Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Des stéroïdes anabolisants, des substances agissant sur la production de globules rouges ou des facteurs de croissance seront administrés à 10 chevaux, dans des procédures d’un niveau de souffrance léger, pour vérifier qu’un laboratoire accrédité sait détecter les substances interdites par le code des courses. Chacun subit des prélèvements sanguins, urinaires, de crottins et de poils, deux ou trois le premier jour puis un à deux par jour pendant dix à quinze jours, et parfois pendant plusieurs mois. Aucun cheval n’est tué pour ce projet : le champ structuré déclare dix réutilisations, tandis que le porteur écrit qu’ils seront engagés dans d’autres protocoles jusqu’à quinze ans environ avant d’être adoptés, adoption que ce décompte ne fait pas apparaître. Le porteur affirme qu’il est « indispensable d’administrer une substance interdite à un cheval » pour répondre aux exigences du contrôle antidopage, et que les échantillons ainsi obtenus sont « nécessaires » au développement et à la validation de ses méthodes.

NTS-FR-236992v1
Types de recherche
· Bien-être animal · Recherche appliquée ·
Mots-clés
cheval, substances interdites, dopage
Équidés : 10

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’objectif de ce projet est de vérifier la détection de l’administration des substances interdites au regard du code des courses (article 6). On appelle substances interdites dans le code des courses (article 6), les substances dont l’usage est strictement interdit aussi bien en course qu’à l’entraînement. Par définition, une substance interdite est une substance appartenant à l’une des familles suivantes : stéroïdes anabolisants, substances agissant sur la synthèse des globules rouges, transporteurs d’oxygène synthétiques, facteurs de croissance, toxines peptidiques, protéines, anticorps et dérivés ou toute substance ayant des propriétés analogues aux substances précitées. La détection de l’administration des substances interdites consiste à identifier la molécule elle-même administrée dans un échantillon biologique, ou à identifier une autre molécule, marqueur de l’administration. Des approches indirectes telles que les approches globales dites « omiques » sont aussi utilisées comme méthodes de screening.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Il est indispensable d’administrer une substance interdite à un cheval afin de répondre aux exigences du contrôle antidopage des chevaux comme défini dans l’article 6 du code des courses et ainsi de vérifier que le laboratoire est capable de détecter l’administration d’une substance interdite ou de ses métabolites. De plus, le laboratoire est accrédité par le COFRAC sous la norme 17025. Dans ce contexte, les échantillons obtenus après administration de substances interdites sont nécessaires pour : -le développement de nouvelles méthodes -des validations de méthodes (validation de la détection des substances et de l’identification de métabolites) -la préparation éventuelle de contrôles inter laboratoires dans le cadre d’échanges inter-laboratoire. Les échantillons obtenus après administration de substances interdites sont aussi utiles pour valider des dossiers de confirmation (rapport de cas positifs) en l’absence de métabolites disponibles sur le marché.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux sont soumis à des administrations et des prélèvements ( principalement sanguins et urinaires). Avant administration, le protocole comporte le plus souvent un ou deux prélèvements (exceptionnellement 3 ou 4) sanguins, urinaires et éventuellement de phanères et de crottins. S’il s’agit d’administrations répétées, le protocole peut comporter un ou deux prélèvements sanguins ou urinaires/jour pendant les administrations. Après l’administration, le protocole comporte un nombre variable de prélèvements sanguins ou urinaires, 2 ou 3 le premier jour puis un ou deux par jour pendant quelques jours (jusqu’à 10-15 jours). Des prélèvements sont réalisés pendant plusieurs semaines ou mois (rarement plus de six mois) principalement dans le cas d’études omiques. Quand la durée de prélèvements dépasse 20 jours, les prélèvements s’espacent à raison de 1 tous les 10 ou 20 jours. En ce qui concerne les phanères, les prélèvements sont généralement faits une fois tous les deux mois selon le protocole défini au préalable et notamment pour les projets concernant des substances anabolisantes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Pas de nuisances ou d’effets indésirables à l’exception de rares réactions cutanées éventuelles.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les chevaux seront engagés dans d’autres protocoles jusqu’à l’âge de 15 ans environ avant d’être adoptés par des propriétaires ou des associations.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les différents protocoles ne peuvent être réalisés que chez l’animal vivant et sur l’espèce cheval. Dans le cas de cette saisine, il est toutefois possible de réaliser dans certains cas des études in vitro ou in silico préliminaires afin de mettre en évidence certains métabolites de phase I ou de phase II. Dans le cas où les tests in vitro sont possibles, ils sont réalisés mais les résultats obtenus doivent toujours être complétés et/ou vérifiés par une étude in vivo dans l’espèce cible.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux impliqués est réduit au maximum. Ces essais sont généralement conduits sur un, deux (dans le cadre d’expérimentation pilote), quatre chevaux voir plus selon l’étude envisagée (étude omique par exemple). Pour certains projets, le nombre de chevaux impliqués peut être réduit en s’associant à d’autres laboratoires européens.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les chevaux sont quotidiennement surveillés et observés autant que nécessaire pendant la journée en fonction du protocole. Tout éventuel signe d’inconfort est noté afin d’optimiser les tests ultérieurs. Ces chevaux sont tous logés dans le même barn d’un établissement récent et confortable aménagé pour des chevaux de compétition dans le souci de leur bien-être. Les propositions éducatives pendant les sorties au paddock (ou éventuellement aux boxes) sont principalement les suivantes : ballon adapté, bouteille en plastique ou brosse pour grattage. Un pansage est réalisé au moins une fois par jour pendant une durée de 10-15 minutes environ et cela en fonction de la saison et des conditions climatiques. Ces méthodes d’enrichissement suivent les recommandations des stages Medical training équidés suivis par l’équipe.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Répondre aux exigences du contrôle anti-dopage des chevaux. Le cheval est l’unique espèce concernée. Les chevaux utilisés sont des chevaux adultes, de 3 ans à 15 ans environ, dont l’âge est similaire à celui des chevaux de compétition (courses et sport).