
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 20/01/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-119204)
Tous gardés en vie et rendus disponibles pour une autre expérience après un temps de repos, 79 chats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. On leur injecte de la xylazine ou de la dexmédétomidine pour provoquer nausées et vomissements pendant jusqu’à quatre heures, cinq fois au maximum par phase, sur animal vigile tenu à la main. S’y ajoutent jusqu’à dix prises de sang à la jugulaire en vingt-quatre heures, puis une par jour pendant cinq jours, pour mesurer la durée d’action d’un antivomitif vétérinaire en développement. L’effectif est passé de 63 à 79 chats par modification du projet, sans qu’aucune approche statistique ait été conduite, le porteur qualifiant 43 animaux en phase 3 de nombre « minimal pour avoir des résultats interprétables ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
MODIFICATION: Augmentation du nombre d’animaux (uniquement en phase 3). Les objectifs de ce projet sont : – Mise en place d’un modèle de nausées/vomissements en sélectionnant entre deux molécules chez le chat. – Validation du modèle chez le chat afin de provoquer des signes cliniques mesurables, répétables et homogènes entre les animaux et pouvant être inhibés par l’utilisation d’antiémétiques. – D’évaluer l’efficacité chez le chat d’un antiémétique vétérinaire longue durée en cours de développement sur ce modèle induit et de réaliser une pharmacocinétique et une évaluation de la tolérance du site d’injection.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Le bénéfice de ce projet est de contribuer au développement de nouveaux médicaments vétérinaires antiémétiques suite au modèle de nausées et vomissements mis en place chez le chat. Le développement de ces nouveaux médicaments permettra de prévenir les nausées et vomissements à moyen terme et de pallier aux effets secondaires de certains médicaments. Le vomissement est l’effet secondaire le plus fréquent de différents médicaments en pratique vétérinaire. Ce signe clinique peut limiter l’efficacité des doses administrées et causer une gêne considérable qui diminue le confort et la qualité de vie chez le chat.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Toutes les administrations et les prélèvements se feront avec une contention manuelle légère. Phase 1 : Injections intra-musculaires des éléments testés d’une durée inférieur à 10 secondes maximum avec une fréquence d’au moins 7 jours et répétées au maximum 5 fois sur animaux vigiles. Possibles injections de produit réversant les effets des éléments tests en intra-musculaire si besoin. Phase 2 : Injection sous-cutanée de l’anti-vomitif d’une durée de 10 secondes maximum une fois, suivie d’une injection intra-musculaire 22h d’une durée de moins de 10 secondes après de l’élément test sélectionné (en Phase 1) sur animaux vigiles. S’en suivra une période de wash-out d’au moins 15 jours. Phase 3 : Injection sous-cutanée de l’anti-vomitif à tester d’une durée de 10 secondes maximum une fois, suivie d’une injection intra-musculaire d’une durée de moins de 10 secondes de l’élément test sélectionné (en Phase 1) sur animaux vigiles et répétées au maximum 5 fois en respectant une période de wash-out d’au moins 7 jours. Des prélèvements sanguins seront réalisés au niveau des veines jugulaires sur animal vigile, par un personnel expérimenté. Un nombre maximal de 10 prélèvements sur les 24 premières heures puis 1 maximum/jour sur 5 jours. Les sites de prélèvements seront alternés autant que possible. Durée d’un prélèvement inférieur à la minute et de maximum 0.8 mL par prélèvement.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Un des objectifs de ce projet est l’induction de nausées et vomissements chez le chat. Il est démontré que ces effets sont à durée doses-dépendantes et pouvant aller jusqu’à 4h post-administration. Les effets indésirables pouvant également être observés en fonction de différents éléments tests sont les suivants : – Les deux éléments tests utilisés pour induire ces signes cliniques (Xylazine et la Dexmedetomidine) sont deux agonistes des récepteurs alpha-2 adrénergiques utilisés en première intention pour induire la sédation à doses plus importantes. Ces molécules peuvent inhiber la motilité intestinale normale, une hypersalivation, irritation au site d’injection et provoquer une sédation dose-dépendante pouvant amener à une dépression respiratoire, une bradycardie et une diminution de la température corporelle. – L’anti-émétique, le Maropitant, est une substance active présente dans un produit vétérinaire ayant une AMM. Il a été démontré que les animaux traités peuvent fréquemment présenter une douleur au site d’injection si le produit est stocké à température ambiante qui n’est pas observé s’il est stocké au frigo.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront gardés en vie à la fin de cette procédure. A l’issue du projet tous les animaux seront disponibles pour une autre procédure expérimentale, suite à un repos suffisant.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Aucune méthode alternative ne permet actuellement de vérifier l’efficacité d’un traitement antivomitif. Ici, le chat représente l’espèce cible pour le développement de cette nouvelle molécule.
