Chiens

230 contenus, page 1 sur 20
  • Recherche appliquée
    • Troubles nerveux
Chiens : 235
Souffrances
▲ -
▲ 235
▲ -
▲ -
Devenir
 100
 -
 -
 135

Pour fournir des chiots atteints de la maladie de Sanfilippo à des essais de thérapie génique menés dans un autre établissement, deux lignées de chiens porteurs de cette mutation sont maintenues en reproduction. 235 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Les femelles subissent un frottis vaginal par jour dès le début des chaleurs et jusqu'à huit prises de sang de 2 ml pour dater l'ovulation, avant une saillie ou une insémination artificielle, et la semence des mâles est prélevée. Le porteur indique que les signes de la maladie apparaissent vers 24 mois, donc après le départ des chiots malades, livrés dès le sevrage. Les données structurées ne déclarent que 100 adoptions, et le porteur précise que les chiots malades sont tous livrés à une autre procédure expérimentale, que les chiots sains sont mis à l'adoption et que les chiots d'un génotype précis de la lignée MPS 3B sont tués.

Objectifs

L'objectif principal de ce projet est de maintenir et d’assurer la reproduction de deux lignées de chiens atteints d’une mutation spontanée responsable de la mucopolysaccharidose de type III (MPS 3A et 3B). Le but est d’inclure les chiots nécessaires dans les projets de thérapie génique, qui se feront dans un autre établissement utilisateur. Les mucopolysaccharidoses de type 3A et 3B, ou maladie de Sanfilippo A et B, sont des pathologies rares de surcharge lysosomale héréditaires qui affectent 0.7 à 1.8 nouveaux nés pour 100 000 naissances en Europe. Elles sont causées par le déficit de deux enzymes lysosomales, requises dans la voie de dégradation de l’héparane sulfate. Ce déficit enzymatique engendre une accumulation toxique de l’héparane sulfate dans de nombreux organes dont le foie, la rate, et surtout le cerveau. Ces pathologies sont caractérisées par une atteinte sévère du système nerveux central (SNC). Dans les deux cas, la maladie débute le plus souvent entre 2 et 6 ans avec un retard du développement psychomoteur, des troubles du comportement, un défaut d’attention, une hyperactivité et une agressivité. La régression des acquisitions intellectuelles est rapide et sévère entraînant, dans sa phase finale, une déficience intellectuelle et une réduction des capacités motrices qui aboutissent à la perte d’autonomie suivie d’une encéphalopathie profonde. Le décès survient généralement à cause d’une surinfection respiratoire. L’espérance de vie des enfants atteints de ces pathologies est de l’ordre de 15 à 20 ans. A ce jour, aucun traitement curatif n’est disponible. Les traitements proposés aux patients visent à diminuer les risques de complication, à améliorer la qualité de vie des malades et apporter un support aux familles.

Bénéfices attendus

Les maladies de Sanfilippo A et B, ou MPS 3A et 3B, sont des maladies neurodégénératives rares très graves dues à une mutation génétique et qui se manifeste par une atteinte neurologique avec réduction des capacités motrices. Ces maladies conduisent, en 5 à 10 ans, à un état de polyhandicap et à un décès prématuré. Actuellement, aucun traitement n’est disponible. Le développement de thérapie génique est donc essentiel pour la mise au point d’un traitement de ces syndromes et donner de l’espoir aux patients et à leurs familles. Pour évaluer de telles approches thérapeutiques, un modèle animal pertinent est nécessaire afin de réaliser des études pré-cliniques. Le présent projet vise à obtenir des animaux atteints naturellement de la maladie. Les données générées par ces essais pré-cliniques permettront de soutenir la demande d’un essai clinique de phase I/II chez des patients souffrant de cette maladie.

Procédures

Sur les reproducteurs : 1) frottis vaginaux sur les femelles dès le début des chaleurs : un frottis par jour jusqu’à l’approche de l’oestrus. 2) Prélèvement sanguin de 2 ml au niveau de la veine jugulaire ou céphalique pour le dosage du taux de progestérone afin de déterminer le moment de l’ovulation (1 prélèvement sanguin par jour sans dépasser 8 prélèvements au total). 3) Prélèvement de la semence fraiche chez les mâles reproducteurs. Sur les chiots : un prélèvement de poils mis dans 100 µl d’eau stérile et envoyé au sponsor du projet pour génotypage.

Impact sur les animaux

Les actes nécessaires pour la reproduction et le maintien de cette lignée sont peu ou non invasifs. Les nuisances possibles sont liées à : 1) L’inconfort lié à la procédure de saillie ou d’insémination artificielle intra vaginale sur les femelles vigiles et au recueil du sperme chez les mâles. 2) Prises de sang pour le suivi hormonal des femelles pendant la période des chaleurs. 3) Risques de complication et de pathologie lors de la gestation, de la mise-bas ou de la lactation. 4) Stress lié au transport des chiots lors des expéditions chez l’établissement utilisateur. Chez les animaux malades, les signes cliniques surviennent généralement vers l’âge de 24 mois, donc il n’est donc pas attendu de symptômes sur ces animaux pendant la période de la naissance jusqu’au départ chez l’établissement utilisateur. Les animaux hétérozygotes ne présentent aucun phénotype dommageable.

Devenir

Après sevrage tous les chiots malades seront livrés et inclus immédiatement dans une autre procédure expérimentale. Les chiots sains seront mis à l’adoption. Les chiots hétérozygotes seront en partie inclus dans les projets, utilisés pour renouveler le cheptel reproducteur ou mis à l’adoption. Pour la lignée MPS 3B, Les chiots de génotypes MPS 1(-/-) seront euthanasiés.

Remplacement

Toutes les études in vitro possibles ont été effectuées en amont de ce projet, en particulier la démonstration de la fonctionnalité des AAV (virus adénoassociés utilisés comme vecteurs de distribution du gène thérapeutique). Nous arrivons ici aux dernières étapes précliniques nécessaires pour une demande d’essai clinique de phase I/II pour lesquelles l’utilisation d’un modèle gros animal est indispensable et nécessite donc l’utilisation de ces lignées de chiens MPS 3. Il n’existe pas aujourd’hui de méthode alternative pour tester l’effet d’un traitement de thérapie génique. Nous savons que l’efficacité du transfert de gène dans une lignée cellulaire in vitro n’est pas comparable à ce qui peut se passer in vivo dans un organisme entier. L’animal est donc le seul organisme vivant permettant d’étudier l’impact d’un transfert de gène dans différents types cellulaires (différents organes) et sur son phénotype, en lien avec le mode d’administration utilisé et la dose administrée.

Réduction

La mise à la reproduction est suivie et contrôlée pour répondre aux besoins de projets en animaux malades et/ou témoins. La totalité des chiots malades sera inclue dans les différents projets de développement des thérapies géniques. Selon les besoins, certains chiots porteurs seront inclus comme témoins. Une partie des chiots hétérozygotes permettra de remplacer régulièrement les anciens reproducteurs.

Raffinement

Les conditions d'hébergement et les enrichissements sont adaptés à l'âge des animaux (plateforme, nid, tunnel, lampe chauffante, litière, jouet suspendu, ). Les reproducteurs seront suivis par les techniciens animalier tous les jours. La décision de faire accoupler une femelle est systématiquement validée par le vétérinaire. Les femelles diagnostiquées gestantes seront rentrées en maternité, supplémentées et suivie selon les procédures du site : contrôle hebdomadaire des corps cétoniques à partir 2 semaines avant la date présumée de mise-bas, mise en place de caisse de mise-bas et lampe chauffante quelques jours avant mise-bas…. Une fois la mise-bas déclenchée, une surveillance plus rapprochée est effectuée pour s’assurer de son bon déroulement. Le vétérinaire est informé de tout signe anormal observé. Après la naissance, les chiots sont pesés et suivis quotidiennement et des interventions de biberonnage et/ou sondage gastrique sont mis en place pour gérer tout chiot à faible croissance. Tout au long de la procédure, la croissance des animaux est suivie de près (pesées hebdomadaires puis bi-hebdomadaire, évaluation de la prise alimentaire) et des mesures de nursing sont mis en place au cas par cas (introduction d’aliment humide, de compléments vitaminés...) Une grille de suivi est aussi établie afin de définir la conduite à tenir pour minimiser ou diminuer toute souffrance en mettant en place une prise en charge adaptée.

Choix des espèces

Le modèle chien choisi est un modèle spontané des mutations MPS 3B et 3A permettant de nombreuses investigations pré-cliniques car il reproduit les symptômes et l'évolution des maladies humaines. C’est un modèle qui permet entre autres de valider les diffusions, voies d’administration et efficacité des traitements. Les animaux hétérozygotes sont intégrés dans le cheptel reproducteur dès qu'il est raisonnablement possible, au vu de leur croissance et développement (entre 18 et 24 mois). Ils sont réformés soit pour des qualités de reproduction non satisfaisantes (dégradation au cours du temps, qualité maternelle…) ou en raison de leur âge. Ils seront mis à l’adoption chaque fois que leur état général le permet. Les animaux malades et/ou porteurs issus de cet élevage sont fournis au fur et à mesure après sevrage selon les besoins de la procédure expérimentale dans laquelle ils seront inclus.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 224
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 224
▲ -
Devenir
 -
 -
 224
 -

224 chiens adultes vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, puis réintroduits dans le "stock des animaux hébergés" de l'établissement pour être réutilisés. Leur peau est tondue, abrasée au ruban adhésif puis au dermaroller et infectée par des bactéries, ce qui provoque rougeurs, pustules, croûtes et démangeaisons, avec port d'une collerette, isolement en box individuel jusqu'à vingt jours et prélèvements tous les deux à quatre jours jusqu'à la guérison. Il s'agit de tester des traitements vétérinaires de la pyodermite, une infection cutanée fréquente chez le chien, présentés comme des alternatives aux antibiotiques. Chaque chien peut repasser dans une nouvelle étude après six semaines de repos, et le porteur conclut que "l'absence d'alternative à l'utilisation d'animaux justifie l'utilisation des chiens dans ce projet".

Objectifs

La pyodermite canine représente l'un des motifs de consultation les plus fréquents en médecine vétérinaire. C’est une infection bactérienne cutanée généralement causée par des bactéries. Lorsque la barrière cutanée est altérée, les bactéries commensales de la peau peuvent proliférer de manière excessive, entraînant un déséquilibre bactérien et une réponse inflammatoire locale. La pyodermite peut être classée en plusieurs catégories selon la profondeur de l’infection et les couches de peau affectées (de surface, superficielle ou profonde). Les chiens atteints de pyodermite présentent une barrière cutanée altérée avec la présence de croûtes, de pustules, de papules et des zones d’alopécie. La qualité de vie de l’animal est affectée, il se gratte et se lèche, ce qui peut augmenter l’infection.Les traitements classiques actuels reposent l'utilisation de topiques antiseptiques et l'utilisation d'antibiotiques par voie systémique. Cependant, l'augmentation de l’émergence de la résistance aux antimicrobiens des bactéries limite considérablement les options thérapeutiques et le traitement de la pyodermite devient alors un défi. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement de nouveaux traitements vétérinaires, pharmaceutiques ou non. Il se décomposera en 2 procédures: mise en place d’un modèle expérimental de pyodermite superficielle imitant étroitement la maladie naturelle et évaluation de l’efficacité de nouveaux traitements de la pyodermite en vue d’optimiser et de réduire l’utilisation des antibiotiques lorsqu'ils s'avèrent nécessaires. Ces nouveaux traitements permettront également de limiter les conséquences de la maladie et amélioreront de façon notable le bien-être de l’animal. Le modèle de pyodermite sera mis en place d’après des modèles décrits dans la littérature. Les traitements seront testés chez l’espèce de destination et de ce fait une sélection préalable de solutions de traitement ne présentant pas de risque pour l’animal sera réalisée (excipient, volume à administrer…). Les traitements pourront être administrés par voie topique (sprays, mousses, gels, shampooings) ou par voie systémique (alternatives aux antibiotiques ou complémentaires aux antibiotiques)dans le strict respect des bonnes pratiques vétérinaires d’administration.

Bénéfices attendus

La pyodermite canine est due à la prolifération opportuniste de bactéries. Les traitements classiques actuels reposent sur l'administration d'antibiotiques systémiques et l'utilisation de topiques antiseptiques. Cependant, l'augmentation de l’émergence de la résistance aux antimicrobiens des bactéries limite considérablement les options thérapeutiques et le traitement de la pyodermite devient alors un défi. L’objectif de ce projet est de répondre à cette problématique d’antibiorésistance avec des solutions alternatives et/ou complémentaires aux traitements antibiotiques limitant ainsi leur utilisation tout en préservant l’environnement et la santé humaine. La recherche de nouveaux traitements pour un contrôle efficace et sûr de la pyodermite doit être évaluée sur l’espèce cible présentant les caractéristiques de la maladie. La mise en place et la maitrise d’un modèle de pyodermite superficielle induisant des signes cliniques similaires aux lésions cutanées observés chez les chiens souffrant de pyodermite spontanée, permettront d’évaluer l’efficacité d’un traitement dans des conditions contrôlées, d’améliorer les phases de screening de nouvelles solutions alternatives aux antibiotiques et ainsi de sélectionner plus rapidement et de façon plus sûre, des solutions présentant une probabilité importante de succès de guérison sur un nombre optimisé d’animaux. Ainsi, ces traitements permettront d’améliorer l’état et le bien-être du chien (plus de grattage, ni léchage) tout en préservant son microbiome cutané. Ces nouveaux traitements participeront à améliorer le confort d'application et d'utilisation par rapport à l'existant (spot on, durée de traitement réduit...).

Procédures

- Préparation des zones de peau à infecter, tonte et légère abrasion avec une bande adhésive (« tape stripping ») puis au dermaroller - 1x par procédure – quelques minutes - Administration du (des) traitements : • Par voie topique par spray, shampooing - 1 à plusieurs applications par semaines pendant 1 à 4 semaines selon le traitement – maximum 5 mn • Par voie générale - 1 administration unique – 1 mn - Prélèvements • Microbiologiques – 1 prélèvement/zone testée - 1 fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction, puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à la guérison spontanée (maximum 20 jours) - 2 mn par prélèvement. • Cytologiques, – 1 prélèvement/zone testée - 1 fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction, puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à la guérison spontanée (maximum 20 jours) - 2 mn par prélèvement.

Impact sur les animaux

1/L’induction du modèle de pyodermite, la collecte d’échantillons et les études d’efficacité pharmacologique requièrent une contention légère et de très courte durée des animaux, pouvant induire un stress léger. 2/L’induction d’une pyodermite superficielle induira des lésions cutanées attendues au niveau des zones testées (ex: érythème, papules/pustules, croûtes). Ces lésions pourront entrainer du prurit et donc être source d'inconfort pour le chien. 3/Prélèvements cytologiques: certains prélèvements pourront se faire par aspiration, c'est-à-dire via l'introduction d'une aiguille dans la lésion cutanée observée, pouvant induire une légère douleur pour l'animal au moment de la ponction. 4/Mobilité réduite: pour éviter le léchage qui pourrait aggraver les symptômes infectieux, les chiens devront porter une collerette pouvant générer un léger stress et inconfort. 5/Afin d’éviter toute contamination croisée entre les chiens (contamination de la zone inoculée par la flore buccale et/ou par les germes de différentes souches qui pourront être appliqués sur les différents chiens), ils seront hébergés en box individuel au maximum 20 jours ce qui pourra induire du stress pour l'animal. L’hébergement collectif sera privilégié pour chaque étude qui le permettra.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans le projet seront réintroduits dans le stock des animaux hébergés dans les locaux de l’EU. Les études de ce projet seront conduites séquentiellement afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Les animaux pourront être réutilisés dans chaque étude du projet après totale guérison et une période de repos de 6 semaines minimum. L’effet cumulatif est évalué par le vétérinaire de l’EU en collaboration avec le(s) directeurs(s) d’étude(s) selon le type de produits administrés. Les animaux peuvent être réutilisés après une période de repos suffisante entre 2 études pour s’assurer de l’élimination totale de l’organisme du dernier traitement administré ; cette durée ne peut être inférieure à 10 fois la demi-vie du produit si celle-ci est connue ou 1 mois si celle-ci n’est pas connue. De plus, tout animal réutilisé fait l’objet d’une visite du vétérinaire de l’EU qui certifie que l’animal a pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général et peut être ré-inclus dans une nouvelle étude sans dommage pour lui.

