Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

6 900 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant des niveaux de souffrance allant du léger au sévère, 1 200 relevant de la gravité la plus élevée. Toutes subissent une biopsie de queue pour génotypage, une partie recevant des injections intracérébrales, la pose d’une fenêtre crânienne ou des injections dans la cisterna magna, avant une perfusion intracardiaque terminale pour prélever le cerveau. Le porteur suit la douleur au moyen d’une grille d’expressions faciales et administre buprénorphine et kétoprofène. Il affirme que la réaction inflammatoire de la maladie d’Alzheimer ne peut s’étudier que dans un « organisme entier », les cultures d’organoïdes ne la reproduisant pas.

NTS-FR-016811v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système immunitaire · Système nerveux ·
Mots-clés
Maladie d'Alzheimer, Réaction inflammatoire
Souris : 6900

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les études d’analyse génomique concernant la maladie d’Alzheimer montrent l’influence de gènes intervenant dans la réponse immunitaire notamment ceux exprimés dans les cellules de la microglie. Afin de suivre cette réponse inflammatoire durant l’évolution de la maladie nous allons utiliser une souris reportrice HexdtTomato. Chez cette souris les cellules de la microglie expriment une protéine fluorescente (dtTomato) sous le contrôle de la sous-unité bêta du gène hexominidase (Hexb) facilitant la localisation et le suivie de ces cellules in vivo et ex vivo. Nous allons utiliser cette souris dans nos modèles de la maladie d’Alzheimer. Ainsi nous allons déterminer l’influence de 2 gènes d’intéret dans la réponse inflammatoire dans le modèle de souris APPSwe/Ind. La souris APP Swe/Ind exprime une forme humaine de la protéine APP (Amyloid Precusor Protein) porteuse de la mutation humaine Swedish/Indiana. Cette souris développe des plaques amyloïdes à partir de 8 mois. Nous travaillerons sur des animaux âgés de 2 à 4 mois et de 10-11 mois. Nous voulons déterminer comment évoluent les cellules de la microglie à des temps précoces de la maladie (2-4 mois) et à des temps où la maladie est installée soit 10-11 mois. Ainsi on pourra définir les rôles de nos deux gènes d’intérêt dans l’évolution de la réaction inflammatoire au sein du modèle APP Swe/Ind.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La mise en œuvre de ce projet provient des résultats des analyses génétiques réalisées sur des malades de la maladie d’Alzheimer. En effet de nombreux gènes liés au système immunitaire ont été retrouvés tel que Trem2. En travaillant sur 2 temps, on peut voir comment la réaction inflammatoire évolue aux cours du développement de la maladie d’Alzheimer. La réalisation de ce projet nous permettra de caractériser les différents types de microglie et nous permettra de définir la « bonne microglie » qui favoriserait la clairance et la dégradation des plaques amyloïdes.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

En vue du génotypage des animaux, ces derniers doivent subir une biopsie de queue qui se fait sous anesthésie. Nombre 6900 fréquence une fois. Sur des animaux vigiles, nous effectuons des injections intrapéritonéales (nombre 600, fréquence 5, une fois par jour), intranasales ( nombre 800, fréquence 5 fois, une fois par jour ), intraveineuses ( nombre 800 fréquence une fois) et des gavages (nombre 600 fréquence une fois par jour pendant 30 jours ou une fois par jour pendant une semaine). Sur des animaux anesthésies avec un suivi postopératoire nous réalisons des injections intracérébrales (nombre 600 une fois Injection), injection dans la cisterna magna (nombre 200 une fois) et la pose d’une fenêtre crânienne (nombre 400 une fois). Sur des animaux anesthésiés nous les sacrifions après une perfusion intracardiaque (nombre 6900 une fois).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux sont suivis régulièrement. Les effets indésirables dans ce projet sont essentiellement pour les procédures qui impliquent un acte chirurgical soit les procédures 6-7-9. Un tableau de « scoring » a été établi pour suivre les animaux (tableau joint). La durée maximale avant le sacrifice est de 7 jours dans le cas de la procédure 7. La phase post opératoire est la suivante: – lors de la phase de réveil, l’animal est placé dans une cage sur du papier propre afin d’éviter des contacts entre la sciure et la suture, et sous une lampe chauffante pour éviter toute hypothermie due à l’anesthésie. Pour la réhydratation de l’animal on injecte du NaCl 0.9% glucosé à 5% (500µl). – lors du réveil, les animaux reviennent dans la salle d’hébergement. Des observations fréquentes sont réalisées (2 fois par jour sur une semaine) pour vérifier l’état de la suture. Pour réduire la douleur due à certaines procédures chirurgicales nous utilisons BUPREMORPHINE (0.1MG/KG, SC 100µL) ET KETOPROFENE (5MG/KG, SC 100µL) DEUX FOIS PAR JOUR DURANT 2 JOURS. Les animaux reçoivent une nourriture humide et du Diet Boost gel pour récupérer son poids initial. -Si la perte de poids de l’animal dépasse 15% il est euthanasié. Si les animaux présentent une activité absente, une immobilité et des déplacements difficiles dans les 24 heures postopératoire, l’animal est sacrifié.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