2. Réduction
Pour la phase 1: 18 animaux sont prévus pour choisir la molécule et son bon dosage afin d’induire un modèle nausées/vomissements fiable et répétable. C’est le nombre maximal d’animaux pour choisir la molécule. Pour la phase 2: 18 autres animaux seront prévus. Les 18 animaux seront répartis en 2 groupes de 9. C’est le nombre d’animaux maximum pour avoir des résultats interprétables. Pas d’approche statistique réalisé pour ce projet. MODIFICATION POUR LA PHASE 3: AUGMENTATION DU NOMBRE D’ANIMAUX. Pour la phase 3 : 43 animaux seront inclus. Les 43 chats seront répartis en 3 groupes de 9 ET EN 2 GROUPE DE 8. 2 GROUPES DE 8 ANIMAUX SONT AJOUTES SOIT AJOUT DE 16 ANIMAUX SUPPLEMENTAIRES. LE BUT DE L’AUGMENTATION DU NOMBRE D’ANIMAUX EST DE DEMONTRER LES PROPRIETES ANTIVOMITIVE DE LA MOLECULE DANS UN LAPS DE TEMPS COURT AVANT L’INDUCTION. C’est le nombre d’animaux minimal pour avoir des résultats interprétables. Pas d’approche statistique réalisé pour ce projet.
3. Raffinement
Les conditions d’hébergement sont adaptées à l’âge des animaux avec divers enrichissements (jouets suspendus, griffoirs, plateformes et coussins). Pour limiter les quantités de vomissement en volume et l’acidité gastrique, les animaux auront été nourris 30min à dose réduite (1/3 de la ration journalière) avant l’administration des molécules vomitives. Des isolements relatifs (les animaux restent en contact visuel, olfactif et sonore avec leurs congénères) pourront être appliqués au minimum 2h et au maximum quatre heures après l’administration du traitement. Tout sera mis en œuvre pour limiter le stress qui pourrait être induit sur les animaux avec une surveillance accrue des animaux pendant cette période. Un suivi soutenu (plusieurs fois les premières heures) sera mis en place permettant l’observation générale des animaux et la détection précoce d’éventuels effets du produit sur l’animal. Des mesures adaptées seront mises en place pour assurer son bien-être et/ou limiter sa souffrance. Les tests s’arrêteront lorsque les points limites standards seront atteints : – signes de douleur ou de détresse sévères, incompatibles avec la poursuite du test (ex : vomissements très intenses à répétition, douleur abdominale, difficultés respiratoires…) – signe de déshydratation qui nécessite une fluidothérapie. – perte de poids supérieure à 20% du poids total du chat sur une période de 2-4 jours avec dégradation importante de l’état général sans amélioration rapide malgré une supplémentation en aliment humide plus riche. – toute situation qui rend l’animal incapable de se déplacer, de s’alimenter ou de s’abreuver de manière autonome. – choc anaphylactique à une molécule utilisée et associé à des symptômes tels que : dépression, hypothermie (< 37°C) et/ou dyspnée, gonflements. Dans tous les cas, le vétérinaire sera informé dans les plus brefs délais et prendra en charge l’animal concerné avec des soins appropriés et l’animal sera exclu de la procédure expérimentale.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le chat est l’espèce cible pour la mise en place du modèle de nausées et vomissements et pour le développement d’un traitement antivomitif longue durée. Il n’existe pas de méthode de remplacement pour ce type d’évaluation. Chats adultes (>1 an et