Remplacement

Conformément au principe de remplacement, des modèles non animaux (cultures cellulaires, peau reconstruite, systèmes ex vivo) ont été évalués. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire la physiopathologie de la pyodermite superficielle canine, reposant sur l’altération de la barrière cutanée, sa colonisation par une bactérie et la réponse immunitaire cutanée de l’hôte. Seul un modèle in vivo permettra d’analyser simultanément et de façon standardisée, l’induction des lésions, la dynamique infectieuse, l’inflammation et la cicatrisation, ainsi que l’évaluation clinique des stratégies thérapeutiques. Des études in vitro pourront être réalisées en amont de chacune des études de cette procédure, comme : - Des études de microbiologie permettront de caractériser les agents infectieux utilisés lors du modèle et de sélectionner des souches adaptées en évaluant leur pathogénicité et leur sensibilité aux solutions de traitement à évaluer. - Des études de toxicité des solutions de traitement à évaluer permettront d’écarter les produits toxiques ou mal tolérés.

Réduction

Dans la mesure du possible, des approches in vitro seront réalisées préalablement afin de sélectionner les meilleurs candidats de traitement pour un passage in vivo et limiter le nombre d’animaux inclus dans la procédure. Les études réalisées dans le cadre de ce projet seront conduites séquentiellement afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés et en préservant leur bien-être autant que possible. Dans chaque plan d’étude, le nombre d’animaux par groupe sera toujours argumenté et justifié de manière à optimiser leur utilisation et à en réduire leur nombre tout en s’assurant que ce nombre permettra d’atteindre l’objectif de l’étude, c'est-à-dire que les résultats de l’étude permettront de prendre une décision sur l’induction de la pyodermite et /ou le niveau d’efficacité de la/des solutions de traitement évaluées. Chaque animal sera son propre témoin. La littérature nous montre que pour ce modèle, un minimum de 6 chiens est nécessaire pour garantir des résultats exploitables. Les études de mise au point seront réalisées sur 6 à 8 chiens (dans le cas où différentes conditions devraient être étudiées, telles que l'application de germes différents). Lors des études d’évaluation de produits, 3 à 4 groupes de 6 à 8 chiens seront nécessaires (2 groupes contrôles, négatif et positif, 2 groupes traités). Les différentes études seront réalisées successivement, et les animaux pourront être réutilisés dans les études suivantes après totale guérison et une période de repos de 6 semaines minimum.

Raffinement

L’induction du modèle de pyodermite, la collecte d’échantillons et les études d’efficacité pharmacologique, requièrent une contention légère des animaux. Les animaux sont habitués à la contention et au contact des expérimentateurs en étant régulièrement manipulés. Depuis leur inclusion dans l’étude jusqu’à la dernière observation, l’état de santé général des animaux sera observé a minima 2 fois par jour pour s’assurer qu’aucune réaction non attendue est observée. Des observations locales seront également prévues a minima une fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à guérison du chien. Les examens cliniques locaux pourront cependant être plus fréquents si les besoins de l’étude le justifient, par exemple, réalisés quotidiennement tout au long de la phase expérimentale. Le personnel de l’EU en charge des observations est expérimenté et formé à reconnaitre un état de santé ou comportement anormal devant être signalé au vétérinaire de l'étude. Des points limites seront définis et précisés dans chaque plan d'étude. Si un des points limites est atteint, le chien sera immédiatement retiré de la phase expérimentale et traité. Les chiens devant être hébergés en box individuel durant la phase expérimentale (maximum 20 jours), un enrichissement compensatoire avec des jeux spécifiques (tapis de léchage) leur sera fourni. Deux à trois jours après l’induction du modèle, les chiens pourront sortir faire de l’exercice, 2 à 3 fois par semaine, en individuel et sous surveillance. Les interactions avec le personnel qualifié de l’EU seront plus fréquentes qu’en hébergement collectif. Le temps en box individuel sera ajusté à chaque étude de mise en place afin de le réduire au maximum. Il sera discuté pour chaque étude avec la SBEA. L’hébergement collectif sera privilégié pour chaque étude qui le permettra. Dès qu’un animal sera guéri, il pourra de nouveau être placé en box collectif.

Choix des espèces

Les produits vétérinaires doivent obligatoirement être testés dans l’espèce de destination. L’espèce de destination des traitements contre la pyodermite étant le chien et l’absence d’alternative à l’utilisation d’animaux justifie l’utilisation des chiens dans ce projet. Les modèles seront à mettre en place chez des chiens adultes sains avec un système immunitaire mature soit des animaux de plus de 10 mois.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
Souris : 240
Rats : 240
Chiens : 80
Cochons : 80
Macaques à longue queue : 180
Souffrances
▲ -
▲ 78
▲ 742
▲ -
Devenir
 6
 12
 33
 769

Avant tout essai chez l'humain, des candidats médicaments pour l'œil sont testés en série, à raison d'une dizaine d'études par an, sur 240 souris, 240 rats, 80 chiens, 80 cochons et 180 macaques à longue queue. Ces 820 individus reçoivent des gouttes oculaires parfois plusieurs fois par jour ou des injections dans l'œil, jusqu'à deux mois de traitement, avec prises de sang, prélèvements d'humeur aqueuse et biopsies, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur décrit dans les cas les plus marqués des paupières fermées, des rougeurs, des œdèmes de la conjonctive, une photophobie et des frottements répétés des yeux, et affirme que ces études ne sont menées que lorsqu'elles sont "indispensables". La plupart sont tués pour un examen anatomopathologique terminal, mais le champ structuré déclare 51 chiens, cochons et macaques gardés en vie, dont 33 réutilisés, 6 chiens proposés à l'adoption et 12 cochons et macaques rendus à l'élevage, ce dernier point n'apparaissant nulle part dans la narration.

Objectifs

-Contexte De nombreuses maladies des yeux ne disposent pas encore de traitements suffisamment efficaces. C'est le cas par exemple de certaines maladies de la rétine pouvant entraîner une perte de la vision, du glaucome ou encore de certaines atteintes de la surface de l'œil. Afin de répondre à ces besoins médicaux, de nouveaux médicaments sont en cours de développement. -Objectif principal Avant d'être testés chez l'Homme, les futurs médicaments doivent faire l'objet d'études de sécurité. Ces études, réalisées chez l'animal, permettent de vérifier qu'ils ne présentent pas de risques majeurs et de préparer leur évaluation lors des essais cliniques. -Finalités Ces études visent à : - identifier les éventuels effets indésirables du médicament ; - sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs ; - comprendre comment le médicament est distribué et éliminé par l'organisme ; - recueillir les informations nécessaires pour orienter la suite de son développement et préparer les études réglementaires. -Méthodologie Le candidat médicament est administré dans l'œil, en une ou plusieurs fois selon les objectifs de l'étude. Tout au long de l'étude, les animaux font l'objet d'un suivi attentif comprenant notamment : - l'observation de leur état de santé général ; - la mesure de différents paramètres biologiques ; - la réalisation d'examens ophtalmologiques ; - des prélèvements biologiques permettant d'analyser les effets du médicament. L'ensemble des résultats recueillis est ensuite analysé afin d'évaluer le profil de sécurité du candidat médicament et d'optimiser son développement. Cette approche contribue également à limiter le nombre d'études nécessaires en exploitant au mieux les données obtenues. Toutes espèces confondues, environ 10 études peuvent être réalisées chaque année.

Bénéfices attendus

Le principal bénéfice de ce projet est de contribuer au développement de traitements plus sûrs pour les maladies de l'œil. Avant qu'un nouveau médicament puisse être testé chez l'Homme, il est important de vérifier qu'il ne présente pas de risque majeur pour la santé. Les études réalisées dans le cadre de ce projet permettent d'identifier le plus tôt possible d'éventuels effets indésirables et de mieux comprendre le profil de sécurité des futurs traitements. Cette étape contribue à protéger les participants aux essais cliniques et, à terme, les futurs patients. Le projet permet également de recueillir des informations essentielles pour orienter le développement des nouveaux médicaments. Les résultats obtenus aident notamment à déterminer les doses les plus adaptées, à définir les examens de suivi nécessaires et à mieux évaluer l'équilibre entre l'efficacité attendue du traitement et ses éventuels effets indésirables. Ces études permettent aussi d'identifier les organes ou tissus qui pourraient être particulièrement sensibles au médicament. Cette connaissance facilite la détection précoce d'éventuels effets indésirables, qu'ils concernent les yeux ou d'autres parties de l'organisme. Par ailleurs, le projet contribue à identifier des indicateurs biologiques pouvant être utilisés dans les études ultérieures pour suivre l'action du traitement et détecter rapidement d'éventuels effets indésirables. Plus largement, les connaissances acquises permettent de mieux comprendre les mécanismes à l'origine de certains effets indésirables et d'améliorer les décisions prises tout au long du développement des futurs médicaments.

Procédures

Les animaux reçoivent le candidat médicament directement au niveau de l'œil (quelques secondes), soit en une seule administration, soit en plusieurs administrations selon le type de traitement étudié. La fréquence d'administration varie en fonction du médicament. Par exemple, des gouttes ophtalmiques peuvent être administrées plusieurs fois par jour, tandis que certaines injections dans l'œil peuvent être réalisées seulement une fois par mois. La durée totale du traitement peut aller jusqu'à deux mois. Lorsque des injections oculaires sont nécessaires (quelques minutes), elles sont réalisées dans des conditions de stérilité strictes, sous anesthésie locale et, si besoin, sous une anesthésie générale de courte durée afin d'assurer le confort de l'animal. Des prélèvements de sang ou d'autres échantillons biologiques (quelques minutes) peuvent également être réalisés au cours de l'étude pour analyses. Ces analyses permettent de mieux comprendre la façon dont le médicament agit dans l'organisme et d'évaluer son niveau d'exposition. Dans certains cas, de petits prélèvements de tissus ou de cellules peuvent être nécessaires (quelques minutes). Toutes ces procédures sont réalisées dans le respect des recommandations éthiques en vigueur, avec un nombre et un volume de prélèvements limités au strict nécessaire. Lorsque ces prélèvements nécessitent une intervention, celle-ci est effectuée sous anesthésie de courte durée et dans des conditions garantissant le bien-être des animaux. Des examens ophtalmologiques (quelques minutes) sont généralement réalisés avant le début du traitement, puis à intervalles réguliers pendant l'étude, et enfin à son terme. Selon la nature de l'examen, un collyre anesthésiant peut être administré afin de rendre l'œil temporairement insensible pour permettre la réalisation des mesures dans les meilleures conditions. L'ensemble de ces observations, examens et analyses permet de suivre l'état de santé des animaux, d'évaluer les effets du médicament sur l'œil et l'organisme, et de recueillir les informations nécessaires à son développement en toute sécurité.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables seront limités à une contrainte modérée. L’administration d’un candidat médicament par voie ophtalmique peut entraîner des effets indésirables oculaires, parfois accompagnés, dans les cas les plus marqués, d’effets systémiques. Ces effets peuvent être liés à l’actif étudié et/ou à la procédure d’administration, notamment lors d’injections intra- ou péri-oculaires. Chez les rongeurs comme chez les non-rongeurs, les effets indésirables oculaires se manifestent par des signes cliniques observés au niveau de l’œil et de la région périoculaire, tels qu’une fermeture des paupières, une rougeur et/ou un œdème conjonctival, un écoulement oculaire. Lors d’atteintes oculaires les plus marquées, ces effets locaux peuvent s'accompagner d'un retentissement sur le comportement de l'animal, se traduisant notamment par des frottements répétés des yeux, une photophobie, une diminution de l'activité ou une baisse de la consommation alimentaire. Outre les effets liés à l’administration de la substance étudiée, la procédure elle-même (contention, examens, prélèvements de fluides biologiques ou de tissus, etc.) peut engendrer des nuisances se traduisant par un inconfort, un stress ou une douleur de courte durée. Les administrations intra- ou périoculaires, ainsi que les prélèvements d’humeur aqueuse et biopsies sont susceptibles d’entraîner, au cours des 48 heures suivant l’intervention, une douleur légère, une diminution de l’appétit et une légère baisse de l’activité.

Devenir

Les études précliniques exploratoires de sécurité visant à évaluer les effets indésirables potentiels de candidats médicaments en ophtalmologie nécessitent, le plus souvent, la réalisation d’analyses biologiques ainsi qu’un examen anatomopathologique terminal. Cet examen permet d’évaluer les éventuels effets du candidat médicament administré par voie oculaire, tant au niveau de l’œil que des autres tissus et organes. Il permet également de déterminer l’exposition des différents tissus oculaires et de l’organisme au candidat médicament et/ou d’analyser son effet sur sa cible thérapeutique, ainsi que de réaliser toute investigation complémentaire nécessaire à son évaluation. Lorsque les objectifs de l’étude ne nécessitent pas d’analyses terminales, certains animaux non rongeurs pourront être réutilisés après validation du Vétérinaire clinicien. Une partie d’entre eux pourra être proposée à l’adoption par l’intermédiaire d’associations ou de structures d’accueil spécialisées, en accord avec les autorités compétentes.

Remplacement

Avant qu'un nouveau médicament destiné à traiter les maladies de l'œil puisse être administré à l'Homme, il doit être soigneusement évalué afin de vérifier son efficacité et sa sécurité. Plusieurs méthodes alternatives sont systématiquement intégrées dans notre stratégie d'évaluation, comme la modélisation informatique, l’utilisation de cultures cellulaires ou l’étude de tissus en laboratoire. Ces approches permettent de sélectionner les candidats médicaments les plus prometteurs et d'écarter rapidement ceux qui présentent des risques potentiels. Toutefois, ces méthodes ne permettent pas de reproduire toute la complexité d'un organisme vivant. En particulier, elles ne permettent pas d'étudier la façon dont un médicament se répartit dans l'œil et dans le reste de l'organisme, ni d'évaluer l'ensemble des réactions biologiques susceptibles de se produire après son administration. Lorsque les informations nécessaires ne peuvent pas être obtenues par ces méthodes alternatives, des études chez l'animal sont alors réalisées. Elles permettent notamment de : - évaluer les effets du médicament sur l'œil et sur l'organisme dans son ensemble, - comprendre comment le médicament est absorbé, distribué et éliminé, - vérifier que son niveau de sécurité est compatible avec une future utilisation chez l'Homme. Les études animales sont donc mises en œuvre uniquement lorsqu'elles sont indispensables et qu'aucune autre méthode validée ne permet d'obtenir les informations recherchées. Elles constituent aujourd'hui une étape importante du développement des médicaments, contribuant à garantir la sécurité des futurs participants aux essais cliniques et des patients.

Réduction

Le nombre d'animaux utilisés dans ce projet est limité au strict nécessaire, conformément aux principes éthiques applicables à la recherche animale. Pour chaque étude, le nombre d'animaux est soigneusement déterminé afin d'obtenir des résultats fiables et scientifiquement solides tout en évitant l'utilisation d'animaux en excès. Cette estimation s'appuie sur les connaissances scientifiques disponibles, l'expérience acquise lors d'études précédentes et les recommandations en vigueur. Lorsque cela est possible et sans impact sur leur bien-être ou sur la qualité scientifique des résultats, certains animaux peuvent participer à plusieurs études compatibles. Cette démarche permet de réduire davantage le nombre total d'animaux nécessaires au projet. L'objectif est ainsi de recueillir les informations indispensables au développement de nouveaux traitements tout en limitant au maximum le recours aux animaux.

