Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Choisies pour leur système immunitaire complet et fonctionnel, 3 120 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent une greffe de cellules tumorales, puis des injections de traitements qui peuvent être quotidiennes, et pour certains groupes une anesthésie gazeuse tous les trois à quatre jours pendant environ un mois pour suivre la croissance de la tumeur. La progression tumorale peut entraîner une perte de poids, et les mesures comme les séances d’imagerie s’accompagnent d’un isolement transitoire. Toutes sont tuées à la fin des procédures pour prélever les tumeurs, le porteur cherchant à comprendre comment les cellules cancéreuses échappent à l’immunothérapie.

NTS-FR-690373v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
Cancer, résistance, mélanome
Souris : 3120

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ces dernières années, l’immunothérapie a beaucoup amélioré le traitement de plusieurs cancers, dont le mélanome (un cancer de la peau). Elle agit en réactivant les défenses immunitaires du patient contre la tumeur. Cependant, une grande partie des patients ne répond pas à ce traitement, ou cesse d’y répondre après une amélioration initiale : c’est ce qu’on appelle la résistance à l’immunothérapie. Ce projet vise à comprendre comment les cellules tumorales modifient leur métabolisme pour échapper à l’action du système immunitaire, afin d’identifier de nouvelles stratégies permettant de restaurer l’efficacité du traitement chez les patients résistants.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra une meilleure compréhension de la biologie du cancer de la peau et des mécanismes métaboliques associés à la résistance aux traitements, ouvrant la voie à de nouvelles combinaisons thérapeutiques pour les patients atteints de ce cancer.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les principales interventions consistent en : une greffe de cellules tumorales ; des injections répétées de traitements (anticorps, molécules ciblant le métabolisme tumoral) , pouvant être quotidiennes ; et, pour certains groupes, un suivi de la croissance tumorale par imagerie (détection de la lumière émise par les cellules tumorales), nécessitant une anesthésie gazeuse de courte durée (quelques minutes), répétée tous les 3-4 jours pendant environ un mois.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets indésirables attendus sont : un stress lié à la manipulation et aux injections répétées ; un stress lié à l’isolement transitoire lors des mesures ou des séances d’imagerie ; une perte de poids éventuelle liée à la progression tumorale ; un inconfort léger lié aux injections quotidiennes ou répétées.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront tous mis à mort à la fin des procédures expérimentales afin de pouvoir prélever les tumeurs.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’existe pas à ce jour de méthode de remplacement (culture cellulaire, modèles invertébrés, intelligence artificielle) qui permette de caractériser, chez un mammifère, les interactions complexes entre cellules tumorales, cellules immunitaires et système immunitaire dans son ensemble, qui sont au coeur de la résistance à l’immunothérapie. Nos travaux préliminaires réalisés en culture cellulaire ont permis de sélectionner un nombre restreint de candidats prometteurs, mais leur validation nécessite un modèle animal possédant un système immunitaire complet et fonctionnel.

2. Réduction

3R / Réduction :

Des statistiques prédictives ont été réalisées afin de déterminer le nombre minimal d’animaux nécessaires pour obtenir un résultat scientifiquement fiable, tout en évitant d’utiliser plus d’animaux que nécessaire. Nous effectuons également un suivi des animaux afin de minimiser les nuissances.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les souris seront maintenues dans un milieu enrichi (igloo, tigettes qui permettent aux souris de réaliser un nid). Elles seront hébergées en portoirs ventilés à raison de 5 souris par cage de 500 cm2. Nous réaliserons aussi un suivi quotidien des animaux qui permettra l’arrêt de l’expérience dès que les souris présenteront un mal-être ou une souffrance. Les souris utilisées dans ce projet sont maintenues dans des conditions sanitaires optimales : les animaux sont hébergés en cages ventilées, manipulés sous hotte, et les équipements, les aliments, l’eau de boisson ainsi que les enrichissements (tigettes, igloo) sont stériles. La définition précise des points limites de chaque procédure expérimentale nous permettra de limiter les nuisances subies par les animaux. Enfin, nous utilisons quand cela est possible des méthodes d’imagerie non-invasise pour le suivi des tumeurs.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris a été choisie car son système immunitaire présente une forte homologie avec celui de l’homme, et parce qu’il existe des outils bien établis (anticorps, techniques d’imagerie) pour étudier précisément les interactions entre cellules tumorales et système immunitaire. Les souris utilisées possèdent un système immunitaire complet et fonctionnel, indispensable pour étudier la résistance à l’immunothérapie. Des souris adultes (5 à 8 semaines) car le mélanome est un cancer de l’adulte , mâles et femelles selon les lignées tumorales utilisées, seront utilisées.