Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Les souris utilisées sont immunodéficientes par construction, pour que des cellules tumorales humaines greffées dans leur cerveau ne soient pas rejetées. 2 676 d’entre elles vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Selon les groupes, chaque souris subit une à trois implantations chirurgicales de trente minutes, tumeur puis lymphocytes T, et 1 341 d’entre elles reçoivent en plus jusqu’à vingt-cinq minutes de radiothérapie dans un second établissement. Toutes sont tuées à l’issue et leur cerveau prélevé pour des analyses histologiques, le porteur indiquant que le développement des tumeurs peut entraîner une perte de poids, de motricité et de sensibilité.

NTS-FR-883338v1
Types de recherche
· Cancers · Oncologie · Recherche appliquée · Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Tumeurs cérébrales, Radiothérapie, Immunothérapie, Hétérogénéité tumorale
Souris : 2676

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les gliomes de haut grade, en particulier le glioblastome, sont des tumeurs cérébrales particulièrement agressives pour lesquelles les options thérapeutiques restent limitées et souvent inefficaces à long terme. De nouvelles approches sont nécessaires pour améliorer le pronostic des patients atteints de ces cancers. Ce projet de recherche vise à étudier une stratégie combinée innovante associant deux traitements : -le transfert adoptif de Lymphocytes T (LT), une immunothérapie qui consiste à utiliser des cellules immunitaires pour cibler spécifiquement les cellules tumorales. -la radiothérapie (RT), utilisée en clinique mais dont les effets peuvent modifier le comportement des cellules du système immunitaire de manière favorable. Nous souhaitons déterminer si l’association de ces deux traitements permet une réponse antitumorale plus efficace que chacun des traitements pris isolément. Pour cela, des expériences seront réalisées chez la souris dans un modèle expérimental de gliome. L’objectif est d’analyser l’évolution de la tumeur, la réponse immunitaire associée à la radiothérapie, ainsi que la tolérance des traitements combinés. Ce projet utilise un nombre minimal d’animaux pour générer des résultats robustes, et respecte les règles éthiques strictes en vigueur. Il vise à générer des données utiles pour le développement de futurs traitements combinés contre les tumeurs cérébrales. Ce projet se déroulera sur 2 établissements utilisateurs différents (EU1 et EU2)

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à mieux comprendre l’hétérogénéité des gliomes de haut grade en étudiant la réponse des différentes sous-populations tumorales à une immunothérapie innovante combinée à la radiothérapie. Cette combinaison devrait améliorer l’efficacité du traitement en renforçant la destruction des cellules tumorales et en réduisant la récidive. Les lymphocytes T utilisés sont notamment connus pour avoir une efficacité accrue en présence de tumeurs irradiées. Ce projet favorisera également le développement de modèles précliniques de xénogreffes dérivés de patients plus représentatifs, essentiel à la validation de stratégies thérapeutiques personnalisées. Les résultats générés pourront guider la mise en place d’essais cliniques combinant ces traitements et contribuer à l’identification de biomarqueurs prédictifs d’efficacité, ouvrant la voie à une meilleure prise en charge des patients porteurs de gliomes de haut-grade. Enfin, notre approche permettra d’identifier les mécanismes de résistance et d’échappement tumoral, notamment dans les sous-populations les plus agressives souvent responsables des rechutes.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

66 animaux recevront une seule implantation tumorale (chirurgie + administrations sous-cutanés) (environ 30min, EU1). 936 animaux recevront une implantation tumorale (environ 30min, EU1), un protocole de radiothérapie (maximum 25min, EU2), puis une seconde implantation chirurgicale (LT, 30min, EU1). 864 aimaux recevront deux implantations tumorale (environ 30min, EU1). 405 animaux recevront une implantation tumorale (30 min, EU1), un protocole de radiothérapie (25min au maximum, EU2), puis enfin deux implantations de LT distantes (30 min x 2, EU1). 405 animaux recevront les mêmes procédures chirurgicales à l’exception de la RT, soit une implantation tumorale (environ 30min, EU1), suivie de deux implantations de LT distantes (30min, EU1).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les interventions chirurgicales peuvent induire des nuisances modérées à sévères de durées moyennes (quelques jours). Les animaux, en fonction de la procédure, auront une, deux ou trois répétitions de cette nuisance. Les injections réalisées au cours de ces chirurgies entraînent une douleur légère de courte durée. La manipulation des animaux pour l’induction de l’anesthésie, mais également les déplacements éventuels, peuvent engendrer un stress léger de courte durée. Ces nuisances concernent tous les animaux et seront de courte durée. Le développement de tumeurs peut entraîner une dégradation de l’état des animaux (perte de poids, de motricité et de sensibilité).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la fin de chaque procédure, les animaux seront mis à mort et les cerveaux prélevés pour des analyses histologiques post-mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