Raffinement

Les procédures expérimentales sont conçues de manière à minimiser la douleur, la souffrance, le stress et les contraintes subis par les animaux. Une phase de désensibilisation et d’habituation est systématiquement mise en œuvre avant le début de l’étude afin de limiter le stress des animaux au cours des procédures expérimentales. Chaque manipulation est associée à un renforcement positif (récompenses physiques ou alimentaires). Les animaux bénéficient d'enrichissements alimentaires spécifiques distribués individuellement à la main dès leur arrivée pour favoriser une relation de confiance avec l'expérimentateur. Lorsque certains examens ou interventions sont susceptibles d'entraîner un inconfort, ils sont réalisés sous anesthésie afin de prévenir la douleur et de limiter le stress (examens approfondis des yeux, certains actes chirurgicaux). Ces interventions sont effectuées dans des conditions d'asepsie strictes afin de prévenir tout risque d'infection, des traitements antidouleur sont administrés lorsque cela est nécessaire. L'ensemble de ces mesures vise à garantir à la fois la qualité de la procédure et le confort de l'animal pendant et après celle-ci. L'état de santé et le comportement des animaux sont surveillés quotidiennement par du personnel qualifié. Des critères précis ont été définis pour détecter rapidement tout signe de douleur, d'inconfort ou de détresse. Si nécessaire, des mesures adaptées sont prises immédiatement, pouvant aller jusqu'à l'arrêt anticipé de la participation de l'animal à l'étude. Pour renforcer le suivi clinique, des systèmes de vidéosurveillance dédiés sont utilisés pour les chiens et les miniporcs. Pour certaines études, les souris sont hébergées dans des cages connectées pouvant être équipées de caméras pour détecter les anomalies 24h/7j. Les rats bénéficient également de caméras pour enregistrer leur activité jour et nuit. L'utilisation d'implants de monitoring des fonctions vitales (température) limite la contrainte sur les animaux tout en recueillant des informations importantes pour le suivi clinique. L'environnement des animaux est enrichi et adapté à leurs besoins spécifiques (jeux, objets à explorer, activités de recherche alimentaire, ambiance sonore adaptée). Les animaux sont également habitués à être manipulés de manière douce et respectueuse afin de réduire leur stress et d'améliorer leur bien-être tout au long de l'étude.

Choix des espèces

Le choix des espèces animales utilisées dans les études est guidé par des critères scientifiques et par les réglementations internationales encadrant le développement des médicaments. Selon les recommandations en vigueur, les études de sécurité sont généralement réalisées chez différentes espèces animales. Cette approche permet de mieux comprendre les effets potentiels du futur médicament et d'obtenir des données aussi fiables que possible avant son évaluation chez l'Homme. L'espèce retenue est choisie en fonction de plusieurs facteurs, notamment la manière dont l'œil est constitué et fonctionne, le mode d'administration du médicament et la façon dont celui-ci agit dans l'organisme. L'objectif est d'utiliser les espèces les plus adaptées pour répondre aux questions scientifiques posées par l'étude. Lorsque les caractéristiques du médicament le permettent et que cela est scientifiquement justifié, les études peuvent être réalisées dans une seule espèce pertinente. Cette approche contribue à limiter le nombre d'animaux utilisés tout en garantissant la qualité des données recueillies. Selon les besoins du programme de recherche et les exigences réglementaires, les études peuvent être menées chez des animaux jeunes ou adultes. Le choix est effectué au cas par cas afin de s'assurer que les résultats obtenus sont les plus pertinents possibles pour le développement du futur traitement.

  • Recherche appliquée
    • Troubles gastrointestinaux
Chiens : 140
Furets : 915
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 655
▲ 400
Devenir
 -
 10
 1045
 -

Placés seuls en cage d'observation pendant 60 à 90 minutes, des furets et des chiens reçoivent une substance par voie orale, sous-cutanée ou intraveineuse, puis sont observés jusqu'à 12 heures pour compter leurs haut-le-cœur et leurs vomissements. Pour tester un antiémétique, l'agent qui fait vomir arrive après un prétraitement de quelques jours à plusieurs semaines, et certains individus reçoivent par chirurgie un implant télémétrique qui enregistre la pression abdominale. 1 055 individus, 915 furets et 140 chiens, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère, un même individu participant en général à trois à cinq sessions, davantage sur avis du vétérinaire. Le champ structuré déclare 1 045 furets et chiens réutilisés et 10 chiens renvoyés en élevage, aucun tué, alors que le porteur écrit que les individus des procédures sévères sont tués à la fin du test et évoque un reclassement des chiens.

Objectifs

Les nausées et les vomissements constituent des effets indésirables fréquents de nombreux médicaments. Ils peuvent altérer la qualité de vie des patients, compromettre l’observance thérapeutique et conduire à l’interruption de traitements. Ces manifestations sont par exemple observées lors de traitements anticancéreux, après certaines interventions chirurgicales sous anesthésie générale ou encore avec des classes thérapeutiques plus récentes telles que les incrétines utilisées dans le traitement de l’obésité. Malgré les progrès réalisés dans leur prise en charge, les traitements disponibles ne permettent pas toujours un contrôle satisfaisant des nausées et vomissements dans toutes les situations cliniques, justifiant la poursuite des recherches visant à développer de nouvelles approches thérapeutiques et à améliorer la compréhension des mécanismes impliqués. À l'inverse, le développement de nouveaux médicaments nécessite également d'identifier les substances susceptibles d'induire une réponse émétique, afin de mieux caractériser leur profil pharmacologique et de sécurité. Les rongeurs ne possédant pas les mécanismes neurophysiologiques nécessaires à l’expression du réflexe de vomissement, le furet et le chien sont aujourd’hui considérés comme les espèces de choix pour l’évaluation préclinique de ces effets. Ces espèces présentent une physiologie de la réponse émétique proche de celle observée chez l’Homme et ont démontré leur valeur translationnelle prédictive. L’objectif du présent projet est d’évaluer les effets de substances en développement sur la réponse émétique, soit afin de caractériser leur potentiel à induire des nausées et des vomissements dans le cadre de leur évaluation de sécurité pharmacologique, soit afin d’évaluer leurs propriétés antiémétiques dans le cadre du développement de traitements destinés à prévenir, réduire ou supprimer ces manifestations. Selon les objectifs scientifiques, l’évaluation pourra porter sur une substance administrée seule ou dans des conditions représentatives de son utilisation envisagée, c'est à dire seule ou associée à d’autres composés susceptibles de moduler la réponse observée. Les données générées contribueront à l’évaluation de la sécurité et/ou de l’efficacité pharmacologique des produits étudiés et soutiendront leur développement préclinique en médecine humaine ou vétérinaire.

Bénéfices attendus

Ce projet vise à générer des données permettant d'évaluer le potentiel émétisant ou les propriétés antiémétiques de nouvelles substances. Les résultats obtenus contribueront au développement de médicaments plus sûrs et plus efficaces ainsi qu'à l'amélioration de la prise en charge des nausées et des vomissements en médecine humaine et vétérinaire.

Procédures

Dans les études évaluant le potentiel émétisant, les animaux sont placés individuellement en cage d'observation pendant une période d'habituation (généralement 60 à 90 minutes), puis reçoivent une ou plusieurs substances d'essai administrées par voie orale, sous-cutanée, intraveineuse ou autre voie adaptée. Lorsque des administrations intraveineuses sont prévues, un cathéter intraveineux peut, si nécessaire, être mis en place (durée d'environ 10 min). Les administrations durent généralement de quelques secondes à une minute. Les animaux sont ensuite observés pendant 2 à 6 heures (jusqu'à 12 heures chez le furet et 3 heures chez le chien selon les protocoles) afin de quantifier les épisodes de haut-le-cœur et de vomissements. Les animaux sont alors hébergés individuellement lors de la phase d’observation (durée maximale de 6 heures). Lorsque l'observation doit être prolongée, les animaux sont réintégrés dans leur hébergement collectif et leur comportement est enregistré par vidéo. Dans les études évaluant les propriétés antiémétiques, les animaux reçoivent dans un premier temps la substance d'essai (administration unique ou répétée pendant quelques jours à plusieurs semaines selon les objectifs de l'étude). Après une période de prétraitement adaptée, ils sont placés individuellement en cage d'observation puis reçoivent un agent émétisant de référence avant une période d'observation de 2 à 6 heures destinée à évaluer la diminution des événements émétiques. Un même animal peut participer à plusieurs sessions expérimentales, notamment pour l'évaluation de différentes doses ou conditions expérimentales, généralement dans la limite de 3 à 5 sessions séparées par une période de récupération adaptée. Si un nombre supérieur de sessions est scientifiquement justifié, celui-ci est soumis à l'avis préalable du vétérinaire. Certaines études portant sur les effets retardés nécessitent l'implantation chirurgicale unique d'un dispositif télémétrique sous anesthésie générale permettant l'enregistrement continu de la pression abdominale pendant plusieurs jours. Lorsque cela est scientifiquement justifié, jusqu'à trois prélèvements sanguins par session peuvent être réalisés sur animaux vigiles. Chaque prélèvement dure généralement moins d'une minute. Un prélèvement de liquide cérébrospinal peut également être réalisé sous anesthésie générale (durée d'environ 15 min) lorsque les objectifs de l'étude le nécessitent.

Impact sur les animaux

Les animaux sont temporairement hébergés individuellement pendant les périodes d'habituation et d'observation afin de permettre l'identification et la quantification précise des épisodes émétiques. Cet hébergement individuel de courte durée peut constituer une source de stress. Les procédures réalisées dans le cadre de ce projet visent à évaluer les effets de substances sur la réponse émétique. En conséquence, l'apparition de haut-le-cœur, de nausées et/ou de vomissements est attendue dans ces études. Comme pour toute étude évaluant de nouvelles substances, des effets indésirables non anticipés peuvent exceptionnellement survenir. Les animaux font l'objet d'une surveillance clinique régulière et tout signe clinique observé est documenté et évalué afin de mettre en œuvre les mesures appropriées si nécessaire. Selon les substances évaluées, d'autres effets pharmacologiques transitoires peuvent également être observés, tels qu'une diminution de l'activité, une hypersalivation, des crampes abdominales, une diarrhée ou d'autres signes digestifs compatibles avec leur profil pharmacologique. Selon les objectifs de l'étude, les animaux peuvent également subir les contraintes associées à l'administration des substances testées ou à des prélèvements sanguins (contention de courte durée, injections, administrations ou ponctions veineuses). Dans certains protocoles spécifiques visant à étudier les vomissements retardés, une intervention chirurgicale peut être réalisée afin d'implanter un dispositif télémétrique permettant l'enregistrement continu de paramètres physiologiques. Cette intervention peut entraîner une douleur post-opératoire transitoire, une gêne liée à la cicatrisation et une période de récupération et de surveillance clinique renforcée sont alors nécessaires.

Devenir

Pour les procédures légères ou modérées, les animaux peuvent être réutilisés après l’approbation du vétérinaire. Pour les procédures sévères, les animaux sont euthanasiés à la fin du test. Lorsque possible et après avis vétérinaire, un programme de reclassement des chiens est mis en place.

Remplacement

Les procédures décrites dans ce projet visent à évaluer les effets de substances sur la réponse émétique. La réponse émétique résulte de l'intégration de mécanismes complexes impliquant le système nerveux central et périphérique, le tractus gastro-intestinal ainsi que de nombreux médiateurs neurochimiques. A ce jour, aucune méthode alternative validée ne permet de reproduire l'ensemble de ces interactions physiologiques ni de prédire de manière fiable l'apparition ou l'inhibition d'événements émétiques. Les modèles in vitro, ex vivo ou in silico peuvent contribuer à la compréhension de certains mécanismes d'action mais ne permettent pas de remplacer l'utilisation d'animaux pour l'évaluation intégrée de la réponse émétique. Le recours à l'animal demeure donc nécessaire pour atteindre les objectifs scientifiques de ce projet.

Réduction

La réduction du nombre d’animaux utilisés dans le cadre de ce projet repose en premier lieu sur la réutilisation des animaux entre différentes sessions, lorsque cela est compatible avec leur état de santé et les objectifs scientifiques de l’étude. Les plans expérimentaux sont optimisés afin de maximiser les informations obtenues à partir d’un même groupe d’animaux tout en conservant une sensibilité suffisante pour répondre aux objectifs scientifiques de l’étude. Dans le cadre de l’évaluation du potentiel émétisant de nouvelles substances, une approche séquentielle est privilégiée. Les composés sont évalués progressivement et seules les doses ou conditions pertinentes sont investiguées, limitant ainsi le nombre d’animaux nécessaires. Ces études incluent généralement 6 furets ou 5 chiens par condition expérimentale. Dans le cadre de l’évaluation des propriétés antiémétiques, les études incluent généralement 8 furets ou 5 chiens par groupe, permettant une comparaison statistique appropriée entre les groupes expérimentaux et les groupes contrôles tout en limitant le nombre d’animaux utilisés. Lorsque cela est scientifiquement pertinent, plusieurs objectifs expérimentaux ou prélèvements complémentaires peuvent être intégrés au sein d’une même étude afin d’éviter la réalisation d’expériences supplémentaires.

Raffinement

Les mesures de raffinement s'intégrant à la règle des 3Rs vont consister en un suivi des points limites clairement définis et spécifiques pour chaque procédure, permettant de stopper l'étude et/ou d'euthanasier, de façon précoce, tout animal présentant des signes de douleur, de souffrance ou d'angoisse (incluant une surveillance de l'aspect général et un suivi du poids). De plus, les animaux sont suivis par le vétérinaire et manipulés fréquemment par des techniciens préalablement formés et attentifs, prêts à agir lorsque les critères d'interruption prédéfinis sont atteints. Lorsque plusieurs sessions sont prévues au cours d'une même étude, une période de récupération d'au moins une semaine est respectée entre deux sessions afin de permettre un retour à l'état physiologique normal des animaux. Par ailleurs, un enrichissement complet est fourni quotidiennement aux animaux. Celui-ci comprend notamment une litière adaptée, un tunnel, une plateforme, des jouets, des objets à ronger ainsi que la présence de congénères, sauf lorsque l'hébergement individuel est imposé temporairement par la procédure. Lorsque nécessaire, les animaux sont anesthésiés et analgésiés. Le protocole d'anesthésie et d'analgésie est défini par un vétérinaire afin de réduire au maximum toute douleur ou sensation de souffrance. Lorsque cela est possible, un système d’analyse vidéo est mis en place afin de permettre une observation simultanée et non invasive de l’ensemble des animaux, tout en limitant les manipulations nécessaires à leur suivi.

Choix des espèces

Les études seront réalisées chez le furet ou le chien, deux espèces adaptées à l'évaluation préclinique des nausées et vomissements. Le furet constitue le modèle de référence dans ce domaine en raison de sa bonne valeur translationnelle vers l'Homme. Le chien peut également être utilisé selon les caractéristiques de la substance étudiée. Contrairement aux rongeurs, ces deux espèces possèdent un réflexe de vomissement fonctionnel. Des furets et des chiens adultes seront utilisés conformément aux données historiques de l'établissement et aux recommandations de la littérature scientifique. L'utilisation d'animaux adultes permet de garantir la maturité physiologique des animaux et la comparabilité des résultats avec les données de référence disponibles.

  • Tests réglementaires
    • Contrôles de qualité
Souris : 1800
Cochons d'Inde : 1500
Chats : 300
Chiens : 600
Souffrances
▲ -
▲ 900
▲ 3300
▲ -
Devenir
 250
 -
 300
 3650

Tous les cobayes sont tués après une prise de sang dans le cœur sous anesthésie, tandis que chiens, chats et souris peuvent être réutilisés ou adoptés selon un "arbre décisionnel", les autres étant tués. 4 200 animaux non-humains, 1 800 souris, 1 500 cobayes, 600 chiens et 300 chats, vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré. Le porteur prévoit jusqu'à 200 chiens réutilisés et 200 adoptés, 50 chats réutilisés et 50 adoptés, 50 souris réutilisées pour le maintien des compétences du personnel. Éveillés, les chiens reçoivent deux à cinq injections de vaccin et deux prises de sang, les chats une injection de dix doses, et les cobayes jusqu'à trois injections pouvant provoquer des nodules. Ces tests servent à libérer des lots commerciaux de vaccins vétérinaires pour chiens, chats et chevaux, et le porteur affirme que la "nécessité" d'y employer des animaux non-humains provient de la réglementation.

