
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 01/07/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-881663)
Cinq à dix secondes de contention et l’extrémité de la queue coupée, parfois un second morceau prélevé à l’oreille : c’est ce que subissent 252 000 souris et 840 rats sur cinq ans. Les procédures sont déclarées d’un niveau de souffrance léger et le geste se pratique sur des animaux de cinq à dix jours, avant le sevrage. Il sert à lire leur patrimoine génétique et à garder ceux qui portent les mutations utiles aux travaux de l’institut sur les maladies du cerveau, les autres étant tués. Rien dans le résumé ne justifie ce total de 252 840 animaux, le porteur indiquant seulement que les accouplements sont « optimisés pour produire un maximum d’animaux avec des génotypes d’intérêt ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif direct du projet est de prélever du tissu de souris et de rats afin de caractériser génétiquement ces animaux pour des études de pathologies cérébrales.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Fournir des animaux aux génotypes d’intérêt pour les projets scientifiques (utilisation continue vers des DAP d’expérimentation) et caractériser génétiquement des lignées pour optimisation de la gestion des élevages.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Prélèvement de l’extrémité de la queue, 1 fois de durée 5-10 secondes. Exceptionnellement, un deuxième prélèvement à l’oreille, 1 fois durée 10 secondes.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Douleur et stress légers de courte durée lors du prélèvement de tissu.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux du génotype d’intérêt sont utilisés dans les projets de recherche de l’Institut. Les animaux qui n’ont pas le bon génotype sont mis à mort.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Préalablement à l’expérimentatio animale des méthodes alternatives dont les cellules en culture et organoïdes on été utilisées. Néanmoins, ces modèles ne permettent pas d’étudier le cerveau dans sa globalité et en interaction avec d’autres organes.
2. Réduction
La production des souris génétiquement modifiées est basée sur les besoins expérimentaux établis de façon statistique. Les schémas d’accouplement sont optimisés pour produire un maximum d’animaux avec des génotypes d’intêret. Quand cela est possible nous utilisons des schémas d’accouplement ne nécessitant pas de génotypage. Les élevages des lignées non utilisées sont arrêtés.
3. Raffinement
La méthode utilisée est éprouvée, précise, rapide et standardisée ce qui limite les effets indésirables, le stress et la douleur. Les animaux sont maintenus dans des groupes sociaux dans un environnement enrichi et des points limites ont été mis en place pour éviter toute souffrance inutile.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est un modèle animal largement utilisé en recherche biomédicale en raison de sa facilité de manipulation, de la disponibilité d’un grand nombre de lignées génétiquement modifiées et des similarités avec l’homme, permettant des comparaisons pertinentes entre les deux espèces. Le rat aussi est une espèce proche de l’homme dont son intérêt comme modèle expérimental. Animaux de 5-10 jours jusqu’au sevrage ou à l’âge adulte si un second prélèvement est nécessaire.