
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 10/10/2024
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-120370)
Réutilisées pour la ponte tous les quatre à six mois, soit dix à quinze fois au cours du projet, 150 xénopes femelles reçoivent deux injections d’hormone HCG dans les sacs lymphatiques du dos, sur animal vigile, dans des procédures déclarées d’un niveau de souffrance léger. Elles retournent ensuite à l’animalerie aquatique, et celles qui ne répondent plus à la stimulation après trois essais successifs sont tuées et remplacées. Les œufs pondus servent à étudier les fonctions embryonnaires de la voie purinergique, les embryons étant partagés entre plusieurs équipes de recherche. Sur les 3R, le porteur écrit que la règle « est surtout applicable au nombre d’animaux utilisés » et que les possibilités de raffinement sont « très limitées », l’enrichissement se réduisant à des sections de tube en PVC.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le projet a pour objectif l’étude des fonctions embryonnaires de la voie purinergique, qui fait intervenir les purines extracellulaires, telles que l’ATP, ADP et adénosine. Leurs actions sur les cellules nécessitent un grand nombre d’acteurs (tels que des récepteurs). Cette voie de signalisation constitue un système de communication cellule-cellule universel et régule la physiologie de nombreux organes, tels que les systèmes neural (central et périphérique) et rénal. Elle est aussi impliquée dans de nombreuses conditions pathologiques neurologiques mais aussi rénales et les différents acteurs de cette voie sont devenus des cibles thérapeutiques pour un grand nombre de maladies. Toutefois, les fonctions de cette voie lors de l’embryogénèse demeurent moins comprises, notamment car peu d’études se sont penchées sur le rôle de cette voie de signalisation dans un contexte in vivo. Nous avons montré que les acteurs de cette voie sont exprimés lors de l’embryogénèse et que la mise en place du rein et de l’oeil est controlée par cette voie de signalisation. Les objectifs de ce projet sont d’étudier les fonctions de cette voie dans un contexte embryonnaire, dans l’embryon de l’amphibien xénope, et d’établir les fonctions de la voie de ces purines au cours de l’embryogénèse.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
D’un point de vue fondamental, ce projet devrait permettre d’élucider les fonctions de la voie purinergique dans un contexte in vivo, notammentes mécanismes cellulaires et moléculaires impliqués lors du développement d’un embryon d’un vertébré. mais également d’un point de vue appliqué afin de mieux appréhender les mécanismes dérégulés dans les conditions pathophysiologiques.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux femelles X.laevis recevront deux injections d’hormones HCG dans leur sacs lymphatiques dorsaux. Cesinjections seront faites sur animal vigile. Cette procédure dure environ une minute.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les effets indésirables sont du stress léger du à l’injection sous-cutanée et à la contention de l’animal durant celle-ci. La quantité d’ovocytes pondus suite à la stimulation hormonale correspond à un nombre d’ovocytes pondus dans le milieu naturel par les femelles. Les animaux adultes femelles sont réutilisées (tous les 4 à 6 mois) pour la ponte d’ovocytes, ce qui est inférieur au nombre de pontes dans le milieu naturel (jusqu’à 4 par année). Chaque femelle sera utilisée 2 fois (maximum 3 fois) par année, soit 10 à 15 fois au cours du projet.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux adultes femelles apres stimulation et ponte sont remises dans l’animalerie aquatique et sont re-utilisées pour la ponte tous les 6 mois (4 mois minimum). En cas de non réponse (3 fois successives) à la stimulation hormonale, les animaux peuvent etre euthanasiées et devront etre remplacées si besoin.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La regle des 3R esr surtout applicable au nombre d’animaux utilisés. Il est clair que l’étude des fonctions embryonnaires de voies de signalisation requiert de pouvoir analyser les processus cellulaires et moléculaires impliqués dans un contexte in vivo, et que l’embryon ne peut pas être remplacé.
2. Réduction
Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés pour les expériences, nous faisons en sorte de partager les embryons qui sont très nombreux entre les chercheurs de différentes équipes de recherche travaillant avec ce modèle . Une femelle de Xénope peut pondre plusieurs milliers d’œufs, ce qui permet d’obtenir assez d’embryons plusieurs expériences. 2 journées de poonte sont prévues par semaine d’experimentations.
3. Raffinement
Les possibilités de raffiner les protocoles utilisés sont très limitées. Un programme d’enrichissement a été mis en place dans l’animalerie qui permet aux animaux de bénéficier d’un environnement mimant un habitat naturel (abris constitués de section de tubes PVC).
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
L’embryon de Xénope est un modèle classique d’étude de voie de signalisation complexe au cours de l’embryogénèse de par ses nombreux avantages biologiques : progéniture importante, taille des embryons, développement externe et température dépendant, résistance aux manipulations (micro-injections). De plus, les progrès technologiques permettent d’effectuer facielemnt et rapidement des expériences de perte et gain de fonction. Les animaux males et femelles sont utilisés à l’age adulte, apres acquisition de leur maturite sexuelle.