Objectifs

Le projet a pour objectifs de confirmer l’innocuité, de déterminer l’activité sérologique (efficacité) de formulations vaccinales, ainsi que de confirmer l’innocuité d’adjuvants entrant dans la composition de vaccins mais également les stabilités des lots commerciaux ainsi que les lots pilotes utilisant des techniques libératoires. Ces objectifs doivent être respectés afin d’être en conformité avec les exigences réglementaires de la Pharmacopée Européenne et des pays tiers destinataires, dans la constitution d’un dossier d’AMM et pour la fabrication d’un vaccin commercial (numéro des monographies dans les procédures expérimentales). Les tests sont effectués sur espèce cible (chien et chat) ou sur espèce alternative (rongeurs) pour limiter le recours à l’espèce cible. Cette alternative peut être réalisée lorsqu’une équivalence entre les modèles animaux a pu être démontrée. La Pharmacopée Européenne demande la démonstration de résultats, dont certains doivent être obtenus chez l’animal.

Bénéfices attendus

Ces tests garantissent la qualité du produit pour les animaux et leur environnement. Ces tests garantissent une commercialisation de vaccins sûrs et efficaces pour l’animal. Les tests ont lieu selon le cadre approuvé par les autorités réglementaires. Ces tests permettent la libération d’un nombre important de doses de vaccins améliorant considérablement la santé et le confort des animaux de compagnie ainsi que des propriétaires.

Procédures

Pour les chats : 1 administration de 10 doses de vaccin en sous-cutanée de 1ml/animal, en vigile (avec sac de contention en fonction du comportement de l'animal). L'acte est inférieur à 1 minute. Aucun prélèvement n'est prévu pour les chats. Pour les chiens : 2 à 5 administrations de dose de vaccin en sous-cutanée de 2 à 5ml/animal en vigile. 1 prélèvement à J0 et en final de 8ml (pour une seule technique). L'acte est inférieur à 1 minute. Pour les souris : 1 administration en intrapéritonéale ou sous-cutanée de 0.5ml/animal en vigile. L'acte est inférieur à 1 minute. Pas de prélèvement sanguin pour la souris. Pour les cobayes : 1 à 3 administrations en sous-cutanée (2 max) ou en intramusculaire (3 max) ou en intrapéritonéale ( 2 max) de 0.5ml à 2ml/animal en vigile. Pas de prélèvement intermédiaire. Un prélèvement terminal de 8ml en intracardiaque sur animal anesthésié. L'acte est inférieur à 1 minute.

Impact sur les animaux

Les contentions peuvent générer du stress chez l’animal. Les administrations ainsi que les prélèvements sanguins peuvent provoquer une douleur légère et de l’inconfort au moment du geste. Les cobayes peuvent déclencher des nodules. En cas de signes cliniques non attendus ou concomitants, des points limites sont appliqués.

Devenir

Les tests d'innocuité et d'activité ne requiert pas l'euthanasie des animaux pour les animaux de compagnie. Un arbre décisionnel est appliqué afin de pouvoir réutiliser les animaux, les placés ou les faire adopter. Les animaux ne pouvant être réutilisés, placés ou adoptés seront euthanasiés. En fonction des études antérieures et si leur statut le permet, les animaux peuvent être réutilisés dans d’autres projets. La réutilisation de l’animal est de la responsabilité du vétérinaire désigné qui évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale. En fonction du produit administré et de l’état de l’animal et si les circonstances le permettent (acquéreur sérieux, bonnes conditions d’accueil après examen du candidat par la SBEA), les chiens et les chats peuvent être adoptés. Le placement de l’animal est de la responsabilité du vétérinaire désigné qui évalue le bien-être des animaux à la fin de la procédure expérimentale. Pour les tests sur rongeurs : les souris peuvent être réutilisées dans le cadre du maintien de compétences du personnel. Quant aux cobayes, ils sont tous euthanasiés du fait du prélèvement terminal.

Remplacement

La nécessité de l’utilisation d’animaux provient de la réglementation en vigueur sur ces tests, en conformité avec la pharmacopée du pays destinataire. Ils permettent de démontrer l’innocuité, l’activité sérologique et la pureté. Les tests in vitro sont actuellement inexistants pour remplacer totalement le modèle in vivo.

Réduction

Le nombre d’animaux est imposé par la réglementation. Une réduction du nombre d’animaux est possible grâce à la mise en commun de lots témoins servant de référence chez les rongeurs. De plus, un travail de réduction a été mis en place par les Affaires réglementaires permettant de libérer certains vaccins par une technique in vitro. Enfin, la vaccination précoce chez le chien permet de réutiliser l'animal sur d'autres tests libératoires entrainant une réduction du nombre d'animaux utilisés.

Raffinement

Tous les animaux de compagnie passent par une phase d’acclimatation à leur nouvel environnement pendant au moins quatre jours avant le début du test, cette phase est d’au moins deux jours pour les rongeurs. Le personnel est compétent pour identifier les cas pour lesquels l’animal n’est plus dans sa zone de confort. Tous les animaux bénéficient d’un suivi clinique quotidien et d’une observation supplémentaire en cas d’apparition de signes d’alertes. En cas d'apparition de nodule chez le cobaye, des analgésiques et des anti-inflammatoires sont mis en place. En cas de plaie, un désinfectant est utilisé. De plus, un vétérinaire désigné est présent sur le site. En cas de besoin, le technicien a recours à son expertise. Les conditions d’hébergement varient selon l’espèce et l’âge des animaux pour maximiser leur confort et leur bien-être. Tous les animaux sont hébergés en groupe. Des enrichissements du milieu ont été mis en place dans les hébergements. Pour le chien, des paniers ou des bancs de couchage sont ajoutés et pour le chat, des volières et/ou des rampes sont installées. Si les conditions et les chats le permettent, des tunnels sont ajoutés. Un grand nombre de jouets est disponible avec un roulement toutes les semaines pour diversifier le jeu. Le technicien peut aussi jouer avec eux à l’aide d’un laser. Pour les rongeurs des enrichissements ont été instaurés dans les hébergements. Des copeaux pressés sont disposés dans la cage, un igloo ou hutte transparente colorée pour les souris ainsi qu’une hutte transparente colorée pour les cobayes. Du foin irradié est fourni aux cobayes. La Structure du Bien-Etre Animal (SBEA) garantit l’amélioration des techniques de soins et des conditions de vie des animaux.

Choix des espèces

Ce sont les espèces cibles pour le chien et le chat. Les souris et cobayes servent d’espèces alternatives pour réduire le nombre de tests faits sur les animaux de compagnie. En fonction des différents tests appliqués, le stade de développement des animaux varie. Les chiens doivent être âgés d’au moins 8 semaines et les chats doivent avoir entre 2 et 3 mois. Les cobayes doivent peser entre 250 et 450 grammes. Pour les techniques sur souris, les rongeurs doivent être âgés de 4-5 semaines ou peser entre 10 et 22 grammes en fonction des tests. Ces stades de développement correspondent aux âges requis pour répondre à la Pharmacopée Européenne et au dossier déposé aux autorités.

  • Production de routine
  • Recherche appliquée
    • Toxicologie (hors obligations réglementaires)
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
    • Toxicologie et autres tests de sécurité
Chiens : 2340
Souffrances
▲ -
▲ 804
▲ 1536
▲ -
Devenir
 -
 -
 228
 2112

Évaluer la toxicité de plus d'une centaine de candidats médicaments avant leur premier essai chez l'humain occupe 2 340 chiens, dans des procédures d'un niveau de souffrance léger à modéré. Ils reçoivent le produit par voie orale, intramusculaire, sous-cutanée ou intraveineuse, le plus souvent chaque jour, au fil d'études qui durent d'un jour à 52 semaines, et peuvent subir jusqu'à une vingtaine d'interventions par semaine, prélèvements sanguins compris. Certains portent un émetteur de télémétrie implanté chirurgicalement pour enregistrer leurs paramètres cardiovasculaires, et peuvent être mis à mort quand la durée de vie de cet émetteur arrive à échéance. Sur l'ensemble, 2 112 chiens sont tués, le plus souvent pour l'analyse histopathologique de leurs organes, et 228 sont réutilisés dans une autre étude quand le vétérinaire juge leur état clinique compatible avec un nouveau composé.

Objectifs

Dans un cadre réglementaire, le projet réalisé vise à permettre l'évaluation du potentiel toxique d'un candidat médicament ainsi que l'évaluation de ses paramètres pharmacocinétiques (absorption, distribution, métabolisme et élimination), pharmacodynamiques et de biodistribution dans le cadre de son développement préclinique. Cette évaluation chez une espèce non-rongeur est indispensable pour chaque nouveau candidat médicament avant de démarrer les essais cliniques chez l'homme, et avant toute autorisation de mise sur le marché. Ce projet permet également d’évaluer la tolérance/sécurité du candidat-médicament dans l’espèce cible dans le cadre du développement du médicament vétérinaire. Il est estimé que plus d’une 100aine de candidats médicaments seront évalués dans ce projet.

Bénéfices attendus

Le développement de composés pharmaceutiques requiert des explorations in vivo chez une espèce non-rongeur ainsi que des études réglementaires à proprement parler. Ces études peuvent être demandées par les autorités réglementaires, pour affiner ou mettre en place des conditions expérimentales, ou pour répondre à des questions de sécurité. Ces études peuvent donc servir à affiner les expériences en amont des études réglementaires qui devront être réalisées par la suite, en permettant de limiter le nombre global d'animaux utilisés dans le développement d'un produit. Elles peuvent aussi directement contribuer à assurer la sécurité non-clinique des médicaments en comprenant mieux leurs mécanismes. La réalisation de ce projet est indispensable à la réalisation de la première administration chez l'Homme.

Procédures

Traitements répétés : Les animaux sont traités, par différentes voies (principalement orale et injection intramusculaire, sous-cutanée ou intraveineuse) le plus souvent de façon journalière, hebdomadaire ou mensuel (pour des composés biologiques), avec le candidat médicament. La durée des administrations est généralement rapide (quelques secondes à quelques minutes) et peut atteindre 3 heures maximum, dans le cas de perfusions intraveineuses. La durée des études peut être courte (un jour) ou longue (en général de 1, 3 ou 6 mois voire 52 semaines pour les études règlementaires). Des prélèvements sanguins (sur animal vigile ou sous anesthésie) et recueils urinaires sont également possibles pour bilan hémato-biochimique, pharmacocinétique/pharmacodynamie ou biodistribution ou hormonal par exemple ; ils sont réalisés à une fréquence et aux volumes conformes aux recommandations éthiques en vigueur. Tout prélèvement dépassant ces recommandations devra être justifié et fera l'objet d'une réévaluation (balance bénéfice/ contrainte pour l'animal) en amont du démarrage de chaque étude. La manipulation des animaux durant les interventions est généralement inférieure à 1 heure par animal par jour (en considérant, par exemple, une journée avec 1 administration + 6 prélèvements sanguins soit environ 30 min). Jusqu’à une vingtaine d’interventions peuvent être réalisées par animal et par semaine (en considérant, par exemple, une administration quotidienne et 12 prélèvements sanguins dans la semaine). Une mise en diurèse, n’excédant pas 16h, est aussi possible.

Impact sur les animaux

Les effets indésirables ou nuisances attendus correspondent essentiellement : - aux effets pharmacologiques du produit administré, - à l’inconfort lié aux procédures (prélèvements, administration répétée), - aux effets systémiques (ex : pertes de poids, baisse de consommation alimentaire) qui peuvent être observés, - à la sédation/anesthésie générale requises pour certaines procédures (prélèvements de biopsie, implantations chirurgicales d’émetteurs de télémétrie), - à la chirurgie (par exemple pour implanter un emetteur de télémétrie pour l’enregistrement des paramètres cardiovasculaires) et aux effets indésirables post-opératoires éventuels, - conditions d’hébergement en individuel quand requis par les procédures (ex : pour suivre la consommation alimentaire individuelle). L’hébergement individuel ne peut excéder 4h par jour. Les seules exceptions sont pour la collecte d’urine sur la nuit (sur une période de 16h maximum) et pour les enregistrements des paramètres cardiovasculaires (sur une période de 26h selon la technologie utilisée).

Devenir

Procédure 1 : études préliminaires Les animaux impliqués dans ce type d’études peuvent être ré-utilisés dans une étude si aucune analyse histopathologique n’est requise en fin d’étude, que le type de composé testé est compatible avec une réutilisation de l’animal, et que leur état clinique le permet, après évaluation par le vétérinaire. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leur lieu d'hébergement habituel. Des animaux utilisés avec suivi de télémétrie lors de ces études peuvent être euthanasiés en fin de procédure si la durée de vie de l’émetteur implanté arrive à échéance. Procédure 2 : Étude de toxicologie subchronique (2 à 4 semaines) et chronique (13 à 52 semaines) chez le chien Les études de toxicologie règlementaire incluent généralement une analyse histopathologique pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus. Les animaux sont euthanasiés à l’issue de la procédure. Procédure 3 : Evaluation des fonctions cardiovasculaire et respiratoire chez le chien conscient par télémétrie Les animaux de la procédure 3 sont ensuite utilisés dans les procédures 1 et 2. Leur finalité relève des procédures 1 et 2. Procédure 4 : -Les animaux impliqués dans ce type d’études peuvent être ré-utilisés dans une étude si aucune analyse histopathologique n’est requise en fin d’étude, que le type de composé testé est compatible avec une réutilisation de l’animal, et que leur état clinique le permet, après évaluation par le vétérinaire. Dans ce cas, les animaux sont remis dans leur lieu d'hébergement habituel. -En parallèle des prélèvements sanguins, réalisés au cours de l’étude, l’évaluation de la pharmacocinétique, de la pharmacodynamie et de la biodistribution, peut nécessiter des euthanasies intermédiaires et/ou terminale afin d’effectuer des prélèvements tissulaires et/ou une analyse histopathologique selon les différents temps de prélèvements définis dans l’étude. Ceci pour permettre l'évaluation de l'exposition du composé ou des composés dans le tissu cible, et /ou pour évaluer les potentiels effets toxiques sur les organes et tissus, respectivement. Dans ce cas, les animaux seront euthanasiés en fin d’étude.

Remplacement

L’évaluation de la toxicité ainsi que l’évaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie de candidats médicaments selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, et ces études ne peuvent pas être réalisées in vitro. Il n'existe pas encore de méthode alternative in vitro pour mettre en évidence certains effets, et pour ce type de procédures de traitement identiques à celles utilisées chez l'homme ou chez l’animal (produit vétérinaire), en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant, et en particulier des réponses immunitaires et des différentes phases d’absorption, de métabolisme, de distribution et d’élimination du/des composé(s).

Réduction

Le nombre d'animaux par groupe est le minimum permettant une analyse statistique fiable, conformément aux recommandations des lignes directrices. En se basant sur des tests statistiques, comprenant a minima des tests de normalité, d’analyse de la variance et tests comparant les moyennes des groupes. Le nombre d’animaux utilisés est le minimum possible en fonction de ces considérations et des objectifs de l’étude. En incluant dans une même étude (i.e. sur les mêmes animaux), l’évaluation toxicologique et l’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité, le nombre d’animaux utilisés est très nettement réduit. Dans le cadre d’une évaluation de la pharmacocinétique et de la pharmacodynamie en étude indépendante, le nombre d'animaux par groupe est très variable en fonction du design de l’étude et du nombre de doses testées. En effet, des animaux des deux sexes seront utilisés uniquement pour permettre l'évaluation de l'effet du sexe sur les paramètres pharmacocinétiques et pharmacodynamiques et sur la biodistribution. Par ailleurs, il peut y avoir une comparaison avec des composés de référence, un criblage de plusieurs produits, etc… Mais le nombre d’animaux par groupe correspondra au minimum permettant une analyse statistique fiable, conformément aux recommandations des lignes directrices (ICH S3 M2, ICH S3). Afin de limiter le nombre d'animaux utilisés, certains animaux peuvent être utilisés plusieurs fois pour tester différents produits à condition de respecter une période de repos et sous réserve de l'avis favorable du vétérinaire sanitaire.