L’ensemble de nos procédures se terminent par le sacrifice des animaux et par la réalisation de la procédure 8. En effet nous devons prélever le cerveau ce qui implique le sacrifice de l’animal pour déterminer le nombre de plaques amyloïdes, réaliser des dosages d’Abeta42, suivre l’activité de certaines enzymes intervenant dans le métabolisme de la protéine précurseur de l’amyloïde (APP).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les études d’analyse génomique concernant la maladie d’Alzheimer montrent l’influence de gène intervenant dans la réponse immune notamment les cellules de la microglie. Le développement de la maladie d’Alzheimer est accompagnée d’une réponse inflammatoire. Cette réponse ne peut se faire qu’au sein d’un organisme entier de l’animal. Les techniques de culture d’organoïdes in vitro ne nous permettent pas de suivre le développement d’une réaction inflammatoire lors du développement de la maladie d’Alzheimer. Mais l’utilisation d’une souris reportrice HexbdtTomato (sous unité beta du gène codant pour l’hexosaminidase), nous permettra de limiter le nombre de souris car les cellules de la microglie pourront être suivies grâce au gène rapporteur Tomato.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux inclut dans ce projet a été établi par rapport à des études précédentes que nous avons effectuées. Nous utilisons les 2 sexes afin de minimiser le nombre d’animaux. Pour réduire le nombre, nous effectuons sur un hémisphère cérébral pour les analyses immunohistologiques et sur le second les extractions d’ARNm ou de protéines. Le test d’analyse de variance (logiciel Graphpad) est le test que nous avons choisi afin de comparer les différents génotypes a été déterminé à l’aide du logiciel BiostatTGV. Nous utilisons le test Man et Whiney pour les études pilotes.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

NOUS OBSERVONS REGULIEREMENT LES ANIMAUX. NOUS AVONS INCLUS DIFFERENTS POINTS LIMITES DANS NOS EXPERIENCES (PERTE DE POIDS, PILOERECTION, DOS ROND, HYPOACTIVITE, DEMARCHE ANORMALE). NOUS AVONS ETABLI UN TABLEAU DE SCORING (NC3R) DANS LEQUEL NOUS SUIVONS LES PARAMETRES D’EXPRESSION FACIALES SUIVANTS : CONTRACTION ORBITRAIRE, GONFLEMENT DU NEZ, DES JOUES, POSITION DES OREILLES ET DES MOUSTACHES). L’EVALUATION DE LA DOULEUR PAR LE SUIVIE DES EXPRESSIONS FACIALES A ETE UTILISE DANS LE CAS DE CRANIOTOMY (SCIENTIFIC REPORTS (2019)9:359). NOUS AVONS ETABLI UN TABLEAU OU SELON L’OBSERVATION EFFECTUEE NOUS NOTONS ZERO POUR UN CAS NORMAL,1 POUR UNE ALTERATION MODEREE ET 2 POUR UN SIGNE EVIDENT. LA SOMME DES OBSERVATION NOUS DONNERA UN SCORE QUI INDIQUERA L’ETAT DE L’ANIMAL. CONTRE LA DOULEUR, NOUS ADMINISTRONS DE LA BUPREMORPHINE (0.1MG/KG, SC 100µL) ET KETOPROFENE (5MG/KG, SC 100µL) DEUX FOIS PAR JOUR DURANT 2 JOURS. NOUS AJOUTONS DANS LES CAGES DE L’ALIMENT ET DE L’EAU EN GELEE. NOUS DEVELOPPONS DES CULTURES D’ORGANOÏDE MAIS NOUS POUVONS PAS ETUDIER L’ETABLISSEMENT DE LA REACTION INFLAMMATOIRE DANS LE DEVELOPPEMENT DE LA MALADIE D’ALZHEIMER AVEC CE TYPE DE MODELE.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Dans cette espèce différents outils génétiques existent : des souris transgéniques, KO, KI permettant de réaliser des études dans des conditions physiologiques. Nous disposons donc de modèle qui développe la maladie d’Alzheimer mais également de souris reportrice nous permettant de suivre des cellules de la microglie par l’expression d’une protéine fluorescente la protéine tomato. Ainsi en utilisant ces souris nous pouvons suivre le développement de la réaction inflammatoire lors de l’établissement de la maladie d’Alzheimer. Pour cela nous travaillerons à deux temps, un temps précoce 2-4 mois et un temps plus tardif où la maladie est installée soit 10-11 mois. Au stade 10-11 mois nous pouvons observer des plaques amyloïdes dans le cerveau des souris. Grace à la souris reportrice HexdtTomato, nous pourrons déterminer le rôle de la microglie dans la formation de ces plaques (taille, forme, …).