Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Le protocole dépend de la substance qu’un commanditaire souhaite évaluer, biologique, chimique, cellulaire, virale ou bactérienne. 800 rongeurs, 650 souris et 150 rats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, modéré ou sévère, 780 tués à l’issue et 20 pouvant être réutilisés s’ils n’ont reçu qu’une seule administration et sont restés moins d’une semaine en procédure sans signe clinique. Chacun peut subir trois prélèvements de sang par la jugulaire et par jour, trois par côté à la saphène sur vingt-quatre heures, une pesée quotidienne, et jusqu’à une heure d’hébergement individuel en cage sans aucun enrichissement. Le porteur écrit que les méthodes de remplacement ne reproduisent pas encore l’ensemble des interactions d’un organisme vivant complet, et qualifie d' »indispensables » les données produites pour sélectionner les candidats les plus prometteurs.

NTS-FR-705548v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Toxicologie (hors obligations réglementaires) ·
Mots-clés
Tolérabilité, Traitement, Toxicologie
Souris : 650
Rats : 150

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet vise à évaluer la tolérance de nouveaux candidats thérapeutiques chez des rongeurs (souris ou rats) avant leur éventuelle utilisation chez l’être humain. Les substances étudiées peuvent être de différentes natures (biologique, chimique, cellulaire, virale ou bactérienne) et sont administrées aux animaux afin d’observer leur réaction à court terme après une ou plusieurs administrations. L’objectif est d’identifier les quantités de substance pouvant être administrées sans provoquer d’effets indésirables importants, ainsi que de mieux comprendre les éventuels signes de toxicité associés. Les animaux seront suivis régulièrement afin de détecter toute modification de leur état général, de leur comportement ou de leurs fonctions physiologiques. Les résultats obtenus permettront de mieux définir les conditions d’utilisation des futurs traitements et de choisir les doses adaptées pour les étapes suivantes de leur développement.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à obtenir des informations essentielles sur la sécurité et la tolérance de nouveaux candidats thérapeutiques avant d’envisager des étapes ultérieures de leur développement. Les substances étudiées peuvent être de différentes natures (biologique, chimique, cellulaire, virale ou bactérienne) et nécessitent une évaluation préalable afin d’identifier les quantités pouvant être utilisées sans provoquer d’effets indésirables importants. Les résultats obtenus permettront de mieux comprendre la réaction de l’organisme face à ces nouveaux traitements, d’identifier d’éventuels effets secondaires et de déterminer les conditions d’utilisation les plus adaptées pour les futures études. Ces informations sont indispensables pour sélectionner les candidats thérapeutiques les plus prometteurs et réduire les risques avant de poursuivre leur développement. L’utilisation de rongeurs est nécessaire car certains effets d’un traitement, comme sa diffusion dans l’organisme, sa transformation et son impact global sur les fonctions biologiques, ne peuvent pas être évalués uniquement avec des méthodes alternatives. Les modèles utilisés permettent ainsi d’obtenir des données complémentaires indispensables à l’évaluation de la sécurité des futurs traitements. Ce projet contribue également à améliorer la conception des études suivantes en permettant d’éviter l’utilisation de doses inappropriées et de limiter l’exposition inutile des animaux à des effets indésirables. Les procédures seront réalisées dans le respect des principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement), avec un nombre d’animaux limité au strict nécessaire, des méthodes optimisées et des critères d’arrêt définis afin de préserver au mieux leur bien-être. Le bénéfice attendu est donc de fournir des connaissances permettant de développer de nouveaux traitements de manière plus sûre, plus efficace et mieux adaptée aux besoins futurs en santé humaine ou vétérinaire.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

