En cas de lésion cutanée, une pommade nettoyante et cicatrisante sera appliquée sur la zone et si besoin un isolement de l’animal sera effectué.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Nous utiliserons des souris qui sont un modèle très adapté aux études de l’immunité car il existe beaucoup d’outils biologiques d’analyses de la réponse immunitaire chez la souris, qui est bien caractérisée. Les souris seront utilisées à partir de 10 semaines de vie (ce qui correspond à un jeune adulte avec une système immunitaire mature) ou entre à partir de 16 mois (ce qui correspond à une population âgée) afin de comparer l’efficacité du vaccin à deux âges différents. De plus, la lignée choisie présente des caractéristiques immunitaires proches de l’humain. Cette faculté est primordiale pour l’analyse de candidat vaccin. Ces modèles sont essentiels avant de passer à des animaux plus pertinents et proche de l’humain dans un contexte d’infection viral, tel que le primate non humain.