Raffinement

L'état général des animaux est surveillé quotidiennement à plusieurs reprises. L’attention portée aux animaux et leur surveillance clinique sont adaptées aux études, en tenant compte des points limites éthiques établis par procédure. Les paramètres suivants sont contrôlés régulièrement (selon les signes attendus) afin d’évaluer l’état de santé des animaux. Tout symptôme est signalé au Directeur d’étude et au vétérinaire. pour application des points limites (ex. en cas de plaie et/ou douleur, possibilité de traitement avec un cicatrisant cutané local et/ou un anti-inflammatoire, un antibiotique). D’autres traitements peuvent être mis en place suivant les recommandations des vétérinaires, selon les observations, conditions d’expérimentation. Des points limites sont définis pour envisager les situations où il s'avère nécessaire d'arrêter le traitement ou d'euthanasier précocement un animal. Une attention est portée à l'enrichissement environnemental (ex. types de jeux, nourriture, renforcement positif, habituation suffisante aux procédures, …). L’aménagement des box avec des rampes, plateformes, une communication entre les box permet aux animaux d’exprimer les comportements physiologiques et activités qu’ils auraient dans leur habitat naturel, tel que courir, grimper et sauter. Des séances de caresses et/ou de sociabilisation peuvent également être effectuées. L’hébergement est groupé permettant les interactions sociales entre congénères, mais individuel si dicté par l’objectif de l’expérimentation ou en cas d'incompatibilité sociale ou si l’état de l’animal l’exige. La justification scientifique de l'hébergement individuel doit être apportée et des éléments d'enrichissement supplémentaires sont utilisés (ex. jeux, contacts humains plus fréquents). L’évaluation des paramètres de pharmacologie de sécurité est effectuée par télémétrie, permettant l’obtention de données fiables, sur des périodes de temps prolongées, et avec des contraintes sur l’animal minimisées. L'évaluation pharmacocinétique et pharmacodynamique d'un ou de plusieurs composés administrés se fait généralement à des doses pharmacologiques (donc faibles et similaires à celles utilisées chez l'Homme) et avec l'ensemble des voies administrations utilisées chez l'homme ou l'animal pour les produits vétérinaires.

Choix des espèces

L’évaluation de la toxicité et la sécurité de candidats médicaments (pour la santé humaine et animale), selon les règlementations en vigueur nécessite encore l’utilisation d’animaux, une espèce rongeur et une espèce non-rongeur. Ce projet décrit ces études pour l’espèce chien. Les études sont menées en fonction de ce qui est prévu ensuite chez l’Homme (mode d’administration, durées de traitement…). Pour les médicaments vétérinaires, les études sont généralement à réaliser dans l’espèce cible, telle que le chien, compte tenu de la spécificité de chaque espèce animale. L'évaluation de la toxicité d'un candidat médicament ne peut pas être réalisée in vitro. Il n'existe pas de méthode alternative in vitro pour ce type de procédures de traitement identiques à celles utilisées chez l'homme (ou chez le chien pour les produits vétérinaires destinés à cette espèce), en raison notamment de la complexité que représente un organisme vivant. Les chiens sont usuellement âgés de 4 à 9 mois au début de l'étude. Des animaux plus jeunes, mais sevrés (à partir de 8 semaines), de même que des animaux adultes plus âgés (12 à 24 mois) peuvent être utilisés, pour que les animaux d’études soient représentatifs de la population cible.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Chiens : 224
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 224
▲ -
Devenir
 -
 -
 224
 -

Tonte, abrasion de la peau à la bande adhésive puis au dermaroller, avant l'application de bactéries destinées à provoquer une infection cutanée : 224 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Les lésions attendues sont des rougeurs, des papules, des pustules et des croûtes, avec des démangeaisons, certains prélèvements se faisant par introduction d'une aiguille dans la lésion. Chaque chien porte une collerette pour l'empêcher de se lécher et vit en box individuel jusqu'à vingt jours, le temps que l'infection provoquée guérisse d'elle-même, l'ensemble servant à tester des traitements vétérinaires présentés comme une réponse à l'antibiorésistance. Aucun de ces chiens n'est tué : ils rejoignent le "stock des animaux hébergés dans les locaux" de l'établissement et pourront être réutilisés dans une étude suivante après guérison complète et six semaines de repos.

Objectifs

La pyodermite canine représente l'un des motifs de consultation les plus fréquents en médecine vétérinaire. C’est une infection bactérienne cutanée généralement causée par des bactéries. Lorsque la barrière cutanée est altérée, les bactéries commensales de la peau peuvent proliférer de manière excessive, entraînant un déséquilibre bactérien et une réponse inflammatoire locale. La pyodermite peut être classée en plusieurs catégories selon la profondeur de l’infection et les couches de peau affectées (de surface, superficielle ou profonde). Les chiens atteints de pyodermite présentent une barrière cutanée altérée avec la présence de croûtes, de pustules, de papules et des zones d’alopécie. La qualité de vie de l’animal est affectée, il se gratte et se lèche, ce qui peut augmenter l’infection.Les traitements classiques actuels reposent l'utilisation de topiques antiseptiques et l'utilisation d'antibiotiques par voie systémique. Cependant, l'augmentation de l’émergence de la résistance aux antimicrobiens des bactéries limite considérablement les options thérapeutiques et le traitement de la pyodermite devient alors un défi. Ce projet s’inscrit dans une démarche de développement de nouveaux traitements vétérinaires, pharmaceutiques ou non. Il se décomposera en 2 procédures: mise en place d’un modèle expérimental de pyodermite superficielle imitant étroitement la maladie naturelle et évaluation de l’efficacité de nouveaux traitements de la pyodermite en vue d’optimiser et de réduire l’utilisation des antibiotiques lorsqu'ils s'avèrent nécessaires. Ces nouveaux traitements permettront également de limiter les conséquences de la maladie et amélioreront de façon notable le bien-être de l’animal. Le modèle de pyodermite sera mis en place d’après des modèles décrits dans la littérature. Les traitements seront testés chez l’espèce de destination et de ce fait une sélection préalable de solutions de traitement ne présentant pas de risque pour l’animal sera réalisée (excipient, volume à administrer…). Les traitements pourront être administrés par voie topique (sprays, mousses, gels, shampooings) ou par voie systémique (alternatives aux antibiotiques ou complémentaires aux antibiotiques)dans le strict respect des bonnes pratiques vétérinaires d’administration.

Bénéfices attendus

La pyodermite canine est due à la prolifération opportuniste de bactéries. Les traitements classiques actuels reposent sur l'administration d'antibiotiques systémiques et l'utilisation de topiques antiseptiques. Cependant, l'augmentation de l’émergence de la résistance aux antimicrobiens des bactéries limite considérablement les options thérapeutiques et le traitement de la pyodermite devient alors un défi. L’objectif de ce projet est de répondre à cette problématique d’antibiorésistance avec des solutions alternatives et/ou complémentaires aux traitements antibiotiques limitant ainsi leur utilisation tout en préservant l’environnement et la santé humaine. La recherche de nouveaux traitements pour un contrôle efficace et sûr de la pyodermite doit être évaluée sur l’espèce cible présentant les caractéristiques de la maladie. La mise en place et la maitrise d’un modèle de pyodermite superficielle induisant des signes cliniques similaires aux lésions cutanées observés chez les chiens souffrant de pyodermite spontanée, permettront d’évaluer l’efficacité d’un traitement dans des conditions contrôlées, d’améliorer les phases de screening de nouvelles solutions alternatives aux antibiotiques et ainsi de sélectionner plus rapidement et de façon plus sûre, des solutions présentant une probabilité importante de succès de guérison sur un nombre optimisé d’animaux. Ainsi, ces traitements permettront d’améliorer l’état et le bien-être du chien (plus de grattage, ni léchage) tout en préservant son microbiome cutané. Ces nouveaux traitements participeront à améliorer le confort d'application et d'utilisation par rapport à l'existant (spot on, durée de traitement réduit...).

Procédures

- Préparation des zones de peau à infecter, tonte et légère abrasion avec une bande adhésive (« tape stripping ») puis au dermaroller - 1x par procédure – quelques minutes - Administration du (des) traitements : • Par voie topique par spray, shampooing - 1 à plusieurs applications par semaines pendant 1 à 4 semaines selon le traitement – maximum 5 mn • Par voie générale - 1 administration unique – 1 mn - Prélèvements • Microbiologiques – 1 prélèvement/zone testée - 1 fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction, puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à la guérison spontanée (maximum 20 jours) - 2 mn par prélèvement. • Cytologiques, – 1 prélèvement/zone testée - 1 fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction, puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à la guérison spontanée (maximum 20 jours) - 2 mn par prélèvement.

Impact sur les animaux

1/L’induction du modèle de pyodermite, la collecte d’échantillons et les études d’efficacité pharmacologique requièrent une contention légère et de très courte durée des animaux, pouvant induire un stress léger. 2/L’induction d’une pyodermite superficielle induira des lésions cutanées attendues au niveau des zones testées (ex: érythème, papules/pustules, croûtes). Ces lésions pourront entrainer du prurit et donc être source d'inconfort pour le chien. 3/Prélèvements cytologiques: certains prélèvements pourront se faire par aspiration, c'est-à-dire via l'introduction d'une aiguille dans la lésion cutanée observée, pouvant induire une légère douleur pour l'animal au moment de la ponction. 4/Mobilité réduite: pour éviter le léchage qui pourrait aggraver les symptômes infectieux, les chiens devront porter une collerette pouvant générer un léger stress et inconfort. 5/Afin d’éviter toute contamination croisée entre les chiens (contamination de la zone inoculée par la flore buccale et/ou par les germes de différentes souches qui pourront être appliqués sur les différents chiens), ils seront hébergés en box individuel au maximum 20 jours ce qui pourra induire du stress pour l'animal. L’hébergement collectif sera privilégié pour chaque étude qui le permettra.

Devenir

Tous les animaux utilisés dans le projet seront réintroduits dans le stock des animaux hébergés dans les locaux de l’EU. Les études de ce projet seront conduites séquentiellement afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Les animaux pourront être réutilisés dans chaque étude du projet après totale guérison et une période de repos de 6 semaines minimum. L’effet cumulatif est évalué par le vétérinaire de l’EU en collaboration avec le(s) directeurs(s) d’étude(s) selon le type de produits administrés. Les animaux peuvent être réutilisés après une période de repos suffisante entre 2 études pour s’assurer de l’élimination totale de l’organisme du dernier traitement administré ; cette durée ne peut être inférieure à 10 fois la demi-vie du produit si celle-ci est connue ou 1 mois si celle-ci n’est pas connue. De plus, tout animal réutilisé fait l’objet d’une visite du vétérinaire de l’EU qui certifie que l’animal a pleinement recouvré son état de santé et de bien-être général et peut être ré-inclus dans une nouvelle étude sans dommage pour lui.

Remplacement

Conformément au principe de remplacement, des modèles non animaux (cultures cellulaires, peau reconstruite, systèmes ex vivo) ont été évalués. Toutefois, ces approches ne permettent pas de reproduire la physiopathologie de la pyodermite superficielle canine, reposant sur l’altération de la barrière cutanée, sa colonisation par une bactérie et la réponse immunitaire cutanée de l’hôte. Seul un modèle in vivo permettra d’analyser simultanément et de façon standardisée, l’induction des lésions, la dynamique infectieuse, l’inflammation et la cicatrisation, ainsi que l’évaluation clinique des stratégies thérapeutiques. Des études in vitro pourront être réalisées en amont de chacune des études de cette procédure, comme : - Des études de microbiologie permettront de caractériser les agents infectieux utilisés lors du modèle et de sélectionner des souches adaptées en évaluant leur pathogénicité et leur sensibilité aux solutions de traitement à évaluer. - Des études de toxicité des solutions de traitement à évaluer permettront d’écarter les produits toxiques ou mal tolérés.

Réduction

Dans la mesure du possible, des approches in vitro seront réalisées préalablement afin de sélectionner les meilleurs candidats de traitement pour un passage in vivo et limiter le nombre d’animaux inclus dans la procédure. Les études réalisées dans le cadre de ce projet seront conduites séquentiellement afin d’obtenir les informations scientifiques nécessaires tout en minimisant le nombre d’animaux utilisés et en préservant leur bien-être autant que possible. Dans chaque plan d’étude, le nombre d’animaux par groupe sera toujours argumenté et justifié de manière à optimiser leur utilisation et à en réduire leur nombre tout en s’assurant que ce nombre permettra d’atteindre l’objectif de l’étude, c'est-à-dire que les résultats de l’étude permettront de prendre une décision sur l’induction de la pyodermite et /ou le niveau d’efficacité de la/des solutions de traitement évaluées. Chaque animal sera son propre témoin. La littérature nous montre que pour ce modèle, un minimum de 6 chiens est nécessaire pour garantir des résultats exploitables. Les études de mise au point seront réalisées sur 6 à 8 chiens (dans le cas où différentes conditions devraient être étudiées, telles que l'application de germes différents). Lors des études d’évaluation de produits, 3 à 4 groupes de 6 à 8 chiens seront nécessaires (2 groupes contrôles, négatif et positif, 2 groupes traités). Les différentes études seront réalisées successivement, et les animaux pourront être réutilisés dans les études suivantes après totale guérison et une période de repos de 6 semaines minimum.

Raffinement

L’induction du modèle de pyodermite, la collecte d’échantillons et les études d’efficacité pharmacologique, requièrent une contention légère des animaux. Les animaux sont habitués à la contention et au contact des expérimentateurs en étant régulièrement manipulés. Depuis leur inclusion dans l’étude jusqu’à la dernière observation, l’état de santé général des animaux sera observé a minima 2 fois par jour pour s’assurer qu’aucune réaction non attendue est observée. Des observations locales seront également prévues a minima une fois durant la phase d’acclimatation, à J0, les 5 jours suivants la phase d’induction puis tous les 2 à 4 jours jusqu’à guérison du chien. Les examens cliniques locaux pourront cependant être plus fréquents si les besoins de l’étude le justifient, par exemple, réalisés quotidiennement tout au long de la phase expérimentale. Le personnel de l’EU en charge des observations est expérimenté et formé à reconnaitre un état de santé ou comportement anormal devant être signalé au vétérinaire de l'étude. Des points limites seront définis et précisés dans chaque plan d'étude. Si un des points limites est atteint, le chien sera immédiatement retiré de la phase expérimentale et traité. Les chiens devant être hébergés en box individuel durant la phase expérimentale (maximum 20 jours), un enrichissement compensatoire avec des jeux spécifiques (tapis de léchage) leur sera fourni. Deux à trois jours après l’induction du modèle, les chiens pourront sortir faire de l’exercice, 2 à 3 fois par semaine, en individuel et sous surveillance. Les interactions avec le personnel qualifié de l’EU seront plus fréquentes qu’en hébergement collectif. Le temps en box individuel sera ajusté à chaque étude de mise en place afin de le réduire au maximum. Il sera discuté pour chaque étude avec la SBEA. L’hébergement collectif sera privilégié pour chaque étude qui le permettra. Dès qu’un animal sera guéri, il pourra de nouveau être placé en box collectif.

Choix des espèces

Les produits vétérinaires doivent obligatoirement être testés dans l’espèce de destination. L’espèce de destination des traitements contre la pyodermite étant le chien et l’absence d’alternative à l’utilisation d’animaux justifie l’utilisation des chiens dans ce projet. Les modèles seront à mettre en place chez des chiens adultes sains avec un système immunitaire mature soit des animaux de plus de 10 mois.

