
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 18/07/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-622249)
Fournir des ovocytes murins à des laboratoires académiques et à des clients privés mobilise 11 000 souris femelles, toutes tuées, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. La plupart ont trois semaines et n’ont pas encore de cycle ovarien, ce qui permet de programmer la collecte. Elles reçoivent deux injections hormonales de quinze secondes à quarante-huit heures d’intervalle, puis sont mises à mort pour qu’on prélève leurs ovocytes. Le porteur affirme qu’aucune méthode in vitro ou ex vivo ne produit d’ovocytes, et compte l’usage de femelles prépubères comme une réduction parce qu’il améliore le rapport entre femelles tuées et embryons obtenus.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les prestations de réimplantation pour production de souris transgénique, pour redérivation (adaptation au statut sanitaire de la zone de production de notre zootechnie de statut sans pathogène ni opportuniste) et pour cryoconservation d’une lignée nécessitent toutes des ovocytes. L’objectif du projet est d’obtenir un maximum d’ovocytes par femelle, afin de les cryoconserver ou de produire des embryons par accouplement naturel ou par fécondation in vitro (FIV), en vue de les modifier génétiquement, de les redériver (transfert des embryons vers une autre femelle) ou de les cryoconserver. Lorsque cela est possible, nous utilisons des femelles prépubères (âgées de 3 semaines), qui nécessitent une injection hormonale pour déclencher le cycle ovarien et pour obtenir un nombre plus élevé d’ovocytes. Quand seuls des femelles d’intérêt plus âgées sont disponibles, une injection d’hormone peut également être pratiquée pour ces mêmes raisons.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le bénéfice attendu est la production d’ovocytes ou d’embryons présentant les caractéristiques génétiques et le statut sanitaire souhaités. Cela permettrait l’élevage d’une lignée dans un statut compatible avec les zones d’élevage de notre zootechnie (de statut sans pathogène ni opportuniste) et/ ou la cryoconservation de cette lignée. Ces animaux sont généralement utilisés dans la recherche médicale que ce soit pour comprendre les mecanismes d’apparition d’une pathologie ou servie de modèle pour tester des thérapeutiques existantes (repositionnement) ou nouvelles.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux subissent 2 injections (durée 15 secondes) à 48h d’intervalle.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
L’injection hormonale peut provoquer un léger stress lors de la contention et une légère douleur passagère au point d’injection sans conséquences ultérieures.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux ayant reçu une stimulation hormonale pour produire plus d’ovocytes sont tous mis à mort pour pouvoir prélever les ovocytes.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La production d’ovocytes n’est possible qu’avec des femelles d’au moins 3 semaines ayant été stimulées (naturellement avec un male ou hormonalement) pour ovuler. Il n’existe pas de methode alternative (in vitro ou ex vivo) pour produire des ovocytes.
2. Réduction
Ce projet est en lien avec des prestations demandées par des utilisateurs académiques ou des clients privés. L’utilisation de femelles prépubères permet de réduire considérablement le nombre de femelles nécessaires pour obtenir le même nombre d’embryons. Ces femelles, n’ayant pas encore de cycle ovarien naturel, elles reçoivent des injections hormonales qui permettent de contrôler la libération des oocytes et de programmer la collecte des embryons aux stades de développement souhaités après accouplement. Cette méthode permet également d’augmenter le nombre de femelles ayant un accouplement productif, ce qui améliore le ratio femelles sacrifiées/embryons obtenus.
3. Raffinement
Auparavant, les injections hormonales étaient réalisées par voie intra-péritonéale. Cependant, afin de réduire les risques de perforation des organes associés à cette technique, la voie d’injection a été modifiée pour devenir sous-cutanée. Cette méthode permet également de limiter la durée et le stress liés à la contention des animaux. Les animaux sont logés dans des portoirs ventilés, en conformité avec les normes de la directive 2010/63/UE. Les cages sont enrichies avec des cylindres de cellulose et des igloos en carton. La préhension des animaux est effectuée en utilisant les nouvelles techniques de raffinement (tunnel, main en coupe). L’animal est surveillé et une grille de « scoring » est appliquée: ses critères principaux sont: le poids corporel et la taille; l’apparence physique, la posture et démarche, les signes cliniques, l’environnement (état de propreté de la cage par exemple), le comportement non provoqué et le comportement après stimulation. Ces critères sont notés de 0 à 3, 0 étant normal, 1 à surveiller attentivement, 2 soins si nécessaires et 3 mise à mort (grille complète en annexe). Par exemple : En cas de comportement inhabituel tel que la prostration, un pelage terne et hirsute, ou des signes de blessures infligées par d’autres animaux, l’individu concerné est isolé et reçoit une attention renforcée. Une perte de poids soudaine dépassant 20% du poids initial de l’animal est également surveillée. Si besoin des soins appropriés sont prodigués, incluant la désinfection des plaies ou un accès facilité à la nourriture si nécessaire. Si aucune amélioration n’est constatée malgré ces mesures, des décisions seront prises pour mettre fin à la vie de l’animal de la manière la plus humaine possible afin de prévenir toute souffrance inutile, en accord avec les principes des 3R.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les lignées hébergées au sein du service sont tous des modèles murins. Les procédures sont celles de prestations de services, les utilisateurs du service n’utilisent que le modèle murin. Dans la grande majorité des cas, les femelles sont utilisées à 3 semaines, soit avant leur puberté. Les femelles pré-pubères n’ont pas encore de cycle ovarien, les injections permettent de maîtriser la libération des oocytes par l’ovaire et de programmer la collecte des ovocytes non fertilisés ou des embryons aux stades de développement 1 à 2 cellules soit dans les 24 à 48h après accouplement. Dans de rares cas, les femelles sont plus âgées (si des femelles jeunes ne sont pas disponibles)