La randomisation pour former des groupes homogènes peut entrainer un stress de 1-2j lié au changement de congénères (une seul fois). Les traitements peuvent être administrés par voies : • Orale sur animaux vigiles (moins d’1 min) • Sous-cutanée sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) • Intrapéritonéale sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) • Intraveineuse sur animal anesthésié (moins de 5 min) ou vigile (moins d’1 min) Les animaux seront pesés (moins de 5 min, tous les jours) pouvant entrainer un stress leger Les prélèvements sanguins seront effectués par voies : • Jugulaire (3 prélèvements par jugulaire/jours) (moins d’1 min) • Saphène (3 prélèvements par coté sur 24h) (moins d’3 min) • Queue (2 prélèvements / 24h), (moins d’1 min) Pour les prélèvements individuels d’urine/fèces, il pourra être nécessaire d’héberger individuellement les animaux en cages, sans enrichissement (max une heure). Les prélèvements de tissus/organes seront réalisés sur animaux euthanasiés.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux peuvent présenter des effets indésirables liés aux substances administrées ou aux différentes manipulations réalisées au cours de l’étude. La nature et l’intensité de ces effets peuvent varier en fonction du produit étudié, de la dose administrée et de la méthode d’administration utilisée. Les effets observés peuvent inclure une diminution temporaire de l’activité, des changements de comportement, une perte de poids, une modification de l’alimentation ou de l’hydratation, ainsi que plus rarement des signes plus importants affectant l’état général (par exemple des troubles de la mobilité, des difficultés respiratoires ou des signes neurologiques). Ces effets peuvent apparaître peu de temps après l’administration et être transitoires, mais dans certains cas ils peuvent persister plusieurs jours. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de détecter rapidement toute dégradation de leur état de santé. Des critères d’arrêt sont définis afin d’éviter une souffrance inutile. Les administrations de produits peuvent également provoquer des réactions locales au point d’injection ou d’administration, telles qu’une irritation, une inflammation ou une gêne temporaire. Les prélèvements biologiques peuvent entraîner une douleur légère et de courte durée liée à la ponction. Les manipulations répétées peuvent également générer un stress temporaire. Certaines procédures, comme l’administration orale par gavage ou les prélèvements réalisés sous anesthésie, peuvent entraîner un stress ou des effets liés à l’anesthésie, généralement limités à la durée de l’intervention. L’ensemble des procédures sera réalisé par du personnel formé, avec des méthodes adaptées visant à limiter le stress, la douleur et l’inconfort des animaux, conformément aux principes de bien-être animal et des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux ayant fait l’objet de plusieurs gestes techniques et reçu des traitements, aucune autre utilisation ne peut être envisagée. Tous les animaux inclus dans les groupes de traitement, ayant reçu plus d’un traitement ou étant resté plus d’une semaine en procédure, seront mis à mort à l’issue de chaque procédure (la méthode utilisée étant l’une de celles autorisées par la Directive 2010/63). Les animaux ayant reçu une administration unique et étant restés moins d’une semaine en procédure sans signes cliniques indésirables et rétrospectivement évaluer en gravité légère pourront être réutiliser.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Des méthodes alternatives à l’utilisation d’animaux, telles que les modèles cellulaires, les tissus cultivés en laboratoire ou les outils informatiques, sont utilisées lorsque cela est possible afin d’étudier les nouveaux candidats thérapeutiques. Ces approches permettent notamment d’obtenir des premières informations sur l’activité des produits et d’identifier certains effets indésirables potentiels. Cependant, ces méthodes ne permettent pas encore de reproduire l’ensemble des interactions qui se produisent dans un organisme vivant complet. L’efficacité et la tolérance d’un traitement peuvent dépendre de nombreux facteurs, comme sa diffusion dans le corps, sa transformation par les organes, son élimination et les réponses coordonnées de différents systèmes biologiques. Dans le cadre de ce projet, l’utilisation de souris ou de rats reste donc nécessaire pour obtenir des informations sur la sécurité globale des composés étudiés avant de poursuivre leur développement. Le recours aux animaux sera limité aux expériences indispensables, avec une sélection adaptée du modèle utilisé et une optimisation des procédures afin de réduire le nombre d’animaux et de limiter au maximum les contraintes qui leur sont imposées, conformément aux principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement)

