
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 21/07/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-330993)
Libérer des lots commerciaux de vaccins vétérinaires conduit à plus de 800 tests par an sur des oiseaux, exigés par la Pharmacopée européenne et par les pays destinataires. 79 600 oiseaux vont être utilisés sur cinq ans, dont 73 000 poules, 3 500 autres oiseaux et 3 100 dindes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Chacun reçoit une ou deux administrations de vaccin puis de l’agent pathogène sur animal vigile, jusqu’à deux prises de sang, et un prélèvement terminal sous anesthésie. Sur l’ensemble, 74 750 oiseaux sont tués, 2 700 réutilisés dans une autre procédure et 2 150 adoptés. Le porteur écrit que « la nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur » et que le nombre d’oiseaux est « imposé par la réglementation des pays ».
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique et de vérifier la pureté (absence d’agents contaminants) pour les vaccins de la gamme aviaire, et de réaliser le titrage (calibration) du lot de semence de travail destiné à la fabrication du principe actif du vaccin contre l’entérite hémorragique de la dinde. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays destinataires pour la constitution d’un dossier de mise sur le marché et pour la fabrication d’un lot commercial. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal. Par conséquent, les tests sont effectués sur espèce cible. Plus de 800 tests libératoires par an sont effectués, garantissant une commercialisation de vaccins sans danger pour l’animal et pour le consommateur potentiel.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ces tests permettent la libération de milliers de doses de vaccins par an, pour les canards, dindes et poulets, améliorant considérablement la qualité sanitaire des élevages et la sécurité alimentaire des consommateurs.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
1 à 2 administrations de vaccin sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute 1 à 2 administrations de l’agent pathogène sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute. 1 à 2 prélèvements sanguin sur animal vigile. L’acte est inférieur à 1 minute 1 prélèvement terminal sur animal anesthésié. L’acte est inférieur à 1 minute Le nombre d’administrations et de prélèvements différent en fonction des techniques libératoires. Ils ne sont pas cumulés.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins peuvent provoquer une douleur légère et de l’inconfort au moment du geste. Aucun signe clinique n’est attendu, toutefois, des points limites, qui déclencheront une euthanasie, seront appliqués.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux considérés comme éligibles pourront être réutilisés dans une autre procédure ou adoptés. Si aucune réutilisation ou adoption n’est possible, les animaux seront euthanasiés.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La nécessité d’utilisation des animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la réglementation du pays destinataire. Elle permet de démontrer l’innocuité, la pureté, le titrage et l’activité sérologique. Certains tests in vivo ne sont pas à ce jour remplaçables par un modèle in vitro.
2. Réduction
Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation des pays. Certains produits en vaccins vivants pour les tests de pureté peuvent être associés et donc réalisés sur les mêmes animaux. Ceci concourt à la réduction du nombre d’animaux.
3. Raffinement
Pour chaque test une période d’acclimatation est prévue dans le but de limiter le stress et de stabiliser l’état physiologique. Les animaux sont hébergés en groupe dans des environnements à température et atmosphère contrôlées. Des enrichissements adaptés aux espèces et à l’âge des animaux sont installés dans les hébergements. Le personnel est formé aux gestes techniques. Les animaux sont observés quotidiennement ce qui permet de détecter tout signe comportemental anormal. En cas de déviation de l’état normal d’un animal le vétérinaire désigné décidera de la mise en place de soins appropriés. La Structure du Bien Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie pour les animaux.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le choix de ces espèces provient du fait que ce sont les espèces cibles ou des espèces alternatives proches. Les canards sont âgés de 14 à 28 jours au début du test, les poulets sont âgés de 1 jour à 4 semaines et les dindes ont minimum 14 jours d’âge. Ce stade de développement correspond à celui requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.