Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Un morceau du bout de la queue est coupé sur chaque souris, entre sept et dix jours d’âge, pour l’identifier génétiquement. 7 500 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, et certaines subissent en plus cinq jours consécutifs de gavage sous contention pour activer une modification génétique. Leur sort dépend du résultat du génotypage, entre affectation à un autre projet de recherche, conservation pour l’entretien des lignées, et mise à mort quand leurs caractéristiques ne correspondent à aucun besoin scientifique. Le porteur qualifie le prélèvement de queue d' »indispensable » et présente l’effectif de 7 500 comme une estimation calquée sur les prélèvements réalisés en 2022 et 2023, sans autre justification.

NTS-FR-871464v1
Types de recherche
· Maintien des lignées génétiquement modifiées · Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système urogénital · Troubles urogénitaux ·
Mots-clés
animaux génétiquement modifiés, modèles murins, génotypage, prélèvements de tissus, induction
Souris : 7500

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le laboratoire travaille sur les cellules souches germinales (cellules à l’origine des gamètes) afin de mieux comprendre les mécanismes moléculaires régulant l’autorenouvellement de ces cellules. Ces travaux ont pour but d’améliorer les connaissances sur les problèmes de fertilité et de contribuer au développement de thérapies à partir de ces cellules. Ce projet nécessite le développement et l’utilisation de modèles murins génétiquement modifiés, il a donc pour objectif d’identifier et de caractériser génétiquement ces animaux. Chaque animal sera caractérisé par génotypage sur un prélèvement de tissus au bout de la queue. Cette demande d’autorisation de projet de génotypage se justifie par la nécessité de : – sélectionner les animaux d’intérêt; – sélectionner les animaux pour le maintien des lignées ; – sélectionner les animaux pour les prélèvements d’organes ou de tissus post mortem Ce projet nous permettra également d’étudier l’inactivation de la fonction de gènes d’intérêts grâce à des animaux modèles conditionnel inductibles.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus de la procédure de prélèvement de tissus pour le génotypage sont de permettre la caractérisation génétique des lignées, afin de fournir les animaux d’intérêt pour le projet scientifique présenté et pour optimiser la gestion des élevages. Ce projet nous permettra également d’étudier l’inactivation de la fonction de gènes d’intérêts grâce à des animaux modèles conditionnel inductibles.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Un prélèvement rapide de tissus au bout de la queue (environ 10 secondes) est réalisé pour réaliser le génotypage. Dans les cas extrêmement rares où l’analyse génétique du prélèvement n’a pu aboutir, un deuxième prélèvement pourra être envisagé (biopsie sur poils – durée : environ 10 secondes). L’induction des modèles murins conditionnels se fait par contention et gavage (durée : environ 1 minute) pendant 5 jours consécutifs.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les prélèvements de tissus de queue sont des gestes qui provoquent une douleur légère. L’animal est maintenu en contention (pour qu’il ne bouge pas) pendant le prélèvement, ce qui représente une source de stress. Les effets indésirables lors de l’induction des modèles murins conditionnels sont le stress et l’inconfort dus à la contention et au gavage.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

selon les résultats du génotypage : – ils sont sélectionnés pour un projet de recherche (inclus dans d’autres demandes d’autorisation de projet) ; – ils sont conservés pour l’entretien des lignées ; – ils sont euthanasiés pour des prélèvements de tissus post mortem pour des études ne nécessitant pas de demande d’autorisation de projet ; – ils sont euthanasiés si leurs caractéristiques ne répondent pas aux besoins des projets scientifiques et si aucune autre utilisation n’est possible.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’existe à ce jour pas de méthodes aussi performantes que le prélèvement de tissus de queue pour réaliser le génotypage des souris, étape indispensable pour identifier génétiquement les animaux nécessaires aux expérimentations et entretenir les lignées.

2. Réduction

3R / Réduction :

La production d’animaux sera adaptée en fonction des besoins du projet scientifiques. Un nombre adéquat d’accouplements d’animaux avec les génotypes nécessaires sera mis en place dans le but d’obtenir les lots d’animaux aux génotypes recherchés pour les expérimentations, ou les animaux nécessaires à l’entretien et au maintien des lignées. Le nombre d’animaux prévu pour ce projet est une estimation prospective basée sur le nombre de prélèvements invasifs qui ont été réalisés en 2022 et 2023. Les stratégies scientifiques et les élevages ne devraient pas évoluer de façon importante sur les années à venir. Nous utiliserons dès que possible des schéma d’accouplement ne nécessitant pas ou peu de génotypage et ainsi que des accouplements optimisés pour produire un maximum d’animaux au(x) génotype(s) recherché(s).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les prélèvements de tissus sont réalisés par un personnel expérimenté. La parfaite maîtrise du geste par les agents qualifiés permet de réduire l’inconfort et le stress ressentis par l’animal. Elles sont réalisées avec du matériel adapté permettant un geste rapide et précis. Une fois le prélèvement effectué l’animal est remis dans sa cage, il est observé pour vérifier qu’il se déplace correctement et qu’aucun signe de souffrance ou de détresse n’est visible. En cas de mauvaise reprise de l’activité, ce qui constitue le principal point limite, il est identifié et l’animal sera pris en charge. Il est ensuite surveillé lors d’observations quotidiennes pour s’assurer notamment de la bonne cicatrisation. Les gavages sont effectués par des gestes précis, rapides et standardisés. C’est pourquoi des actions supplémentaires qui apporteraient des nuisances additionnelles sur les animaux, non recherchées ne sont pas envisagées.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les modèles murins génétiquement modifiés sont très utilisés pour comprendre des pathologies humaines car les outils pour générer ces modèles sont bien connus et très efficaces. Le temps de génération d’une lignée est court (3 mois) et son élevage simple, ce qui représentent des atouts importants pour le déroulement des expérimentations Les prélèvements ont lieu le plus précocement possibles, sur des animaux âgés entre 7 à 10 jours. Les inductions au tamoxifen seront sur des nouveaux nés (entre 3j et 10 j), ainsi que sur des animaux adultes (entre 2 et 4 mois) en fonction des études.