Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Pour tester des composés candidats contre l’arthrite rhumatoïde et l’arthrite psoriasique, 434 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue pour analyse des tissus. L’inflammation articulaire est provoquée par une injection intra-péritonéale ou par deux injections intradermiques espacées de dix-huit jours, suivies de traitements administrés par voie intraveineuse, sous-cutanée, orale ou topique, avec dépilation sous anesthésie. Raideur articulaire et douleur à la mobilisation sont attendues, et de la nourriture en gel est déposée dans la cage pour limiter les déplacements des souris arthritiques. Aucun antalgique ne leur sera administré, le porteur indiquant qu’il interférerait avec l’effet attendu des composés testés, la souffrance restant encadrée par une grille de score et un point limite.

NTS-FR-676471v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire · Système musculosquelettique ·
Mots-clés
arthrite rhumatoide, arthrite psoriasique, inflammation
Souris : 434

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les maladies inflammatoires ostéo-articulaires sont parmi les pathologies douloureuses et invalidantes les plus courantes et les plus répandues dans le monde, dont la prévalence devrait augmenter principalement en raison de l’augmentation de l’espérance de vie. Ces pathologies sont le plus souvent difficiles à repérer, mais peuvent avoir des répercussions sur l’état psychologique des personnes affectées par les douleurs chroniques qu’elles engendrent, et à plus long terme sur la vie professionnelle. On estime que 25 % des personnes atteintes d’ostéo-arthrite sont incapables d’accomplir leurs activités quotidiennes. De plus en plus de références indiquent maintenant que l’inflammation, locale et systémique, est à l’origine de dommages aux articulations et aux os. L’objectif du projet est d’évaluer la pharmacocinétique et l’efficacité thérapeutique de nouvelles thérapies dans le domaine des maladies inflammatoires ostéo-articulaires telles que l’arthrite psoriatique ou l’arthrite rhumatoide. Les propriétés immunomodulatrices, anti-inflammatoires et anti-fibrotiques de ces nouveaux composés seront évalués afin de pouvoir les considérer comme nouvelles modalités de thérapies dans le traitement des maladies inflammatoires ostéo-articulaires.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à évaluer l’efficacité de nouveaux outils thérapeutiques dans le contexte des pathologies inflammatoires ostéo-articulaires, telles que la polyarthrite rhumatoide ou la spondylarthrite ankylosante. L’objectif est d’analyser les effets des traitements candidats dans la résolution de la pathologie. Les résultats attendus pourraient avoir un impact direct sur la prise en charge des patients en offrant de nouvelles options thérapeutiques. Ces traitements pourraient non seulement réduire la douleur et l’inflammation, mais également prévenir la progression des lésions articulaires, améliorant ainsi la qualité de vie des patients. L’identification de traitements plus efficaces permettrait également de limiter la dépendance des patients aux traitements traditionnels, souvent lourds et invasifs.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris recevront une injection intra-péritonéale pour induire le modèle sur souris vigile (

