
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 01/04/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-735525)
1 080 souris vont être utilisées dans le premier volet du projet, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Anesthésiées pour la greffe d’un fragment tumoral pancréatique, elles reçoivent une chimiothérapie deux fois par semaine pendant quatre semaines, une radiothérapie quotidienne pendant cinq jours, et cinq séances d’IRM d’une heure trente. Le bénéfice avancé tient à des marqueurs d’imagerie que le porteur juge « facilement transposables » en clinique, quand la perte de poids et la croissance tumorale sont, elles, décrites comme attendues. Il affirme qu’aucun modèle in vitro ne reproduit la complexité du milieu tumoral, et compte l’IRM comme une réduction puisqu’elle évite de tuer des souris à chaque temps d’imagerie.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le cancer du pancréas est un cancer digestif diagnostiqué à un stade avancé avec un des plus mauvais pronostics, moins de 8% des patients survivent au-delà de 5 ans. Au moment du diagnostic, 80% des patients ont déjà des métastases, rendant la chirurgie impossible. Actuellement, très peu de thérapies sont proposées. La réponse tumorale aux traitements existants reste très difficile à évaluer en clinique par manque de biomarqueurs. De plus, ce cancer résiste à la chimiothérapie et à la radiothérapie. Ces échecs peuvent être expliqués par les caractéristiques de la maladie ainsi que par le manque de biomarqueur permettant la sélection des patients traités. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est un outil permettant l’acquisition d’images anatomiques in vivo de haute résolution, mais également d’images fonctionnelles. La combinaison de nouvelles modalités IRM a permis l’élaboration de nouveaux biomarqueurs en imagerie pour la caractérisation tumorale. Ce projet vise à étudier l’efficacité de l’association de chimiothérapies suivie par de la radiothérapie externe in vivo grâce à l’utilisation de ces nouveaux biomarqueurs en imagerie. Ce projet se déroulera sur deux établissements utilisateurs: EU1 et EU2.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Il s’agit d’étudier in vivo les modifications biophysiques des tumeurs mesurées par IRM dues aux différents traitements étudiés dans ce projet. Il s’agira, in fine, de pouvoir évaluer quel traitement sera le plus efficace selon les paramètres biophysiques initiaux de la tumeur, ainsi que d’évaluer rapidement l’efficacité du traitement. Dans les études cliniques, ces techniques IRM seront facilement transposables,
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront anesthésiés en vue d’une greffe tumorale puis traités par chimiothérapie et radiothérapie (EU1). Durée de la greffe : 2 minutes Durée de la chimiothérapie : injection IP d’environ 1 min, 2 fois par semaine pendant 4 semaines. Durée de la radiothérapie : 5 minutes/jour pendant 5 jours. Durée des injections d’anesthésiant et d’agent de contraste : inférieure à 1 min. Les souris seront suivies 5 fois par IRM sous anesthésie d’1h30 (avant, pendant et après le traitement) (EU2).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Effets indésirables direct: – douleur associée à une injection ou implantation d’un fragment tumoral – douleur associée à une injection intraveineuse et Intra péritonéale. – stress occasionné par le transport des souris entre les 2 sites. Effets indésirables indirects conséquence des produits injectés: – croissance tumorale – perte de poids. Les nuisances qui pourront être engendrées par la croissance tumorale chez ces animaux seront parfaitement surveillées et maîtrisées afin de limiter toute souffrance animale.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
A l’issue des procédures expérimentales les animaux seront euthanasiés et les tumeurs seront analysées
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Il n’existe pas de modèles in vitro reproduisant la complexité du milieu tumoral et permettant de déterminer l’efficacité thérapeutique par imagerie IRM.
2. Réduction
Le nombre d’animaux sera réduit au maximum tout en conservant une puissance statistique suffisante pour le traitement du résultat. L’utilisation de l’IRM pour le suivi de la réponse au traitement de manière non invasive, nous permet de réduire le nombre d’animaux utilisés dans les protocoles expérimentaux puisqu’il n’y a pas d’euthanasie à chaque temps d’imagerie.
3. Raffinement
La première mesure prise afin de limiter le stress chez nos animaux est une semaine de stabulation à leur arrivée sur les sites. Ceci afin de les habituer à leurs nouvelles conditions d’hébergement. Les conditions d’entretien de manipulation des animaux permettent de les protéger via les équipements et procédures de travail d’une contamination par des pathogènes ou opportunistes. Ensuite les procédures expérimentales seront uniquement réalisées par des ingénieurs expérimentés. De plus, celui-ci avec l’aide de l’équipe gérant la zone surveilleront quotidiennement les animaux. De nombreux critères ont été mis en place afin d’évaluer toute forme de détresse chez les animaux qui entraineront l’arrêt de la procédure si nécéssaire.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Pour l’évaluation de cancers d’origine humaine, il est indispensable d’utiliser des animaux immunodéprimés, et la souris présente de nombreux modèles adaptés, notamment les souris athymiques nudes. L’étude de l’effet des thérapies des modèles possédant un système immunitaire demande l’utilisation de souris immunocompétentes greffées avec une tumeur murine. Age 6 semaines, âge ou l’on observe une forte incidence de prise de greffe.