Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

1 500 souris et rats vont être utilisés, chacun pouvant recevoir jusqu’à six séances d’imagerie nucléaire sous anesthésie et trois prélèvements sanguins. 900 d’entre eux subissent des procédures impliquant un niveau de souffrance léger et 600 un niveau modéré. Une partie reçoit sous la peau du flanc des cellules cancéreuses humaines, que leur système immunitaire incomplet ne rejette pas, et le porteur écrit que la pousse de la tumeur n’entraînera qu’un stress léger. Cet effectif doit couvrir l’évaluation de quatorze candidats radiopharmaceutiques en cinq ans, au terme desquels les animaux sont tués pour analyser la tumeur et les principaux organes.

NTS-FR-079654v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Imagerie nucléaire, Biodistribution, Radiothérapie interne vectorisée, Imagerie moléculaire
Souris : 1000
Rats : 500

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La médecine nucléaire utilise des molécules marquées avec des éléments radioactifs pour aider à diagnostiquer et traiter le cancer. Ces molécules, appelées radiotraceurs, sont injectées dans le corps et peuvent être détectées à l’aide de caméras dédiées. Elles permettent de voir où ces molécules se distribuent dans l’organisme, y compris dans les tumeurs. Certaines de ces molécules peuvent également être utilisées pour détruire les cellules cancéreuses. Dans ce projet, nous étudions la distribution et l’efficacité de candidats radiopharmaceutiques sur animaux sains et animaux porteurs de tumeurs sous-cutanées. Nous examinerons comment le radiotraceur se répartit dans l’organisme des animaux après son injection à différents temps. Nous évaluerons également si le traitement avec ce radiotraceur peut ralentir la croissance des tumeurs au fil du temps. Le nombre d’animaux inclus dans cette demande pourra permettre d’évaluer complètement (distribution + efficacité) 14 candidats médicaments sur 5 ans.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra de valider l’utilisation de candidats radiopharmaceutiques pour l’imagerie diagnostique des tumeurs ainsi que l’utilisation de ces mêmes candidats radiopharmaceutiques pour la radiothérapie interne. Cette étape de validation des molécules candidates marquées avec des éléments radioactifs constitue un élément essentiel avant de pousser leur développement vers des phases cliniques. A plus long terme, ces outils diagnostiques et thérapeutiques ont le potentiel d’améliorer la prise en charge des patients ayant développés un cancer en proposant des radiopharmaceutiques dont l’efficacité sera supérieure aux traitements actuels.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

L’implantation de cellules cancéreuses par piqure sous la peau du flan des souris se fera sous anesthésie volatile et n’excèdera pas 5min. Une seule implantation de cellules tumorales sera prévue sur chacun des animaux destinés aux études d’efficacité des tumeurs sous-cutanées. Un maximum de 6 acquisitions d’imagerie nucléaire sera réalisé sur chaque animal. L’acquisition des images sera réalisée chez des animaux sous anesthésie volatile pour une durée inférieure à 1h. Si plusieurs sessions d’imagerie sont envisagées chez une même souris, elles seront réalisées avec un écart au minimum de 2 heures pour les temps courts (1H, 4H et 6H post injection), et de 1 jour entre 2 procédures pour les temps plus longs (24H, 48H, 96H & 168H post injection). L’injection intraveineuse est très rapide (

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Pour les animaux qui se verront implanter des tumeurs, l’implantation tumorale sur le flanc des souris entrainera un léger stress à l’implantation (anesthésie rapide de 5 minutes environ). La pousse de la tumeur entrainera un stress léger car elle sera de faible volume et ne formera pas de métastases. Une partie des animaux utilisés auront un système immunitaire incomplet, ce qui permettra d’implanter des cellules tumorales d’origine humaine sans qu’elles ne soient rejetées. Ces animaux ont un risque accru de développer des infections. Ils seront hébergés dans un environnement stérile afin de réduire ce risque au maximum.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue des deux procédures, les animaux seront mis à mort puis des analyses seront effectuées sur la tumeur et les principaux organes.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La recherche sur le développement de radiopharmaceutiques nécessite l’utilisation de modèles animaux précliniques reflétants les différents organes impliqués dans l’élimination naturelle des molécules administrées. C’est pourquoi il est indispensable de mener des études sur des modèles animaux précliniques avant de pouvoir passer à des essais cliniques sur des êtres humains. Tous les composés testés auront au préalable fait l’objet de tests in vitro.

2. Réduction

3R / Réduction :

L’imagerie non invasive permet de suivre un même animal au cours du temps, ce qui permet d’obtenir des données statistiques en minimisant le nombre d’animaux utilisés. Toutes les expériences utiliseront des tests statistiques appropriés pour évaluer les biomarqueurs d’imagerie. Le suivi longitudinal de la taille des tumeurs réduira le nombre d’animaux nécessaires. Nous n’utiliserons pas de lignée cellulaire induisant moins de 70% de prise tumorale.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux ayant un système immunitaire réduit seront logés en cages stériles dans des armoires ventilées, en groupe, dans un environnement enrichi adapté à leur espèce. Leur alimentation et leur eau seront stériles, et des mesures seront mises en place pour réduire le stress, avec un suivi quotidien de leur bien-être. Les autres animaux seront logés en cages classiques, en groupe, dans un environnement enrichi adapté à leur espèce. Des mesures seront mises en place pour réduire le stress, avec un suivi quotidien de leur bien-être. L’évolution des tumeurs sera suivie au pied à coulisse et par des méthodes d’imagerie non invasives, qui évitent les prélèvements invasifs tout en fournissant des informations détaillées sur leur progression. Les sessions d’imagerie se feront également sous anesthésie, avec les animaux sur un lit thermostaté, et un monitoring continu de la fréquence respiratoire. Un gel ophtalmique sera utilisé pour prévenir la sécheresse oculaire. Les animaux seront intégrés à l’étude dès la détection des tumeurs pour limiter les procédures inutiles et réduire les délais.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les modèles de souris et rats constituent une référence pour la recherche in vivo en cancérologie et sont très fréquemment utilisés pour les modèles de greffes de tumeurs. Les souris et rats ayant un système immunitaire réduit permettent la prise tumorale de cellules humaines ce qui permet de se rapprocher davantage de la pathologie d’intérêt. Les animaux seront implantées à l’âge de 6 semaines environ afin d’optimiser la prise tumorale en sous-cutanée.