  • Recherche appliquée
    • Troubles cardiaques
  • Tests réglementaires
    • Autres tests de tolérance et d’efficacité
Lapins : 492
Chiens : 72
Cochons : 333
Chèvres : 57
Moutons : 114
Souffrances
▲ 282
▲ -
▲ 585
▲ 201
Devenir
 -
 -
 -
 1068

Aucun des 1068 animaux non-humains ne sortira vivant du projet : 492 lapins, 333 cochons, 114 moutons, 72 chiens et 57 chèvres vont être utilisés dans des procédures allant de la chirurgie sans réveil au niveau de souffrance sévère. Chacun subit l'implantation chirurgicale d'un dispositif cardiovasculaire, stent, prothèse vasculaire ou valve cardiaque, une opération d'une à quatre heures sous anesthésie générale, parfois suivie d'une biopsie d'une heure et de séances de scanner ou d'IRM dans un autre établissement. Le porteur indique que l'hémorragie et l'ischémie d'organes font partie des effets indésirables qu'aucune mesure ne permet d'éviter, en raison des sites d'implantation. La mise à mort sert à disséquer les tissus au contact du dispositif et à tester mécaniquement les prothèses, dans un dossier destiné à obtenir une autorisation de mise sur le marché, l'utilisation d'animaux non-humains étant exigée par la réglementation applicable aux dispositifs médicaux.

Objectifs

Ce projet vise ? ?valuer la tol?rance (ou s?curit?) ainsi que la performance (ou efficacit?) des produits de sant? en chirurgie cardiovasculaire (exemple : stent, proth?se vasculaire, valve cardiaque...). Ces produits destin?s ? ?tre mis en contact avec le corps humain doivent ?tre pr?alablement test?s pour garantir le bon r?tablissement des patients apr?s chirurgie, et pour garantir leur efficacit? lors de l'utilisation clinique. La r?glementation exige de prouver l'efficacit? des produits de sant? et de r?duire au minimum le risque de r?actions ind?sirables avant de proposer un produit sur le march?. Compte-tenu de la complexit? des m?canismes de r?gulation d'un organisme vivant, le recours au mod?le animal est n?cessaire pour r?pondre aux objectifs du projet. Certains projets n?cessiteront des s?ances d'imagerie (scanner, IRM), qui seront externalis?s dans des ?tablissements utilisateurs partenaires disposant de l'ensemble des ?quipements n?cessaires pour la conduite des examens.

Bénéfices attendus

Ce projet permet d'obtenir dans diff?rents mod?les animaux des donn?es de performance et de tol?rance des produits de sant? en chirurgie cardiovasculaire. Ainsi, il est possible d'?tudier ces produits en vue de r?pondre aux exigences des autorit?s r?glementaires dans l'obtention d'une autorisation de mise sur le march?, ?largissant l'offre et am?liorant ainsi les chances de gu?rison et/ou le confort des patients.

Procédures

Pour l'ensemble des proc?dures, tous les animaux seront soumis ? une intervention chirurgicale afin d'implanter le dispositif m?dical ? tester (cette intervention chirurgicale peut durer entre 1h et 3h voire 4h pour les chirurgies les plus compliqu?e (acc?s au c?ur par exemple). Cette intervention a toujours lieu sous anesth?sie g?n?rale (chimique et gazeuse), et analg?sie. L?antibioth?rapie est ajout?e au cas par cas en fonction de l?invasivit? de la chirurgie et des risques infectieux associ?s. Des pr?l?vements sanguins peuvent etre r?alis?s en cours d'?tude. Ceux-ci pourront se faire sous anesth?sie ou non, selon le contexte de r?alisation de cet acte (en cours de chirurgie, pendant le temps de l??tude ou juste avant l?euthanasie des animaux en fin d??tude). Un pr?l?vement interm?diaire ou biopsie peut ?tre r?alis? en cours d'?tude (dur?e de l'intervention estim?e ? 1h) afin de suivre l'?volution de la r?action des tissus au contact du dispositif. Cette intervention se fera syst?matiquement sous anesth?sie g?n?rale (chimique et gazeuse) et analg?sie. D'autres type d'interventions non douloureuses, de type scanner ou radiographies pour observer le dispositif en cours d'?tude, peuvent ?tre r?alis?es sous anesth?sie l?g?re (en g?n?ral, en fonction de la dur?e de l'?tude, 1 ? 3 sessions d'imagerie peuvent etre envisag?es en cours d'?tude). Le scanner ou l'IRM seront externalis?s dans des ?tablissements utilisateurs partenaires, la dur?e de l'intervention est d'environ 1h pour le scanner, et 1h30 pour l'IRM.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets ind?sirables ne pouvant ?tre r?solus par des mesures de raffinement sont, selon les proc?dures, la survenue d'un h?matome ou oed?me au niveau du site op?ratoire, une h?morragie (perte de sang) ou isch?mie (manque de perfusion sanguine d'organes) en raison des sites d'implantation (vaisseaux, coeur...). Les douleurs post-op?ratoires peuvent apparaitre et seront prises en charge par des mesures de raffinement. Les nuisances attendues en lien avec les s?ances d'imagerie sont le transport entre les ?tablissements utilisateurs, pouvant ?tre une source de stress. Les animaux recevront une anesth?sie fixe afin de r?aliser l'imagerie, pouvant induire un stress. Du produit de contraste pourra ?tre inject? gr?ce ? un cath?ter en intraveineux. Une l?g?re perte de poids (non syst?matique) pourrait ?tre observ?e dans les quelques jours suivant l'anesth?sie.

Devenir

Pour r?pondre aux objectifs de chacune des proc?dures du projet, des observations post-mortem sont n?cessaires. En effet, la s?curit? des produits est ?valu?e en observant la r?action des tissus au contact du dispositif ? tester, et ceci se fait par pr?l?vements des tissus et organes entourant le produit, afin de r?aliser des analyses microscopiques (histologie notamment, qui est la meilleure m?thode d'?valuation des effets locaux induit par un produit ?tranger ? l'organisme, comme l'inflammation par exemple). De m?me la performance peut, elle aussi, ?tre ?valu?e par des tests sp?cifiques sur les organes et le dispositif pr?lev? (exemple : tests m?caniques sur des proth?ses vasculaires pour ?valuer l??lasticit? du greffon). En raison des objectifs des proc?dures de ce projet, il n'est pas possible de maintenir en vie les animaux utilis?s.

Remplacement

A ce jour, il n'existe pas de m?thode alternative permettant d??valuer la performance et la tol?rance locale des produits de sant? cardiovasculaire, en raison des interactions complexes s'?tablissant entre le tissus cibl? (exemple : vaisseaux, coeur) et le dispositif lui-m?me. De plus, l?utilisation d?animaux est requise dans la r?glementation que doivent suivre les tests pr?cliniques sur les dispositifs m?dicaux, avant de pouvoir lancer les tests cliniques.

Réduction

Le donneur d'ordre demandant la r?alisation de ces tests s'engage ? ne pas faire renouveler ? l'identique un essai d?j? men? pr?c?demment. Par ailleurs pour r?duire le nombre d'animaux inclus en ?tude, il est possible d'utiliser un m?me groupe "controle" (produit dont l'effet est d?j? connu), pour plusieurs groupes "test" recevant des produits ? tester diff?rents. Les ?tudes de screening pr?c?demment cit?es permettent ?galement de s?lectionner un produit test qui pr?sente le plus d'int?r?t ? ?tre d?velopp?, r?duisant de ce fait le nombre de tests sur des produits ayant un int?r?t moindre. Les ?tudes dites "pilotes" sur quelques animaux seulement, peuvent aussi servir ? orienter les choix de poursuite de d?veloppement d'un produit ou le choix du mod?le exp?rimental le plus appropri? (mat?riel ou abord chirurgical le plus ad?quat?), avant d'entamer les ?tudes r?glementaires ? plus grande ?chelle et devant r?pondre aux normes en vigueur pour l'?laboration du dossier pour la mise sur le march? (nombre d'animaux minimum, dur?e de mise en contact minimum, etc).

Raffinement

Des mesures sont mises en place pour limiter : -Le stress des animaux : une p?riode d?acclimatation pendant laquelle ils ne subissent aucune manipulation non indispensable est r?alis?e ? leur arriv?e dans l??tablissement utilisateur. Ensuite, et avant la chirurgie, une p?riode d?habituation aux actes sp?cifiques est r?alis?e si n?cessaire pour r?duire l?aspect anxiog?ne de ces manipulations. Des enrichissements sont pr?sents dans l?environnement des animaux (en fonction de l'esp?ce : jouets, plateforme de repos?), et ces mesures sont renforc?es en phase post-op?ratoire (ajout d?enrichissements alimentaires?) - La douleur des animaux : la chirurgie est r?alis?e sous anesth?sie et analg?sie (? base de morphiniques). En phase post-op?ratoire, les suivis quotidiens sont renforc?s et des soins post-op?ratoires sp?cifiques peuvent ?tre mis en place (surveillance ou r?fection des pansements, d?sinfection des sites chirurgicaux ? une fr?quence adapt?e?). Les signes cliniques servant de points limites sont list?s dans le document joint en annexe, pour la prise de d?cision des mesures ? mettre en place pour limiter les souffrances. Les prises de sang peuvent ?tre r?alis?es sous anesth?sie g?n?rale (injectable et/ou volatile, lors d'une phase de chirurgie par exemple), ou sous anesth?sie locale, ou encore sous s?dation l?g?re (voir paragraphe sur la liste des m?dications) avec au besoin une analg?sie, afin de maitriser le stress et la douleur potentielle. Les transports des animaux vers les EU partenaires (s?ance d'imagerie) seront organis?s dans le respect du bien-?tre animal et de la r?glementation en vigueur. Un contr?le clinique de chaque animal est r?alis? par du personnel qualifi? au d?part et ? l'arriv?e. Lors des s?ances d'imagerie externalis?es, afin de limiter le stress des animaux, une p?riode de repos de minimum 1h sera respect?e entre la r?ception des animaux et l'anesth?sie et entre le r?veil des animaux et le transport retour vers notre EU. Du gel oculaire sera appliqu? au niveau de la corn?e lors des anesth?sies des animaux pour pr?venir l'ass?chement oculaire. Une attention particuli?re sera port?e ? la lutte contre l'hypothermie : temp?rature de la salle, isolation du sol, couvertures, lampes chauffantes si besoin. En cas de doute, une mesure de la temp?rature rectale sera r?alis?e. Modification : Concernant le risque de d?compensation cardiaque, le suivi anesth?sique des lapins Watanabe permettra de r?duire ce risque ou une prise en charge rapide.

Choix des espèces

Modification: L?esp?ce animale choisie est d?finie dans les textes de r?f?rence (exemple : ISO 10993). Le choix peut ?tre arbitr? par la taille du dispositif m?dical, par la dur?e de l?essai (pour une ?tude sur le long terme, utilisation d?esp?ces ? longue dur?e de vie), ainsi que sur les similarit?s avec l?Homme. Par exemple, le chien est une esp?ce utilis?e dans certains types de test car la thrombose induite par un dispositif m?dical a tendance ? se d?clencher plus rapidement que chez l'Homme. Les ovins et les porcins sont g?n?ralement de bons mod?les en raison des similarit?s cardiovasculaires et h?matologiques avec l'Homme. Les lapins de souche Watanabe (WHHL) d?veloppent spontan?ment des l?sions vasculaires, ce qui en fait un mod?le cliniquement pertinent pour l??valuation de stents, ballons d?angioplastie, et d?autres traitements destin?s ? d?boucher les art?res ou ? ralentir l??volution de la maladie. Les crit?res pris en consid?ration dans le choix du stade de d?veloppement sont les suivants : 1.Suivi des recommandations des textes de r?f?rence Le stade de d?veloppement est exprim? en ?ge ou en poids. Dans la plupart des cas, l?utilisation d?animaux adultes est recommand?e. 2.Propri?t?s intrins?ques du produit ? tester En l?absence de recommandation particuli?re dans le(s) texte(s) de r?f?rence et si la nature du produit le requiert, le stade de d?veloppement est pertinemment s?lectionn? en fonction de l'utilisation clinique du produit ou de sa taille par exemple. En l?absence d?exigence particuli?re, l?utilisation d?animaux au stade adulte est privil?gi?e. 3.Cas particulier des porcs domestiques Pas de recommandation sp?cifique r?glementaire d?o? choix d?utiliser des porcs domestiques en croissance (?g?s d?au moins 8 semaines). Etant donn? les conditions d?h?bergement, le comportement social et la manipulation des animaux, l?utilisation de porcs domestiques en croissance est la plus appropri?e dans ce projet. Modification: 4. Cas particulier des lapins Watanabe: Pas de recommandation sp?cifique r?glementaire d?o? le choix d?utiliser des lapins ?g?s d?au moins 12 mois pour avoir des plaques d?ath?romes plus d?velopp?es, et r?pondre ainsi aux objectifs de ce projet.

  • Recherche appliquée
    • Maladies animales
Chiens : 1825
Souffrances
▲ -
▲ 1825
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 1825
 -

Trier des chiots Beagle avant de les vendre : 1825 chiens vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, aucun tué dans ce cadre. Chaque chiot subit trois à quatre prises de sang à la jugulaire et des écouvillonnages nasaux, oraux ou rectaux, aux dates fixées par le cahier des charges du "client". Quand le commanditaire demande des chiots à faible taux d'anticorps, ceux-ci sont isolés dès la naissance dans une maternité dédiée, soignés par du personnel séparé, et non vaccinés contre les maladies visées. Le porteur écrit que les chiots retenus passent directement dans le projet du "Donneur d'Ordre" et que les mères et les chiots surnuméraires repartent dans le circuit d'élevage, disponibles pour une autre procédure expérimentale.

Objectifs

Ce projet a pour objectif de tester des chiots Beagle m?les et femelles et/ou leur m?res afin d??valuer et de suivre leur statut immunitaire et sanitaire avant inclusion dans des projets de d?veloppement de vaccins canins

Bénéfices attendus

Ce projet permettra l??valuation du statut immunitaire et/ou sanitaire des chiots et/ou leurs m?res ? des fins de s?lection pour un projet de d?veloppement de nouveaux vaccins contre les pathologies canines. Cette proc?dure pr?liminaire permettra d?inclure des chiots r?pondants aux objectifs scientifiques et/ou r?glementaires du client. Le but est de mettre sur le march? de nouveaux vaccins plus efficaces ou d??viter les effets ind?sirables reconnus sur un vaccin commercialis?.

Procédures

Les interventions suivantes seront r?alis?es sur animaux vigiles en quelques minutes chacune : 1) Pr?l?vements sanguins (au niveau de la veine jugulaire) pour la r?alisation de l?analyse s?rologique : 3 ? 4 pr?l?vements sanguins de 1 ? 5 mL aux temps d?finis dans le cahier de charges du client tout en respectant les recommandations internationales 2) Ecouvillons nasaux ou rectaux pour recherche de l?agents cible (culture et/ou PCR).

Impact sur les animaux

Il n?y a aucune administration de produit d?essai. Les seules nuisances attendues sont celles li?es aux pr?l?vements des animaux (?couvillons nasaux, oraux ou rectaux et des pr?l?vements sanguins). Les animaux subissent donc une nuisance de courte dur?e (inf?rieure ? 5 min) li?e au stress de la contention et de l?introduction de l??couvillon (dans la narine, la cavit? buccale ou rectum) et/ou de l?aiguille sous la peau entra?nant une sensibilit? l?g?re et transitoire au point d?introduction.

Devenir

A l?issue du projet la majorit? des chiots seront inclus imm?diatement dans le projet exp?rimentale du Donneur d'Ordre. Les m?res et les chiots surnum?raires retourneront dans le circuit traditionnel de l??levage et seront disponibles pour une autre proc?dure exp?rimentale.

Remplacement

L'utilisation de chiens sur ce projet est justifi?e car ils repr?sentent l?esp?ce cible des produits et qu'il n?existe pas de m?thode alternative pour ce type de tests.