2. Réduction

3R / Réduction :

Afin de réduire au maximum le nombre d’animaux utilisés, les études seront conçues de manière progressive et avec des effectifs limités au strict nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Lorsque cela est possible, un même animal pourra contribuer à plusieurs étapes d’évaluation, ce qui permet d’éviter de répéter inutilement certaines expériences. Les premières phases seront réalisées sur de petits groupes afin d’identifier rapidement les doses les mieux tolérées et de limiter le recours à des groupes plus importants. Les résultats seront analysés avec soin afin d’exploiter au mieux chaque étude et d’éviter de refaire des essais déjà réalisés. Les données obtenues pourront également servir à orienter les études suivantes et ainsi réduire le nombre total d’animaux nécessaires. La conception des études tiendra compte des principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) afin de garantir une utilisation responsable des animaux tout en permettant d’obtenir les informations scientifiques nécessaires au développement de futurs traitements.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Toutes les procédures réalisées dans le cadre de ce projet seront conduites dans le respect des règles en vigueur relatives au bien-être animal. Les manipulations, administrations de substances et prélèvements seront effectués par du personnel formé et expérimenté afin de limiter au maximum le stress, l’inconfort et la douleur des animaux. Une surveillance régulière des animaux sera mise en place pendant toute la durée des études afin de suivre leur état général, leur comportement et détecter rapidement tout signe inhabituel pouvant être lié aux traitements administrés. Une attention particulière sera portée aux animaux susceptibles de présenter des effets indésirables, avec une adaptation du suivi si nécessaire. Des critères d’arrêt anticipé seront définis afin d’éviter toute souffrance inutile. Si un animal présente une altération importante de son état de santé, des mesures adaptées seront prises, pouvant inclure l’arrêt de la procédure ou une prise en charge appropriée. Les conditions d’hébergement seront optimisées grâce à un environnement adapté et à des mesures d’enrichissement permettant de favoriser le bien-être des animaux tout au long de l’étude. Les protocoles seront conçus pour utiliser uniquement le nombre d’animaux nécessaire à l’obtention de résultats fiables. Les administrations et prélèvements seront réalisés selon des méthodes adaptées, en limitant leur fréquence et leur intensité autant que possible. Une approche progressive des études permettra d’identifier les niveaux de traitement bien tolérés tout en évitant d’exposer inutilement un grand nombre d’animaux à des effets indésirables. L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans le respect des principes des 3R (Remplacement, Réduction, Raffinement) afin de concilier les objectifs scientifiques du projet avec la protection du bien-être animal.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris et les rats ont été choisis pour ce projet car ce sont des espèces couramment utilisées dans la recherche biomédicale, notamment pour évaluer la sécurité et la tolérance de nouveaux traitements avant leur éventuelle utilisation chez l’être humain. Les connaissances scientifiques disponibles sur ces espèces permettent de mieux interpréter les résultats obtenus et de comparer les effets observés avec ceux d’autres études. Ces animaux présentent également des caractéristiques adaptées aux objectifs du projet : leur taille permet de réaliser les administrations de substances, les suivis de l’état général et certains prélèvements nécessaires aux analyses. Ils permettent ainsi d’évaluer la manière dont un nouveau produit est toléré par un organisme vivant dans son ensemble. Les animaux utilisés seront principalement des animaux, mâles ou femelles, adultes ou ayant atteint un stade de développement suffisant pour les procédures prévues. Ce choix permet de travailler avec des animaux dont les fonctions biologiques sont suffisamment matures et de limiter les variations liées à la croissance. L’utilisation d’animaux adultes permet ainsi d’obtenir des résultats plus homogènes et plus représentatifs lors de l’évaluation de la tolérance des substances étudiées. Le choix de ces espèces et de ce stade de développement permet donc d’obtenir les informations nécessaires au développement de futurs traitements tout en utilisant des modèles adaptés aux objectifs scientifiques du projet.