Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Élever et sélectionner des souris privées de défenses immunitaires, pour les faire entrer ensuite dans d’autres projets, doit conduire à en utiliser jusqu’à 47 400, réparties sur 37 lignées. Le niveau de souffrance déclaré est léger, chaque animal étant tatoué aux phalanges et soumis à une biopsie de l’oreille. Le porteur affirme que l’immunodéficience « ne se déclare pas » dans ces conditions d’hébergement, et que cet élevage est « indispensable » pour obtenir les souris utilisées ensuite dans les projets de recherche. Les reproducteurs sont tués après six mois, les hétérozygotes excédentaires le sont après génotypage, une partie servant à l’entraînement du personnel aux gestes techniques ou à des mises au point hors protocole, et 500 animaux sont réutilisés.

NTS-FR-178962v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
immunité innée, élevage, génotypage, phénotype dommageable
Souris : 47400

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’immunité innée est l’ensemble des mécanismes de première ligne qui permet de se défendre contre les infections. Pourtant, nous comprenons encore mal l’immunité innée dans les infections, les maladies autoinflammatoires (dans lesquelles le système immunitaire innée attaque l’organisme humain) et des maladies complexes dans lequel cette immunité innée peut jouer un rôle (par exemple le diabète). L’étude de l’immunité innée dans les modèles murins nécessite de générer diverses souris qui sont immunodéficientes (et donc plus sensibles aux infections). L’objectif de ce projet est de générer ces animaux qui seront ensuite utilisés dans des projets de recherche portant sur l’immunité innée dans les maladies à composante inflammatoire et les infections bactériennes. Ce projet ne concerne que la gestion (élevage, reproduction et sélection) des différentes lignées de souris, l’ensemble des projets expérimentaux menés sur ces animaux est validé en parallèle. Ce projet couvre la production d’animaux à phénotype dommageable de 37 lignées et nécessite l’utilisation de 47400 souris au maximum.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra à court terme de générer les animaux qui rentreront ensuite dans différents projets de recherche ayant pour objectifs de mieux comprendre les voies de l’immunité innée dans les maladies à composante inflammatoire et dans les infections bactériennes. A moyen terme, cela pourrait déboucher sur de nouveaux traitements.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris seront tatouées au niveau des phalanges et soumises à une biopsie sur l’oreille. Une seule intervention de chaque type d’une durée de moins de 5 secondes sera réalisée par animal.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les souris ont un phénotype dommageable (immunodéficience) mais qui ne se déclarera pas dans les conditions d’hébergement et de reproduction décrites.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les reproducteurs seront mis à mort à la fin de la période de reproduction (6 mois de reproduction). Les animaux de géntoype non pertinents (hétérozygotes) seront mis à mort suite au génotypage à l’exception des animaux qui seront prélevés pour renouveler l’élevage tous les 6 mois. Les animaux hétérozygotes seront très largement excédentaires par rapport aux animaux KO et WT et n’étant pas d’un génotype intéressant ne pourront pas être réutilisés. Les animaux de géntoype pertinents (sauvage ou muté) seront réutilisés dans les protocoles validés par le ministère sur ces lignées. Certains des animaux de génotype non désiré (la plupart des hétérozygotes) sont utilisés pour l’entraînement des utilisateurs aux gestes techniques sur animaux (dans le cadre d’une DAP portée par notre animalerie et validée par le ministère). Certains animaux de génotype non désiré sont utilisés hors protocole pour des prélèvements post-mortem permettant la mise au point et l’optimisation des expériences (par exemple, mise au point des immuno-marquages multiparamétriques sur des suspensions cellulaires de rate).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’élevage de ces souris est indispensable pour générer les souris qui seront utilisées dans les projets de recherche.

2. Réduction

3R / Réduction :

Des calculs d’effectifs ont permis d’établir le nombre minimal d’animaux à phénotype dommageable par lignée nécessaire pour permettre de réaliser les différents projets de cette thématique. La dimension de l’élevage sera dynamiquement évaluée pour prendre en compte l’objectif de réduction et s’adapter aux besoins des projets (notamment une réduction de l’élevage dans les phases de diminution des besoins des projets).

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux sont hébergés dans des cagées à portoirs ventilés et manipulés par un personel expérimenté en conditions stériles. Le phénotype dommageable (immunodéficience) ne se déclare pas lorsque les souris sont élevées dans ces conditions. Le phénotype dommageable (immunodéficience) ne se déclare pas lorsque les souris sont élevées dans ces conditions. La plupart de ces souris est hébergée dans notre animalerie depuis plus de 5 ans avec une observation quotidienne, nous avons donc le recul nécessaire pour affirmer que le phénotype d’immunodéficience sur les gènes de l’immunité innée considérés n’est pas dommageable en condition d’élevage classiques (c’est à dire sans pathogènes) mais requiert des conditions d’infections controlées pour s’exprimer expérimentalement.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Du fait de leur similarité avec l’homme en terme de génétique, d’anatomie et de physiologie, la souris représente un modèle expérimental privilégié pour l’étude des réponses immunitaires et des réponses inflammatoires observées lors des maladies à composantes inflammatoires et des infections bactériennes. Des souris âgées de plus de 6 semaines et de moins de 12 mois seront utilisées pour la reproduction du fait de leur maturité sexuelle et avant la décroissance de la fertilité.