Réduction

Le nombre d?animaux ?lev?s pour ce projet a ?t? estim? en prenant en consid?ration le nombre moyen de port?es utilis?es les derni?res ann?es pour r?pondre aux besoins des Donneurs d?ordre lors de chacune de ces demandes. Les femelles sont s?lectionn?es en fonction de leur date de chaleurs et ne sont incluses dans ce projet que lorsque la gestation est confirm?e par ?chographie avec une date de mise bas et un nombre de chiots pr?vus r?pondant au cahier de charge ?tabli en amont par le client. Les chiots surnum?raires (en fonction du nombre d?animaux par port?e) sont plac?s dans le circuit d??levage traditionnel du site pour ?tre r?utilis?s dans d?autres projets. Ces chiots suppl?mentaires sont in?vitables car la s?lection se base sur les r?sultats des diff?rents tests (s?rologie, culture, PCR?) mais aussi sur la croissance de chaque individu. Les animaux qui ne r?pondent pas aux crit?res de s?lection seront ainsi exclus. Les chiots exclus seront pris en charge pour assurer leur bien-?tre et une croissance conforme ? nos exigences ?thiques.

Raffinement

Les conditions d'h?bergement sont adapt?es ? l'?ge des animaux avec l?enrichissement classique d?une maternit? ou post-maternit? (plateforme, nid, tunnel, lampe chauffante, liti?re, jouet suspendu?). Dans le cas o? l?objectif du projet est d?inclure des animaux avec des taux faibles d?anticorps, les chiots seront isol?s d?s leur naissance dans une maternit? d?di?e. Le personnel effectue un changement complet des tenues et les chiots ne sont pas vaccin?s contre les valences cibl?es. Dans la mesure du possible, les soins ? ces animaux sont r?alis?s par du personnel qui n?est pas affect? ? la maternit? classique du site, de mani?re ? limiter les risques de transmission, soit par les souches vaccinales, soit par des antig?nes ? sauvages ?. Cependant, le personnel d?di? est form? aux soins et au suivi des chiots. Les chiots sont vendus au client entre 5 et 12 semaines selon l??ge de vaccination souhait?, soit g?n?ralement entre 5 et 12 semaines. Tout au long de la proc?dure, la croissance des animaux est suivie de pr?s (pes?es quotidiennes puis bi-hebdomadaires, ?valuation de la prise alimentaire) et des mesures deu nursing, en plus des proc?dures du site, sont mis en place au cas par cas (sondage ou biberonnage, introduction d?aliment humide, des compl?ments vitamin?s?) Les pr?l?vements sont r?alis?s avec du mat?riel adapt? pour les jeunes chiots. Les volumes sanguins pr?lev?s respectent les recommandations internationales. En cas d?apparition d?un signe de souffrance ou d?un signe clinique s?v?re chez l?animal selon des points limites pr?d?finis, il sera pris en charge par le v?t?rinaire et recevra un traitement adapt? pour le soulager.

Choix des espèces

Le chien est l?esp?ce cible du vaccin en d?veloppement. Il n?existe pas de m?thode de remplacement pour ce type de d?veloppement. Les femelles reproductrices seront s?lectionn?es par rapport ? leur date de mise bas pr?vue, par ?chographie, afin que les chiots naissent tous ? 2 ? 3 semaines d?intervalle maximum. Les chiots issus de ces lots seront fournis ? l'?ge de 5 ? 12 semaines environ.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
    • Troubles urogénitaux
Chiens : 25
Cochons : 400
Moutons : 600
Bovins : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1125
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1125

Former des professionnels de santé à la pose de dispositifs implantables : 1125 animaux non-humains vont être utilisés, 600 moutons, 400 cochons, 100 bovins et 25 chiens, dans des procédures déclarées d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Chaque animal subit des prélèvements sanguins hebdomadaires sur animal vigile ou légèrement sédaté, un jeûne de six à seize heures selon l'espèce, puis une chirurgie de formation sans réveil qui peut durer plusieurs heures. Certains sont transportés sur trente-cinq kilomètres entre deux établissements pour des séances d'imagerie. Le porteur indique que la mise à mort de tous ces animaux non-humains sert à parachever la formation, en permettant aux stagiaires d'évaluer à l'œil nu l'organe et le dispositif qui vient d'y être implanté.

Objectifs

Chaque ann?e de nouveaux dispositifs implantables issus de la recherche sont disponibles pour les professionnels de sant? (en cardiologie, en gastro-ent?rologie, en neurologie, en ophtalmologie et en urologie par exemple) et permettent de soutenir les fonctions d?un organe d?faillant, surveiller les activit?s physiologiques ou administrer des m?dicaments afin de prolonger la survie, traiter une pathologie et am?liorer le confort de vie des patients. On entend par dispositif implantable tout dispositif destin? ? ?tre implant? de fa?on invasive en totalit? dans le corps humain ou ? remplacer une surface ?pith?liale gr?ce ? une intervention chirurgicale et ? demeurer apr?s l'intervention de fa?on temporaire ou d?finitive. Les professionnels de sant? ont l?obligation de se former ? l?utilisation de ces nouveaux dispositifs. L?utilisation d?un dispositif m?dical par un professionnel de sant? ou un patient ne peut se faire sans une information de l?utilisateur, voire une formation pr?alable, elle requiert un apprentissage permettant d?utiliser le mat?riel afin d?optimiser ses performances et de s?approprier les gestes permettant d?assurer ? l?utilisateur une s?curit? maximale d?utilisation. Un m?me produit, s?il est utilis? ou non conform?ment aux recommandations du fabricant, aura ou non la performance valid?e lors de son ?valuation. Les dispositifs m?dicaux sont d?finis comme des produits ?utilisateur-d?pendant?. La directive 93/42/CE modifi?e relative ? l??valuation de ces dispositifs en vue de leur acc?s au march? europ?en qui soumet les industriels ? des obligations en mati?re de gestion des risques pour le produit mais ?galement son environnement, prend en compte ce caract?re ?utilisateur-d?pendant?. Les industriels sont ? ce titre, responsables du recueil, de l??valuation, de la mesure et du d?veloppement de tout ?l?ment susceptible de permettre une utilisation optimale des produits qu?ils commercialisent et d?assurer leur s?curit?. Performances et s?curit? des dispositifs m?dicaux sont corr?l?es ? la formation et ? l?exp?rience de l?utilisateur. De plus, les conditions d?utilisation des dispositifs ne peuvent se r?duire ? des questions d?observance. Ce projet vise ? former les professionnels de sant? ? l?utilisation des dispositifs m?dicaux innovants en situation r?elle sur un animal anesth?si?. Ce projet de recherche se d?roulera dans deux Etablissements Utilisateurs (EU 1/2 et 2/2).

Bénéfices attendus

R?pondre ? l?obligation de formation des professionnels de sant? ? la technique d?implantation d?un nouveau dispositif m?dical, ? sa bonne utilisation et ? son ?valuation fonctionnelle pour la s?curit? pour les futurs patients.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des pr?l?vements sanguins sur animaux vigiles ou l?g?rement s?dat?s, pour tous les animaux du projet. La fr?quence des pr?l?vements pouvant ?tre couramment d?un pr?l?vement par semaine et d'une dur?e de moins de cinq minutes - Des pr?parations ? l?anesth?sie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cath?ter et en l'injection des produits utilis?s pour la pr?m?dication et l'anesth?sie. Dur?e de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours r?alis?s sous anesth?sie g?n?rale (?vitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'? plusieurs heures en cas d?intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet. Dans ce projet, les actes d'imagerie pourront ?tre r?alis?s dans les EU 1/2 et 2/2. La p?riode d'acclimatation d'une dur?e de 7 jours se fera dans l'EU 2/2. Les proc?dures chirurgicales sans r?veil de formation des professionnels de sant? ? l'utilisation des dispositifs m?dicaux innovants pourront ?tre r?alis?s dans l'EU 1/2 ou 2/2.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets ind?sirables attendus sur les animaux sont exactement les m?mes que ceux attendus sur un futur patient humain : - La faim ,lors de la mise ? jeun (12 heures pour les porcs, 12 ? 16 heures pour les ovins et les bovins, 6 ? 12 heures pour les chiens) de l?animal pr?alablement ? l?anesth?sie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cath?ter au moment de la pr?paration de l?anesth?sie, - La phase de r?veil anesth?sique apr?s la proc?dure d'imagerie non invasive, la douleur en phase per-op?ratoire : pour ces dernier point, des mesures de raffinement sont mises syst?matiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple le recours syst?matique ? l'anesth?sie g?n?rale pour les proc?dures d'imagerie non-invasive et chirurgicales avec surveillance du r?veil anesth?sique dans des espaces calmes et sp?cialement am?nag?s, la mise en place d'un suivi clinique quotidien des animaux avec surveillance des signes de douleur par des Techniciens sp?cialement form?s supervis?s par des V?terinaires et la prise en charge multimodale de l'analg?sie per-op?ratoire avec l'usage syst?matique de traitements anti-inflammatoire et anti-douleur opiac?s y compris de traitements permettant une analg?sie par voie locale).

Devenir

Pour r?pondre ? l?obligation de formation des professionnels de sant? ? la technique d?implantation d?un nouveau dispositif m?dical, ? sa bonne utilisation et ? son ?valuation fonctionnelle pour la s?curit? des futurs patients, il est n?cessaire de proc?der ? l'euthanasie de tous les animaux du projet en fin de proc?dure pour parachever la formation en r?alisant les pr?l?vements et analyses ex-vivo et permettre aux professionnels d??valuer macroscopiquement l?organe et le dispositif juste implant?s.

Remplacement

La formation des professionnels de sant? aux m?thodes d?implantation des dispositifs m?dicaux regroupe les notions de ma?trise du geste chirurgical mais aussi d??valuation fonctionnelle en temps r?el au moment de l?implantation gr?ce ? l?imagerie. La r?ponse de l?organisme lors des diff?rentes phases de l?implantation du dispositif et son suivi simultan? par des m?thodes d?imagerie pour en assurer l??valuation fonctionnelle n?cessite une formation sur un animal vivant. Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l?homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l?organe vivant dans l?organisme afin de mimer au mieux la r?alit? d?une intervention.

Réduction

Le nombre d?animaux a ?t? ?valu? prospectivement en prenant en compte l'exp?rience du laboratoire sur d'autres projets avec ce m?me type d'approche, et r?duit au minimum n?cessaire pour r?pondre aux objectifs scientifiques et aux besoins en formations du projet, aucune approche statistique n'a ?t? r?alis?e. Pour r?duire le nombre d?animaux, des s?lections par m?thodes d?imagerie peu invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX ?), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d?int?r?t. Les professionnels de sant? en formation re?oivent une formation pr?paratoire th?orique sur site ou de type visio / webinaire en amont de la formation pratique de fa?on ? minimiser le nombre d'animaux utilis?s. Pour r?pondre ? ce m?me objectif de r?duction, les partenaires qui d?veloppent les dispositifs m?dicaux ont ?galement d?velopp?s des outils d?apprentissage avec simulateurs ainsi que des proc?dures permettant de travailler sur des organes explant?s. La pr?cision croissante des outils d?imagerie fonctionnelle permet ?galement de gagner en pr?cision dans les techniques d?implantation et d??valuation des dispositifs et tend ? r?duire le nombre d?animaux n?cessaires.

Raffinement

Les mod?les animaux suivront exactement le cheminement d?un futur patient avec les m?mes exigences et techniques m?dicales mises en oeuvre pour la r?alisation des interventions (personnel hautement qualifi?, plateaux techniques op?ratoires et d?imagerie de pointe). L?ensemble des proc?dures est con?u pour r?duire au maximum le stress, l?angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours syst?matique ? l?anesth?sie g?n?rale durant les interventions d?imagerie et les proc?dures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site m?me des animaleries permet de r?aliser ces examens sur place, r?duisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associ?. Les param?tres vitaux sont enregistr?s et contr?l?s par des techniciens sp?cialis?s en anesth?sie afin d?adapter les perfusions, l?assistance respiratoire et les dosages d?anesth?siques et d?antalgiques. Un suivi de la temp?rature est r?alis? pendant toute la proc?dure d'implantation chirurgicale et des dispositifs de maintien de la normothermie tels que le syst?me de couverture de r?chauffement Bair Hugger? ou des tapis chauffants sont utilis?s. Les protocoles de r?animation sont standardis?s et r?alis?s par des v?t?rinaires chirurgiens sp?cialis?s. Pendant ces proc?dures, des protocoles de prise en charge multimodale de la douleur sont syst?matiquement appliqu?s. En amont des proc?dures, les animaux sont h?berg?s syst?matiquement en groupe sociaux, ils ont acc?s ? un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'h?bergement contr?l?es et ma?tris?es (temp?rature, hygrom?trie et ventilation). Des points limites stricts et sp?cifiques sont appliqu?s tout au long du projet. Les transports d'animaux entre les 2 EU (35 km) seront r?alis?s ? l'aide de v?hicules de types camionnettes ferm?es ayant re?u une autorisation AT1 d?livr?e par la DDPP, ventil?s, climatis?s et sp?cialement ?quip?s pour le transport des animaux vivants (dispositifs d'abreuvement, tapis antid?rapants ou cages de transport, suivi et enregistrement des temp?ratures lors des trajets, syst?me de surveillance vid?o des animaux). Les personnels en charge sont form?s et titulaires du certificat de convoyeur (CCTROV) et le transport est valid? par un V?t?rinaire.

Choix des espèces

Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l?Homme dans les conditions fonctionnelles de l?organe dans l?organisme vivant pour mimer au mieux la r?alit? d?une intervention, avec l'utilisation d'?quipements de chirurgie et d'imagerie standards utilis?s chez l'Homme. Les diff?rences intersp?cifiques de nature tissulaire, de forme, de taille anatomique et de fonction requi?rent l?emploi de diff?rentes esp?ces de grande taille. Pour chaque formation, le mod?le animal retenu sera identifi? pr?alablement en fonction du dispositif, de ses indications et des sp?cificit?s et des similitudes anatomiques avec l?Homme: les ovins pour les formations int?ressant les domaines de la cardiologie, de la chirurgie vasculaire et de la neurologie principalement, les porcins pour les formations int?ressant les domaines de la gastro-ent?rologie, de l'ophtalmologie et de la cardiologie principalement, plus sp?cifiquement les canins pour la chirurgie des auricules cardiaques et les bovins pour les dispositifs d'assistance cardiaque. Les animaux utilis?s pourront ?tre des juv?niles ou des adultes. L?objectif scientifique est d?avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable ? celle observ?e chez l?Homme.

  • Formation professionnelle
  • Recherche appliquée
    • Diagnostic des maladies
    • Troubles cardiaques
    • Troubles gastrointestinaux
    • Troubles musculosquelettiques
    • Troubles nerveux
    • Troubles respiratoires
    • Troubles sensoriels
    • Troubles urogénitaux
Chiens : 25
Cochons : 400
Moutons : 600
Bovins : 100
Souffrances
▲ -
▲ -
▲ 1125
▲ -
Devenir
 -
 -
 -
 1125

Former des professionnels de santé à l'implantation de dispositifs médicaux sur des animaux non-humains anesthésiés dont les organes ont la taille de ceux des humains : 600 moutons, 400 cochons, 100 bovins et 25 chiens sont utilisés dans des procédures d'un niveau de souffrance modéré, tous tués à l'issue. Ils subissent des prélèvements sanguins pouvant aller jusqu'à un par semaine, des examens d'imagerie et des interventions chirurgicales sous anesthésie générale qui peuvent durer plusieurs heures, précédées d'une mise à jeun de six à seize heures selon l'espèce. Le porteur écrit que tous doivent être mis à mort en fin de procédure pour "parachever la formation en réalisant les prélèvements et analyses ex-vivo", les stagiaires évaluant ensuite à l'œil nu l'organe et le dispositif implanté. Le bénéfice déclaré tient en une phrase, "Répondre à l'obligation de formation des professionnels de santé à la technique d'implantation d'un nouveau dispositif médical", et l'effectif de 1 125 a été fixé sans calcul statistique.

