
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 28/06/2022
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-074427)
2 200 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré à sévère. Elles reçoivent des greffes de cellules tumorales par de nombreuses voies, sous-cutanée, intracérébrale, intra-osseuse, intra-hépatique, intra-ovarienne ou intra-prostatique notamment, pour créer des modèles de dix types de cancers, avec prélèvements sanguins et imagerie. Le porteur ne décrit les atteintes que par une brève mention d’une atteinte de l’état général renvoyée à des points limites, alors que les voies d’implantation sont détaillées. Il affirme qu’aucune méthode de substitution n’existe et que l’animal est un passage obligatoire avant l’Homme.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Ce projet vise à mettre en place différents modèles tumoraux pertinents chez la souris. Ces modèles devant être représentatif des tumeurs humaines et permettre d’évaluer au mieux l’effet bénéfique de nouvelles stratégies thérapeutique. Les modèles ciblés sont : les cancers cérébraux, du sein, du poumon, de la peau, des ovaires, de la prostate, des intestins, des os, du foie et du sang.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Si le développement et l’évaluation de l’effet de nouvelles thérapeutiques bénéficient de la mise en place de procédure in vitro il est tout de même établi que les cellules tumorales se comportent différemment in vitro et in vivo en terme de croissance, de dissémination, de résistance aux traitements et de capacité à instaurer un environnement délétère pour le système immunitaire. Aussi, l’évaluation du bénéfice de nouvelles thérapeutiques nécessite le développement de modèles précliniques intégrant l’ensemble de la biologie d’un organisme vivant. Ces modèles devant permettre de vérifier la faisabilité de ces thérapies et de détecter la survenue d’effets secondaires délétères et finalement, couplées aux données obtenues in vitro, d’avoir une importance capitale lors du transfert en clinique.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux subiront une implantation de cellules tumorales. Celle-ci sera par voie soit en sous cutanées (durée d’intervention : 5 min), intra péritonéales (durée d’intervention : 5 min), intraveineuse (durée d’intervention : 5 min), intra-occulaire (durée d’intervention : 5 à 15 min), intra-pulmonaire (durée d’intervention : 5 min), intra-osseuse (durée d’intervention : 5 min), para-osseuse (durée d’intervention : 5 min), intra-hépatique (durée d’intervention : 15 à 30 min), intra-ovarienne (durée d’intervention : 10 à 15 min), intra-prostatique (durée d’intervention : 10 à 15 min), intra-mammaire (durée d’intervention : 5 min), intra-intestinale (durée d’intervention : 15 à 30 min) ou encore intra-cérébrale (durée d’intervention : 15 à 30 min). Des prélèvement de sang pourront être réalisé toutau long de l’étude mais ceux-ci seront limité à 1 par semaine et 10 % du volume sanguin de l’animal. Leur durée moyenne étant de 5 minutes environ. Enfin un suivi du développement tumorale pourra être également réalisé tout au long de l’étude par imagerie par exemple par bioluminescence (durée 10 à 15 min, 1 à 2 fois par semaine maximum) et/ou par IRM (durée 15 à 60 min, 1 fois par semaine maximum).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Atteinte de l’état générale dû au développement tumorale. Celle-ci sera limité au maximum par la mise en place de point limite adapté.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Euthanasie de tous les animaux car ils sont porteur de tumeurs
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Dans le cadre du développement de nouveaux médicaments, ce projet est réalisé chez la souris car il n’existe pas de méthode de substitution (in vitro ou in silico) pour évaluer les effets d’une nouvelle molécule thérapeutique. De plus, avant toute administration à l’homme, l’animal constitue un passage obligatoire pour l’évaluation de l’efficacité, la toxicité et la pharmacocinétique d’une nouvelle thérapeutique. A ce jour, la souris est l’espèce qui est la plus adaptée à ce type de modèle d’étude.
2. Réduction
Un nombre minimal et suffisant d’animaux par groupe est utilisé afin d’analyser de façon rigoureuse et efficace les résultats des expériences et d’effectuer des analyses statistiques. Nombre d’animaux minimal et suffisant par groupe pour réaliser une analyse de l’homogénéité de la croissance des tumeurs : 5 / par groupe.
3. Raffinement
Dans ce projet, le raffinement sera obtenu par : • la mise au point de procédures rigoureuses, • la formation du personnel, • un suivi quotidien de l’état de santé des animaux, • Le suivi des signes cliniques et la détermination des points limites, • Le recours aux procédures d’euthanasie dès que nécessaire, • Un protocole analgésique adapté pour la chirurgie et la période post-opératoire et un suivi post-opératoire de l’état de santé des animaux avec des soins et un enrichissement adaptés afin de permettre une bonne récupération des animaux, • La réduction du volume sanguin prélevé grâce à l’amélioration de la sensibilité des méthodes d’analyse.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est l’une des espèces animales les plus pertinentes et les plus couramment utilisées notamment pour évaluer l’efficacité de traitements anti-tumoraux, de par leurs facilités d’entretien, de stabulation, de manipulation, et leurs similitudes physiologiques avec l’espèce humaine. Animaux adultes afin de mimer la pathologie chez l’homme adulte.