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Ce projet, bien que conçu pour minimiser l’impact sur les animaux entraine des nuisances ou effets indésirables inhérents à la mise en œuvre de modèles d’arthrite psoriatique ou d’arthrite rhumatoide. Ces modèles peuvent entraîner une inflammation articulaire et des douleurs au niveau des membres. Les symptômes comprennent des signes cliniques dans ces modèles tels que la raideur articulaire et une douleur à la mobilisation. Chaque animal sera étroitement surveillé quotidiennement en aveugle tout au long de l’étude et leur état sera évalué d’après une grille de scores, selon des paramètres physiologiques, des critères d’apparence physique et de comportement général, afin d’intervenir tôt dans la prise de décision de la poursuite du protocole. Une grille de score est établie pour les deux modèles incluant un point limite pour chaque modèle. L’utilisation d’antalgiques n’est pas envisageable, elle interférerait avec l’effet attendu des outils thérapeutiques. Chez l’animal arthritique, nourriture et boisson seront apportées sous forme de gels placés dans la cage en cas de nécessité, afin de limiter les déplacements.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue de chaque procédure, les animaux seront mis à mort afin de prélever les tissus et réaliser des analyses ex vivo.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La recherche menée dans ce projet vise à développer des approches thérapeutiques innovantes pour traiter l’arthrite psoriatique et l’arthrite rhumatoïde. Les modèles in vitro et les simulations informatiques constituent des alternatives précieuses et seront exploitées dans les phases préliminaires. Ces méthodes contribueront à réduire le nombre d’animaux nécessaires en éliminant en amont les composés inefficaces ou potentiellement toxiques. Cependant, ces approches ne peuvent pas reproduire les processus biologiques complexes d’un organisme vivant, tels que les interactions immunologique ou l’inflammation ostéo-articulaire. Ce niveau de précision est indispensable pour garantir la robustesse et la transposabilité des résultats à un contexte clinique. Tous les efforts seront faits pour réduire leur nombre au strict minimum nécessaire et pour limiter leur inconfort par des soins appropriés et des critères d’arrêt clairs.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux prévu pour ce projet a été déterminé sur la base d’analyses statistiques rigoureuses. Le nombre d’animaux sera de 8 par groupe de traitement. Des pratiques spécifiques seront mises en œuvre tout au long du projet pour limiter le nombre d’animaux utilisés, sans compromettre les objectifs scientifiques : 1/ Études pilotes : Des expériences préliminaires seront réalisées sur un petit nombre d’animaux (24 pour la détermination des paramètres d’induction des modèles et 32 en incluant un traitement de référence pour chaque modèle) afin de tester la faisabilité des protocoles, valider les doses initiales des molécules et affiner les paramètres expérimentaux. Cela permettra d’optimiser les protocoles avant leur mise en œuvre à plus grande échelle. 2/ Modélisation informatique et études in vitro : Avant toute expérimentation in vivo, des approches in silico et des cultures cellulaires seront utilisées pour sélectionner les molécules ou formulations les plus prometteuses. Cette étape éliminera les composés inefficaces ou trop toxiques, réduisant ainsi les tests inutiles sur les animaux. 3/ Partage et réutilisation des tissus : Les prélèvements biologiques (sang, tissus, etc.) seront maximisés pour chaque animal afin de réaliser plusieurs analyses complémentaires. De plus, lorsque possible, les tissus prélevés pourront être partagés entre différentes études ou projets collaboratifs. 4/ Suivi longitudinal grâce à des techniques non invasives : L’utilisation de l’imagerie in vivo (bioluminescence, fluorescence) permettra de suivre l’inflammation au fil du temps, limitant la nécessité d’euthanasier des animaux à des points intermédiaires pour des analyses sanguines et histologiques. Les études seront conçues pour maximiser la qualité des données tout en limitant le nombre d’animaux : Les expériences pourront inclure des groupes de contrôle négatifs et positifs réduits, mais suffisamment représentatifs pour des comparaisons statistiquement valables. Une randomisation stricte des animaux dans les différents groupes sera appliquée pour minimiser les biais expérimentaux.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux seront observés quotidiennement afin de s’assurer de leur bien être (alimentation, boisson, comportement général, grille de scores spécifiques au protocole…). Un enrichissement dans la cage (igloo et carrés de coton) permettra d’améliorer leur environnement et leur confort d’hébergement. Dans le cadre de l’évaluation des seuils tactiles ou thermiques, les animaux seront apportés dans la salle d’expérimentation pour des séances d’habituation, se déroulant sur les deux journées consécutives précédent le début de la procédure. Durant ces sessions, les animaux seront mis en présence de l’expérimentateur et du matériel utilisé afin de les familiariser à cet environnement. Dans la mesure du possible, la même salle d’expérimentation sera utilisée tout au long de la procédure expérimentale. Leur poids sera évalué régulièrement, au minimum 3 fois/semaine, cette mesure aidera à déceler une quelconque souffrance et/ou détresse. L’utilisation d’analgésiques n’est pas réalisable sur ces modèles car apporterait un biais expérimental mais des points limites ont été définis afin de limiter la souffrance des animaux. Afin de limiter le stress et la douleur des animaux, les injections seront effectuées sur animaux anesthésiés. Approches de fin d’étude respectueuses : Utilisation de méthodes approuvées pour garantir une euthanasie rapide et sans douleur avec vérification systématique de l’absence de conscience avant toute analyse post-mortem. Maximisation des données par animal : Réalisation de multiples analyses sur les tissus collectés pour limiter le recours à des animaux supplémentaires. Tous les intervenants sont formés à l’expérimentation animale et aux techniques d’imagerie et standardisation des procédures pour garantir la reproductibilité des résultats et minimiser les variations entre opérateurs. Cette stratégie de raffinement vise à améliorer le bien-être animal à chaque étape du projet, tout en maximisant et fiabilisant les données obtenues par animal. Elle repose sur des techniques avancées, une gestion rigoureuse des conditions expérimentales, et une surveillance constante du bien-être des animaux.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris sont un modèle expérimental de choix pour l’étude des maladies inflammatoires comme l’arthrite rhumatoïde et psoriasique. Les souris possèdent un système immunitaire bien caractérisé et similaire à celui des humains, permettant une extrapolation pertinente des mécanismes immunologiques étudiés. La disponibilité de lignées consanguines facilite l’exploration des réponses immunitaires spécifiques et des mécanismes d’action des traitements testés. Elles permettent de reproduire les caractéristiques cliniques, histopathologiques et immunologiques de ces pathologies, facilitant l’étude des mécanismes sous-jacents et l’évaluation de traitements thérapeutiques. Les animaux seront utilisés au stade de jeunes adultes (~7-12 semaines) car il s’agit du stade auquel ils sont les plus susceptibles de fournir des résultats satisfaisants. En effet, il est bien établi dans la littérature que l’induction d’une inflammation menant au développement de maladies ostéo-articulaires chez des animaux jeunes adultes est efficace, fiable et reproductible. Dans le cas de notre étude, ce stade de développement est en parfaite adéquation avec la pathologie humaine, notamment en lien avec ses similarités physiologiques et moléculaires. De plus, il permet d’allier à la fois maturité sexuelle, hormonale et immunitaire. Ces modèles animaux sont ainsi adaptés aux études d’efficacité de nouveaux outils thérapeutiques. Il s’agit également du stade auquel les animaux sont les moins susceptibles de subir des dommages durables dans les conditions de la procédure expérimentale.