
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 17/06/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-067860)
Jusqu’à huit anesthésies par animal, une injection d’aiguilles dans le derme suivie d’une décharge électrique, et sept injections dans le péritoine : 433 souris sont utilisées dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour prélever les sites d’injection. Les nuisances attendues sont les douleurs des injections, celles liées à l’électroporation et le stress des anesthésies répétées. Le modèle retenu est une souris à peau saine, le projet visant à comparer dix candidats à base d’ARN messager destinés à traiter chez l’humain des ulcères et des brûlures. Le porteur annonce des groupes de trois animaux pour la première partie et de cinq pour la seconde, sans rapporter ces effectifs au total de 433 déclaré.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Cette étude a pour objectif dans un premier temps, de développer un modèle murin (non pathologique) d’administration par électroporation (micro choc éléctrique permettant au candidat de de rentrer plus facilement dans les cellules cibles) de nos candidats médicaments pour le traitement des problèmes de peau, comme par exemple des ulcères, brulures, lésions de peau etc. puis dans un deuxième temps, les comparer par dose réponse afin de sélectionner les meilleurs candidats. Au final, l’ensemble de ces données de caractérisation serviront de base à la conception d’essai clinique chez l’homme. Nous démontrerons les bénéfices de nos produits face aux produits de référence utilisés en clinique. Ce projet expérimental d’optimisation concerne 10 produits d’intérêt identifiés suite à nos travaux précédents.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les problèmes de peau, pour certaines qui sont des pathologiques chroniques, handicapent durablement les patients et ont donc un impact sociétal important. La régénération des tissus de la peau est un processus très long et qui parfois ne permets pas totalement de retrouver l’état d’origine de la peau. Les patients attendent donc aujourd’hui des traitements efficaces et rapides. L’injection d’ARNm (=copie de l’ADN) pourrait permettre de régénérer la peau plus rapidement et plus longuement avec seulement une injection.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Anesthesies pour injection, mesure bioluminescence et éléctroporation, au maximum 8 anasthesies de 10-15 min. 1 injection intradermale (durant anesthesie) : 30 sec pendant l’anesthesie. 7 injections intraperitoneale maximum : 30 sec 1 éléctroporation (injection d’aiguilles en intradermale, suivi d’une onde éléctrique) : 30 sec pendant l’anesthesie.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Dans ce projet, les nuisances attendues sont : – les douleurs associés aux injections (dans ce projet une injection intradermale puis maximum 7 intrapéritonéales) – Les douleurs et stress liés aux électroporations – Stress lié aux anesthésies multiples
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux des différentes procédures seront euthanasiés. En effet, dans ce projet, les sites d’injections seront prélevés pour des analyses ultérieures.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Le remplacement ne peut pas être assuré dans cette étape du programme de travail, car la pertinence des modèles cellulaires de coculture est aujourd’hui encore débattue, et de tels modèles ne prennent de toute façon pas en compte le paramètre de diffusion et du système immunitaire (qui est essentiel lorsqu’on s’intéresse au profil pharmacodynamique des composés).
2. Réduction
Nous utiliserons donc nombre minimal d’animaux par groupe (11 groupes de 3 animaux dans la première partie et 8 groupes de 5 animaux / constructions) permettant d’arriver à des résultats statistiquement significatifs. Nous réaliserons lors la première section, des expérience sur seulement 3 animaux, afin de vérifier la bonne tolérance et la validité des constructions réalisées.
3. Raffinement
Concernant le raffinement, les animaux seront hébergées en groupe de 3 ou 5 avec enrichissement du milieu, et surveillés quotidiennement. L’injection intradermique sur le flanc est réalisée sous anesthésie par un expérimentateur entraîné. De plus, pour les étapes d’imagerie, les animaux seront également anesthésiés. Observation quotidienne des animaux (apparence, consommation aliment et eau, comportement), pesée des animaux tout au long de la procédure (jour 0, 2, 4, 7 et 14 puis une fois par semaine si l’étude est plus longue). Pour chaque animal et donc chaque injection l’aiguille sera changée, nous utilisons ici des aiguilles stériles. La salle de manipulation est intégralement nettoyée (paillasse et sol) avant toute injection. Nous veillerons à ce que toutes les conditions environnementales pour l’injection soient le plus propres possible. Les points limites sont décrits dans chacune des procédures. De plus, tout autre signe clinique observé, indépendamment des procédures (pendant la période d’acclimatation par exemple), fera l’objet de soins tels que définis en accord avec le vétérinaire suivant le tableau fourni en annexe.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Bien qu’il existe actuellement des modèles de peaux humaines reconstruites ou encore des modèles ex vivo permettant de tester la toxicité ou la pénétration de certains produits ou vecteurs, ceux-ci ne prennent pas en compte la totalité des conditions physiologiques de l’Homme. Ainsi, après vérification in vitro de la non toxicité (sur peau reconstruite) des vecteurs d’intérêts, nous souhaitons tester leur efficacité en condition « le plus proche de l’Homme » en reproduisant au mieux la complexité (avec des interactions cellulaires, une vascularisation et une réponse immunitaire similaires) de la peau humaine. De plus, la réponse immunitaire et l’inflammation, est un facteur clé dans l’évaluation de l’efficacité des peptides (élimination plus ou moins rapide par l’organisme) Souris swiss femelles âgées de 6 semaines en début d’expérimentation (20g) et 8-9 semaines maximum en fin d’expérimentation (35-40g). La peau de ces animaux est parfaitement stable et n’évolue plus à cet age.