Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Seize séances d’imagerie et seize injections de produit d’imagerie par animal, jusqu’à trente injections de peptide et dix-huit de chimiothérapie sur quatre à six semaines : le protocole occupe seize semaines de la vie de chaque souris. 319 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour analyse des tissus et des organes. Des cellules de leucémie myéloïde aiguë leur sont injectées et se répartissent dans tout le corps, avec des foyers possibles dans plusieurs organes. Le peptide testé a déjà montré son efficacité sur des tumeurs solides chez l’être humain, et le porteur retient la souris NSG immunodéficiente, utilisée dès quatre à cinq semaines, parce qu’elle laisse pousser des tumeurs d’origine humaine.

NTS-FR-361249v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Evaluation thérapeutique, Peptide, Leucémie, souris
Souris : 319

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Notre laboratoire développe des peptides, petites molécules qui ont la capacité de perturber les mécanismes de mort cellulaire. L’un de ces peptides a déjà montré son efficacité sur des tumeurs solides chez la souris mais également chez l’humain et son mode d’action et les premiers résultats in vitro de notre laboratoire nous amènent à envisager une efficacité sur les cancers du sang, tels que les leucémies myéloïdes aigües. Après avoir mis en place le modèle de croissance tumorale et le suivi en imagerie d’une lignée cellulaire de leucémie myéloïde aigüe, nous souhaitons évaluer l’efficacité de notre peptide en monothérapie ou en combinaison avec le traitement de référence sur un modèle de souris adapté et ainsi améliorer la stratégie de prise en charge de ce type de cancer en élargissant l’éventail thérapeutique proposé aux patients.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Si une efficacité de notre peptide seul ou en association est établie sur ce modèle in vivo, cela permettra d’élargir son utilisation aux tumeurs hématologiques et d’orienter son développement clinique. En effet, si un effet potentialisateur de notre peptide est démontré avec les molécules de référence, cela permettra de diminuer les doses de ces traitements et ainsi d’en limiter les effets secondaires ou les risques de résistance.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Injection de cellules tumorales : 1/souris. Implantation pratiquée sous anesthésie générale par inhalation ou locale par application cutanée d’un analgésique. L’injection dure 1 min. Suivi en imagerie 1 fois/semaine pendant 16 semaines maximum, soit 16 acquisitions/souris. Elle dure entre 5 et 15 min. Injection du produit d’imagerie : 1 fois/semaine pendant 16 semaines soit 16 injections/animal. Ce geste dure moins de 30 sec. Traitement chimiotherapie, 3 fois par semaine pendant 4 à 6 semaines (selon l’efficacité du traitement), soit 18 injections/souris max. L’injection dure moins de 30 secondes. Traitement Peptide, 5 fois par semaine pendant 4 à 6 semaines (selon l’efficacité du traitement), soit 30 injections/souris max. L’injection dure 1 minute. Traitement thérapie ciblée, 2 fois par semaine pendant 4 à 6 semaines, soit 12 administrations d’une durée de 30 secondes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Compte-tenu du type cellulaire et de la voie d’administration, les cellules tumorales se répartissent de façon systémique chez l’animal. Des foyers peuvent être localisés au niveau de différents organes. Les animaux seront traités entre 2 et 5 jours par semaine pendant 4 à 6 semaines selon le traitement. Les molécules testées ont déjà été administrées par cette voie, à ces doses, à cette souche murine, sans provoquer de toxicité. Chaque administration peut induire une gêne ponctuelle et de courte durée due à la contention, à l’injection ou à l’anesthésie. Cette gêne diminue au fur et à mesure du fait de l’habituation de l’animal à être manipulé.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront euthanasiés pour études sur tissus et organes post-mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les modèles cellulaires alternatifs ne permettent pas d’appréhender le comportement tumoral dans toute sa complexité, en particulier, les interactions avec le microenvironnement, la dissémination métastatique, ou encore la réponse aux traitements impliquant souvent différents systèmes au sein de l’organisme (système vasculaire, endocrine…), l’utilisation des modèles appliqués in vivo reste indispensable. Ce modèle animal va permettre d’étudier l’efficacité de la molécule testée sur la leucémie myéloïde aiguë afin de proposer le meilleur traitement aux patients lors d’études cliniques.

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de limiter le nombre d’animaux utilisés, nous nous sommes appuyés sur les données bibliographiques, nos connaissances sur le modèle cellulaire utilisé et les traitements proposés ainsi que sur notre expérience consécutive aux résultats déjà obtenus avec les molécules thérapeutiques envisagées. Concernant l’analyse des critères d’évaluation de l’efficacité anti-tumorale, une étude statistique préliminaire a permis d’établir le nombre d’animaux greffés pour chaque étape du projet.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Le suivi par imagerie permet une évaluation précise et précoce de la croissance tumorale. Les souris sont greffées sous anesthésie générale par inhalation ou par anesthésie locale par application cutanée d’un analgésique. Les administrations seront réalisées sous anesthésie locale par application cutanée d’un analgésique. Les animaux seront surveillés quotidiennement afin de détecter précocement le développement de la tumeur ou l’apparition de signes cliniques. Des points limite précis ont été définis et seront strictement respectés. Si des signes de douleurs sont détectés, un analgésique adapté sera administré. Les animaux seront stabulés en groupe, aliment et eau ad libitum. Un enrichissement adapté sera présent dans toutes les cages. En cas de suspicion de mal-être, un enrichissement supplémentaire sera ajouté. L’atteinte d’un point limite entraînera l’euthanasie de l’animal sous 24h.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est le modèle le plus utilisé en oncologie, notamment du fait de l’existence de souches immunodéficientes permettant le développement de tumeur d’origine humaine. D’après la bibliographie, la souris NSG est la souche de référence pour l’étude des cancers hématologiques. Cette souche permet une croissance tumorale satisfaisant notre évaluation thérapeutique. La leucémie myéloïde aiguë est un cancer qui touche essentiellement les enfants. Les animaux seront utilisés à partir de 4-5 semaines.