Objectifs

Chaque ann?e de nouveaux dispositifs implantables issus de la recherche sont disponibles pour les professionnels de sant? (en cardiologie, en gastro-ent?rologie, en neurologie, en ophtalmologie et en urologie par exemple) et permettent de soutenir les fonctions d?un organe d?faillant, surveiller les activit?s physiologiques ou administrer des m?dicaments afin de prolonger la survie, traiter une pathologie et am?liorer le confort de vie des patients. On entend par dispositif implantable tout dispositif destin? ? ?tre implant? de fa?on invasive en totalit? dans le corps humain ou ? remplacer une surface ?pith?liale gr?ce ? une intervention chirurgicale et ? demeurer apr?s l'intervention de fa?on temporaire ou d?finitive. Les professionnels de sant? ont l?obligation de se former ? l?utilisation de ces nouveaux dispositifs. L?utilisation d?un dispositif m?dical par un professionnel de sant? ou un patient ne peut se faire sans une information de l?utilisateur, voire une formation pr?alable, elle requiert un apprentissage permettant d?utiliser le mat?riel afin d?optimiser ses performances et de s?approprier les gestes permettant d?assurer ? l?utilisateur une s?curit? maximale d?utilisation. Un m?me produit, s?il est utilis? ou non conform?ment aux recommandations du fabricant, aura ou non la performance valid?e lors de son ?valuation. Les dispositifs m?dicaux sont d?finis comme des produits ?utilisateur-d?pendant?. La directive 93/42/CE modifi?e relative ? l??valuation de ces dispositifs en vue de leur acc?s au march? europ?en qui soumet les industriels ? des obligations en mati?re de gestion des risques pour le produit mais ?galement son environnement, prend en compte ce caract?re ?utilisateur-d?pendant?. Les industriels sont ? ce titre, responsables du recueil, de l??valuation, de la mesure et du d?veloppement de tout ?l?ment susceptible de permettre une utilisation optimale des produits qu?ils commercialisent et d?assurer leur s?curit?. Performances et s?curit? des dispositifs m?dicaux sont corr?l?es ? la formation et ? l?exp?rience de l?utilisateur. De plus, les conditions d?utilisation des dispositifs ne peuvent se r?duire ? des questions d?observance. Ce projet vise ? former les professionnels de sant? ? l?utilisation des dispositifs m?dicaux innovants en situation r?elle sur un animal anesth?si?. Ce projet de recherche se d?roulera dans deux Etablissements Utilisateurs (EU 1/2 et 2/2).

Bénéfices attendus

R?pondre ? l?obligation de formation des professionnels de sant? ? la technique d?implantation d?un nouveau dispositif m?dical, ? sa bonne utilisation et ? son ?valuation fonctionnelle pour la s?curit? pour les futurs patients.

Procédures

Les animaux seront soumis aux interventions suivantes : - Des pr?l?vements sanguins sur animaux vigiles ou l?g?rement s?dat?s, pour tous les animaux du projet. La fr?quence des pr?l?vements pouvant ?tre couramment d?un pr?l?vement par semaine et d'une dur?e de moins de cinq minutes - Des pr?parations ? l?anesth?sie pour les examens d'imagerie et d'implantation chirurgicale qui consistent en la pose d'un cath?ter et en l'injection des produits utilis?s pour la pr?m?dication et l'anesth?sie. Dur?e de moins de dix minutes. Comme pour les interventions chez l'Homme, les interventions chirurgicales et les examens d'imagerie sont toujours r?alis?s sous anesth?sie g?n?rale (?vitant tous stress et douleur pour les animaux) et pourront durer jusqu'? plusieurs heures en cas d?intervention chirurgicale complexe pour tous les animaux du projet. Dans ce projet, les actes d'imagerie pourront ?tre r?alis?s dans les EU 1/2 et 2/2. La p?riode d'acclimatation d'une dur?e de 7 jours se fera dans l'EU 2/2. Les proc?dures chirurgicales sans r?veil de formation des professionnels de sant? ? l'utilisation des dispositifs m?dicaux innovants pourront ?tre r?alis?s dans l'EU 1/2 ou 2/2.

Impact sur les animaux

Les nuisances ou effets ind?sirables attendus sur les animaux sont exactement les m?mes que ceux attendus sur un futur patient humain : - La faim ,lors de la mise ? jeun (12 heures pour les porcs, 12 ? 16 heures pour les ovins et les bovins, 6 ? 12 heures pour les chiens) de l?animal pr?alablement ? l?anesth?sie, - Le stress physique induit par la contention/manipulation/pose de cath?ter au moment de la pr?paration de l?anesth?sie, - La phase de r?veil anesth?sique apr?s la proc?dure d'imagerie non invasive, la douleur en phase per-op?ratoire : pour ces dernier point, des mesures de raffinement sont mises syst?matiquement en place pour minimiser ces effets (comme par exemple le recours syst?matique ? l'anesth?sie g?n?rale pour les proc?dures d'imagerie non-invasive et chirurgicales avec surveillance du r?veil anesth?sique dans des espaces calmes et sp?cialement am?nag?s, la mise en place d'un suivi clinique quotidien des animaux avec surveillance des signes de douleur par des Techniciens sp?cialement form?s supervis?s par des V?terinaires et la prise en charge multimodale de l'analg?sie per-op?ratoire avec l'usage syst?matique de traitements anti-inflammatoire et anti-douleur opiac?s y compris de traitements permettant une analg?sie par voie locale).

Devenir

Pour r?pondre ? l?obligation de formation des professionnels de sant? ? la technique d?implantation d?un nouveau dispositif m?dical, ? sa bonne utilisation et ? son ?valuation fonctionnelle pour la s?curit? des futurs patients, il est n?cessaire de proc?der ? l'euthanasie de tous les animaux du projet en fin de proc?dure pour parachever la formation en r?alisant les pr?l?vements et analyses ex-vivo et permettre aux professionnels d??valuer macroscopiquement l?organe et le dispositif juste implant?s.

Remplacement

La formation des professionnels de sant? aux m?thodes d?implantation des dispositifs m?dicaux regroupe les notions de ma?trise du geste chirurgical mais aussi d??valuation fonctionnelle en temps r?el au moment de l?implantation gr?ce ? l?imagerie. La r?ponse de l?organisme lors des diff?rentes phases de l?implantation du dispositif et son suivi simultan? par des m?thodes d?imagerie pour en assurer l??valuation fonctionnelle n?cessite une formation sur un animal vivant. Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l?homme dans des conditions fonctionnelles qui reproduisent la fonction de l?organe vivant dans l?organisme afin de mimer au mieux la r?alit? d?une intervention.

Réduction

Le nombre d?animaux a ?t? ?valu? prospectivement en prenant en compte l'exp?rience du laboratoire sur d'autres projets avec ce m?me type d'approche, et r?duit au minimum n?cessaire pour r?pondre aux objectifs scientifiques et aux besoins en formations du projet, aucune approche statistique n'a ?t? r?alis?e. Pour r?duire le nombre d?animaux, des s?lections par m?thodes d?imagerie peu invasives sont mises en place (IRM, Scanner, Echographie, RX ?), permettant par exemple une reconstruction 3D des structures d?int?r?t. Les professionnels de sant? en formation re?oivent une formation pr?paratoire th?orique sur site ou de type visio / webinaire en amont de la formation pratique de fa?on ? minimiser le nombre d'animaux utilis?s. Pour r?pondre ? ce m?me objectif de r?duction, les partenaires qui d?veloppent les dispositifs m?dicaux ont ?galement d?velopp?s des outils d?apprentissage avec simulateurs ainsi que des proc?dures permettant de travailler sur des organes explant?s. La pr?cision croissante des outils d?imagerie fonctionnelle permet ?galement de gagner en pr?cision dans les techniques d?implantation et d??valuation des dispositifs et tend ? r?duire le nombre d?animaux n?cessaires.

Raffinement

Les mod?les animaux suivront exactement le cheminement d?un futur patient avec les m?mes exigences et techniques m?dicales mises en oeuvre pour la r?alisation des interventions (personnel hautement qualifi?, plateaux techniques op?ratoires et d?imagerie de pointe). L?ensemble des proc?dures est con?u pour r?duire au maximum le stress, l?angoisse et les contraintes sur les animaux comme le recours syst?matique ? l?anesth?sie g?n?rale durant les interventions d?imagerie et les proc?dures chirurgicales. La localisation de la plateforme d'imagerie sur le site m?me des animaleries permet de r?aliser ces examens sur place, r?duisant ainsi le recours aux transports pour les animaux et le stress associ?. Les param?tres vitaux sont enregistr?s et contr?l?s par des techniciens sp?cialis?s en anesth?sie afin d?adapter les perfusions, l?assistance respiratoire et les dosages d?anesth?siques et d?antalgiques. Un suivi de la temp?rature est r?alis? pendant toute la proc?dure d'implantation chirurgicale et des dispositifs de maintien de la normothermie tels que le syst?me de couverture de r?chauffement Bair Hugger? ou des tapis chauffants sont utilis?s. Les protocoles de r?animation sont standardis?s et r?alis?s par des v?t?rinaires chirurgiens sp?cialis?s. Pendant ces proc?dures, des protocoles de prise en charge multimodale de la douleur sont syst?matiquement appliqu?s. En amont des proc?dures, les animaux sont h?berg?s syst?matiquement en groupe sociaux, ils ont acc?s ? un enrichissement environnemental multimodal (social, alimentaire, manipulatoire et physique) et dans des conditions environnementales d'h?bergement contr?l?es et ma?tris?es (temp?rature, hygrom?trie et ventilation). Des points limites stricts et sp?cifiques sont appliqu?s tout au long du projet. Les transports d'animaux entre les 2 EU (35 km) seront r?alis?s ? l'aide de v?hicules de types camionnettes ferm?es ayant re?u une autorisation AT1 d?livr?e par la DDPP, ventil?s, climatis?s et sp?cialement ?quip?s pour le transport des animaux vivants (dispositifs d'abreuvement, tapis antid?rapants ou cages de transport, suivi et enregistrement des temp?ratures lors des trajets, syst?me de surveillance vid?o des animaux). Les personnels en charge sont form?s et titulaires du certificat de convoyeur (CCTROV) et le transport est valid? par un V?t?rinaire.

Choix des espèces

Les implantations doivent se faire sur des organes animaux de taille identique aux organes de l?Homme dans les conditions fonctionnelles de l?organe dans l?organisme vivant pour mimer au mieux la r?alit? d?une intervention, avec l'utilisation d'?quipements de chirurgie et d'imagerie standards utilis?s chez l'Homme. Les diff?rences intersp?cifiques de nature tissulaire, de forme, de taille anatomique et de fonction requi?rent l?emploi de diff?rentes esp?ces de grande taille. Pour chaque formation, le mod?le animal retenu sera identifi? pr?alablement en fonction du dispositif, de ses indications et des sp?cificit?s et des similitudes anatomiques avec l?Homme: les ovins pour les formations int?ressant les domaines de la cardiologie, de la chirurgie vasculaire et de la neurologie principalement, les porcins pour les formations int?ressant les domaines de la gastro-ent?rologie, de l'ophtalmologie et de la cardiologie principalement, plus sp?cifiquement les canins pour la chirurgie des auricules cardiaques et les bovins pour les dispositifs d'assistance cardiaque. Les animaux utilis?s pourront ?tre des juv?niles ou des adultes. L?objectif scientifique est d?avoir une anatomie de taille ou une situation clinique comparable ? celle observ?e chez l?Homme.

  • Recherche fondamentale
    • Système immunitaire
    • Système musculosquelettique
Chiens : 30
Souffrances
▲ -
▲ 30
▲ -
▲ -
Devenir
 -
 -
 30
 -

Mettre au point des aliments pour chiens : 30 chiens en bonne santé vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger, pour tester des solutions nutritionnelles visant leur système immunitaire et leurs muscles. Chacun subit jusqu'à deux prélèvements de dix-huit millilitres de sang, sous anesthésique local, la contention et la piqûre étant les nuisances retenues par le porteur. Les cellules immunitaires prélevées servent ensuite à des travaux en culture, le porteur annonçant d'évaluer "de manière préclinique l'efficacité de solutions nutritionnelles ciblant la santé immunitaire". Trente chiens sont comptés comme réutilisés, quand il écrit qu'ils seront "soit réutilisés dans une autre procédure le cas échéant, soit placés dans le cadre d'un programme d'adoption", sans dire combien iront vers chacune des deux voies.

Objectifs

L’objectif de l’étude est d’explorer l’influence de la nutrition sur les interactions entre le système immunitaire et les tissues musculo squelettiques au cours du vieillissement chez le chien. L’étude repose sur la collecte de prélèvements sanguins chez des chiens en bonne santé afin d’isoler des cellules immunitaires et d’étudier leurs interactions in vitro avec différents types cellulaires, en lien avec les objectifs suivants : 1) Soutenir le développement et la validation de modèles cellulaires pertinents pour étudier la santé immunitaire du chien ; 2) Évaluer de manière préclinique l’efficacité de solutions nutritionnelles ciblant la santé immunitaire, et des tissus musculo squelettiques. Les cellules isolées seront utilisées dans des approches in vitro visant à établir, valider des modèles expérimentaux adaptés et évaluer l’efficacité de solutions nutritionnelles.

Bénéfices attendus

Cette étude aura pour bénéfices potentiels, le développement d'aliments pour chien ayant avec un impact positif sur la santé immunitaire et le système musculosquelettique du chien.

Procédures

Il sera réalisé sur chaque chien de l'étude, 2 prélévements sanguins maximum d'un volume de 18mL chacun.

Impact sur les animaux

Les nuisances identifiées à la prise de sang sont:1) un stress potentiel associé à la contention du chien, et 2) une légère douleur à l'introduction de l'aiguille, malgré l'anesthésique local qui sera appliqué avant.

Devenir

A l'issue de la procédure, les chiens seront soit réutilisés dans une autre procédure le cas échéant, soit placés dans le cadre d'un programme d'adoption.

Remplacement

Les cellules immunitaires ne peuvent qu'être isolées à partir de sang de l'espèce étudiée. Par conséquent, il n'est pas possible de remplacer le recours à l'espèce animale étudiée dans ce projet, soit le chien.

Réduction

Plusieurs collectes indépendantes de sang sont nécessaires car les cellules sanguines obtenues ne sont pas immortelles et ont donc une durée de vie limitée en culture. Par conséquent, les stocks cellulaires ne peuvent pas être maintenus indéfiniment et doivent être reconstitués périodiquement afin d’assurer la pérennité du programme de recherche. L’utilisation de multiples donneurs est indispensable pour prendre en compte la variabilité biologique attendue entre les chiens (par exemple : âge, sexe, race/taille corporelle) et pour réduire le risque que les résultats soient influencés par un ou quelques donneurs atypiques. En outre, la sélection de 30 chiens est fondée sur des données internes et sur des cohortes utilisées dans la littérature.

Raffinement

La surface des logements des chiens est supérieure au minimum réglementaire requis pour les conditions d’hébergement des espèces cibles. L’aménagement des logements est également développé pour favoriser le confort des individus ainsi que le contact physique, visuel, olfactif et auditif avec les congénères directement proches. Les chiens bénéficient de socialisation individuelle et collective répétées via différentes activités (toilettage, jeu, sortie en parc en groupe, promenades en laisse). Les chiens sont également habitués à venir en clinique vétérinaire où les prélèvements seront faits ce qui permettra de diminuer le stress. Les chiens seront sélectionnés selon le critère connu de réaction normale à la prise de sang. Tout animal ayant précédemment mal réagit lors d'un prélévement sanguin ne se sera pas sélectionné. Un analgésique local sera utilisé 10 minutes au préalable à la prise de sang pour limiter la douleur liée à l'introduction de l'aiguille au moment du prélèvement sanguin.

Choix des espèces

L'étude portant sur le développement d'un modèle canin, il est nécessaire d'utiliser des individus des espèces cibles pour les prélèvement sanguins. Les chiens sont au stade adulte, avec un âge supérieur à 2 ans.