– Aucune alternative in vitro ne permet actuellement de reproduire le microenvironnement cérébral complexe des gliomes humains ni d’évaluer les effets combinés des traitements (radiothérapie + immunothérapie) sur la survie globale. – Toutes les phases de mise au point (culture cellulaire 3D et co-culture, tests de cytotoxicité) auront été préalablement réalisées in vitro pour optimiser les protocoles et limiter l’usage d’animaux vivants. Le recours à l’animal est limité aux étapes indispensables. – Exploitation de données préexistantes pour affiner les hypothèses expérimentales.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les approches statistiques utilisées en amont et les tests choisis en aval sont les suivants : en amont, des calculs de puissance statistique ont été réalisés, en tenant compte de la taille d’effet attendue, afin d’utiliser le nombre minimal de souris nécessaire par groupe pour obtenir des résultats scientifiquement robustes. Ces calculs ont été effectués pour garantir une puissance statistique de 80 % avec un seuil de significativité fixé à α = 0,05. En aval, les comparaisons de survie entre groupes seront analysées afin d’évaluer les différences significatives. Lorsque cela est possible, plusieurs paramètres seront combinés chez les mêmes animaux (ex : étude combinée radiothérapie + implantation des lymphocytes T modifiés), permettant ainsi de réduire le nombre global d’animaux utilisés tout en respectant les critères expérimentaux. Une fois l’implantation tumorale caractérisée, les effectifs des groupes contrôles seront réduits dans la mesure du possible (croissance tumorale homogène et reproductible). Les lignées tumorales humaines ont été sélectionnées de manière stratégique (hétérogénéité représentative) pour maximiser la pertinence biologique tout en limitant le nombre de modèles.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Maintien des animaux en conditions d’hébergement réglementaire (cages ventilées, hébergement en groupes sociaux, contrôle de la température et de l’hygrométrie, cycle jour/nuit contrôlé, nourriture et boisson à volonté, 2 éléments d’enrichissement à minima). Le transport des animaux se fera par transporteur et véhicule agréés. Le confort des animaux sera maintenu (pas de modifications des groupes sociaux, présence d’enrichissement, aliment et boisson à volonté). Les chirurgies et les irradiations seront réalisées avec les mesures les plus rigoureuses possibles pour minimiser la douleur, le stress et la souffrance : habituation à la manipulation, aseptie lors des chirurgies, analgésie systématique, anesthésie générale contrôlée, réhydratation, régulation de la température, accès facilité à l’alimentation en post-opératoire (croquettes humidifiées dans la litière). Surveillance clinique régulière (à minima 2 fois/semaine), avec un système de score pondéré permettant la détection de toute altération de l’état de santé avec prise en charge de la douleur si nécessaire (administration d’analgésiques par exemple).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les modèles utilisés dans ce projet sont indispensables pour évaluer l’effet d’un traitement sur la progression de la tumeur car ils prennent en compte les composantes du microenvironnement cérébral qui peut altérer l’effet thérapeutique. Le développement de tumeurs humaines, permettant de conserver les caractéristiques génétiques, moléculaires et physiopathologiques et de reproduire l’hétérogénéité tumorale, nécessite l’utilisation d’individus immunodéficients afin d’éviter tout rejet de greffe ou d’immunité croisée dirigée contre les lymphocytes T. L’utilisation de tumeurs humaines est indispensable à l’évaluation des lymphocytes T modifiés qui n’existent pas chez les souris. Ces modèles déjà maitrisés dans le laboratoire permettent ainsi d’étudier l’efficacité des lymphocytes T modifiés dans un contexte reproduisant la complexité tumorale et son microenvironnement tumoral existant en clinique, tout en intégrant la radiothérapie et ainsi identifier des stratégies thérapeutiques optimales. L’ensemble des animaux utilisés dans cette étude seront de jeunes adultes âgés d’au moins 6 semaines en début de protocole. A ce stade, le cerveau est mature ce qui facilite les gestes chirurgicaux et permet le développement de tumeurs plus reproductibles.