Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Inoculées du virus de l’herpès à la lèvre sous anesthésie, gardées un mois le temps que l’infection devienne latente, puis exposées jusqu’à sept fois à une chaleur de 43 °C pendant douze minutes pour simuler une fièvre, 1 488 souris vont être utilisées dans des procédures allant d’un niveau de souffrance léger à sévère. Environ 30 % d’entre elles développent une agitation permanente, une prostration, des troubles de la marche et des vocalisations spontanées ou déclenchées par le toucher, signes d’une évolution mortelle. Des lésions vésiculo-croûteuses et des lésions oculaires apparaissent au fil de l’infection. Toutes sont tuées pour prélever les ganglions trigéminés où le virus s’installe.

NTS-FR-151664v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire ·
Mots-clés
immunité, latence, HSV1, virus, reactivation
Souris : 1488

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le HSV-1, un virus entraînant des problèmes oculaires graves, peut se réactiver après une première infection et causer des lésions aux yeux. Actuellement, aucun vaccin ne peut l’empêcher de se réactiver complètement. Notre recherche vise à comprendre comment le système immunitaire peut bloquer cette réactivation du virus pour éviter ces dommages oculaires. Nous utilisons des modèles animaux pour explorer les moyens d’empêcher le virus de redevenir actif et ainsi prévenir ces problèmes de santé graves. Objectif 1 : Découvrir comment le système de défense du corps empêche la maladie grave et limite la réapparition du virus. Objectif 2 : Comprendre les détails biologiques d’une méthode qui protège contre la maladie grave et empêche le virus de se réactiver.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Compréhension accrue du virus HSV-1 : Il pourrait aider à mieux comprendre comment le système immunitaire contrôle ce virus spécifique, le HSV-1, ce qui pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de traitement. Développement de nouvelles stratégies de prévention : En comprenant les mécanismes qui empêchent la réactivation du virus, il pourrait permettre le développement de nouvelles méthodes pour prévenir les récidives et les dommages oculaires associés. Potentielles avancées dans la recherche de vaccins : Les connaissances acquises pourraient également contribuer à la recherche de vaccins plus efficaces contre le HSV-1, qui pourrait à terme réduire les cas de maladies oculaires graves associées à ce virus. Amélioration des soins de santé : En réduisant les réactivations du HSV-1 et les complications oculaires qui en découlent, cela pourrait améliorer la qualité de vie des personnes touchées et potentiellement réduire les coûts des soins de santé liés à ces complications.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Aucun prélèvement n’est effectué sur des animaux conscients et aucune intervention chirurgicale n’est effectuée. Infection labiale : Les animaux seront soumis à une procédure d’inoculation virale , sous anesthésie générale de courte durée (20-30 min). Ils seront surveillés quotidiennement pour l’apparition de signes de maladie et traités avec un analgésique jusqu’à la fin de l’infection virale aiguë. Certaines souris recevront un vaccin avant l’infection, et d’autres recevront une injection d’anticorps pour inhiber des réponses immunitaires spécifiques avant l’infection, durée 30 secondes par injection. Les animaux seront hébergés pendant un mois pour permettre à la phase latente de l’infection de s’établir. Simulation de fièvre : Pour induire une réactivation du HSV-1, les souris seront exposées à une chaleur de 43°C pendant 12min afin de simuler une fièvre de manière non invasive. Elles seront ensuite surveillées, séchées et ramenées à une température normale pendant 30 minutes après la simulation de fièvre. Cette procédure sera répétée jusqu’à induction d’une réactivation des réservoirs HSV-1 (7 fois au maximum).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets indésirables qui peuvent parfois se développer: aspect ébouriffé du pelage, perte de poids, augmentation de la fréquence respiratoire, lésions vésiculo-croûteuses au site d’injection, lésions herpétique oculaires ). Chez environ 30 % des animaux, des signes d’évolution vers une maladie plus sévère (agitation permanente, prostration et/ou troubles de la mobilité gênant la marche, et perte de poids, vocalisation spontanée ou déclenchée par le toucher) peuvent se développer indiquer une évolution fatale de la maladie. Si les mesures visant à éviter l’hypothermie après une hyperthermie ne sont pas suivies, un décès par hypothermie pourrait survenir.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les souris seront euthanasiées pour prélèvement des ganglions trigémineaux où prend place l’infection latente et pour évaluer la capacité de réactivation du virus.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Cette étude se concentre spécifiquement sur les interactions entre HSV-1 et le système immunitaire de l’hôte aux sites spécifiques de d’infection (ganglion trigéminés). Les modèles animaux sont essentiels pour ces expériences, en raison des interactions immunitaires entre le virus et l’hôte qui ne peuvent pas être modélisées in vitro de façon satisfaisante. Cependant, lorsque cela est possible, nous utilisons des tests in vitro ou ex vivo pour remplacer les animaux. Par exemple, les tests de réactivation virale sont effectués lorsque cela est possible pour remplacer les expériences in vivo.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous tirons parti de notre connaissance approfondie du modèle, et des calculs statistiques (de puissance) qui permettent de définir le nombre minimal d’animaux requis pour obtenir des résultats significatifs, et ainsi réduire au minimum le nombre total d’animaux utilisés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront gardés en observation entre 3 et 7 jours après leur arrivée dans l’animalerie, afin de leur permettre de s’acclimater à l’environnement. Au cours des expérimentations, un suivi clinique détaillé est effectué quotidiennement pendant la phase aiguë lorsque la maladie survient, afin de détecter tout signe de maladie et de souffrance, et avec un accès illimité à la nourriture et aux boissons. Si un point limite apparaît, les animaux seront euthanasiés dans les plus brefs délais. De plus, les manipulations sont limitées au strict nécessaire, avec des techniques réalisées sous anesthésie générale et analgésie pour la prise en charge des symptômes liés à l’infection.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les humains sont les seuls hôtes naturels du virus de l’herpès simplex de type 1 (HSV-1, virus de l’herpès). Cependant, certaines souris peuvent également montrer des signes de rétablissement suite à une infection aiguë au HSV-1, tout en développant une infection latente à long terme, similaire à ce qui se produit lors d’une infection chez l’homme (présence de génomes viraux et absence de production de particules virales, mais avec la capacité de se réactiver à l’avenir). De plus, la réponse immunitaire est comparable à celle observée chez l’homme. Comme les souris sont aussi de petits mammifères, elles constituent un modèle idéal pour étudier les interactions entre le système immunitaire des mammifères et le virus HSV-1 sur l’histoire naturelle de l’infection. L’âge des souris dans notre modèle est une variable importante que nous pouvons contrôler, nous infectons à 6 semaines d’âge, car après 6 semaines, les souris commencent à développer une résistance naturelle.