
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 28/08/2024
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-246215)
Une pince prélève un fragment de cartilage dans l’oreille de 7 500 porcelets, le jour de leur naissance, juste après la pose de la boucle d’identification réglementaire. Ces procédures sont classées en souffrance légère, les porcelets sont tous maintenus en vie et élevés ensuite en agriculture biologique, et 750 d’entre eux sont réutilisés dans d’autres projets. Tous les porcelets nés dans la station sont biopsiés, environ 1 500 par an pendant cinq ans, les échantillons étant stockés pour des analyses parfois réalisées bien après la mort de l’animal. Le porteur décrit l’oreille comme « pas ou très peu innervée » et présente la biopsie comme un raffinement par rapport à la prise de sang ou à la coupe de la queue, tout en reconnaissant un inconfort, « voire une douleur momentanée et légère ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Prélever et stocker de l’ADN des animaux expérimentaux est un enjeu prioritaire pour une station expérimentale en génétique animale Les projets de génétique et génomique nécessitent l’accès à des échantillons d’ADN pour vérifier les paternités d’une part , mettre en relation les caractéristiques mesurées sur les animaux et leurs caractéristiques génétiques. L’accès à la molécule d’ADN, véritable carte d’identité de l’animal, requiert un prélèvement de tissu puisque la molécule d’ADN se trouve dans chaque noyau de chaque cellule de l’animal. Actuellement nous prélevons du sang pour obtenir de l’ADN. Ici nous proposons une alternative de Raffinement via le prélèvement d’un échantillon d’oreille qui est moins invasif (l’oreille n’est pas ou très peu innervée car il s’agit principalement de cartilage) et qui requiert une très courte contention de l’animal. La technologie actuelle ne permet pas un prélèvement lors du bouclage d’identification réglementaire. Il s’agit donc d’utiliser une pince commercialisée pour les éleveurs et adaptée au porc, qui permet une micro biopsie et le stockage immédiat dans le tube de conservation; nous souhaitons généraliser son utilisation. Ce processus, déjà mis en place dans d’autres espèces d’élevage, permettra ainsi de récupérer des échantillons d’ADN dans le respect des règles de bien-être animal . Après la biopsie, les porcelets retrouvent leurs mères pour être élevés dans un élevage conduit en Agriculture biologique.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permettra de collecter pour conserver de l’ADN en limitant la contention. La biopsie et le prélèvement sont instantanés, aussi rapide que le bouclage. Ils exigent une contention minimale, à l’inverse prise de sang ou coupe de queue nécessitent une contention de plusieurs secondes.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Tous les porcelets vigiles seront soumis à une biopsie de cartilage, à la suite de l’identification réglementaire à un jour d’âge. cette biopsie est immédiate , elle dure moins d’ une seconde.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Un inconfort lors de la biopsie , voire une douleur momentanée et légère est possible.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les porcelets sont maintenus en vie suite à la biopsie puis élevés en conditions d’élevage biologique. 750 d’entre eux seront réutilisés dans des projets sans lien avec la biopsie.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Nous ne pouvons remplacer l’objet étant de réaliser des prélèvements de cartilage auriculaire chez le porc afin d’obtenir une identification génétique des animaux.
2. Réduction
Tous les porcs qui naissent sont prélevés et l’échantillon est stocké pour des analyses ultérieures parfois bien après la mort de l’animal . En moyenne 1500 porcelets naissent par an, sur la durée du projet de 5 ans, 7500 biopsies seront réalisées
3. Raffinement
Le protocole en lui-même est un raffinement des pratiques d’élevage , la biopsie est une alternative à la caudectomie ou à la prise de sang.Ce protocole sera mené dans un dispositif biologique où les surfaces d’hébergement sont doublées par rapport à la réglementation élevage. Les animaux sont hébergés sur de larges litières de paille et ont accès à des jardins d’hiver (courettes partiellement découvertes). Les surfaces d’élevage de 2,3 mètre carré minimum par porc en croissance sont supérieures à celles exigées en expérimentation animale. Les porcs sont alimentés et abreuvés à volonté. Les porcs sont surveillés quotidiennement (enregistrement quotidien sur application dédiée selon les principes d’un bon environnement, d’une bonne alimentation, d’une bonne santé et d’un bon comportement) et des mesures décidées en amont sont prises en cas d’atteintes des points limites liés à la biopsie.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le projet vise à collecter des échantillons pour extraction d’ADN de nos porcs nés en station expérimentale Les prélèvements seront effectués à la naissance, jusqu’à 24 heure d’âge, immédiatement après l’identification réglementaire. Ils sont déjà manipulés à ce moment là.