
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 16/03/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-108555)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’hyperparathyroïdie primaire est la troisième maladie hormonale en termes de fréquence après le diabète et les pathologies thyroïdiennes. Elle est due à un défaut de sécrétion de parathormone (PTH) et se manifeste sur le plan biologique par une augmentation de la concentration en calcium sanguin. Ses conséquences cliniques sont nombreuses : osseuses, rénales, métaboliques, cognitives. L’ablation de la ou des glandes malades est le seul traitement curateur de cette maladie. L’objectif de ce projet est de mettre au point un modèle d’hyperparathyroïdie primaire réversible après chirurgie chez la souris (élimination de la/des glandes atteintes), afin d’étudier les conséquences de cette pathologie et de sa guérison.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les retombées attendues de notre projet au-delà du modèle murin sont de mieux comprendre les conséquences et mécanismes impliqués : 1) dans le développement de cette maladie et 2) les bénéfices de l’ablation chirurgicale de la glande malade. Ces informations nous permettront de mieux soigner les patients atteints de cette maladie.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux seront soumis au maximum à deux procédures chirurgicales (Durée : 15 minutes) sous anesthésie générale gazeuse et analgésie. Un prélèvement de sang à l’extrémité de la queue sur animaux vigiles sera réalisé avant la première chirurgie, une fois toutes les 4 semaines pendant 24 semaines jusqu’à la seconde chirurgie, puis une fois toutes les semaines pendant 4 semaines (durée par prélèvement : 1 min). Enfin, un prélèvement de sang par ponction cardiaque lors de l’euthanasie (animal sous anesthésie générale pendant le prélèvement : durée 5 minutes).
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Il s’agit de procédures modérées, et aucune mortalité n’est attendue après les différentes chirurgies. Les principaux effets indésirables attendus pourraient concerner : une douleur faible au site d’incision réalisé pour les prélèvements sanguins ; des douleurs au niveau du cou pendant les cinq premiers jours après chirurgie.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
L’ensemble des animaux utilisés sera mis à mort à l’issu des expérimentations pour collecter des échantillons sanguins et tissulaires nécessaire à la mesure de l’efficacité de la transduction et des conséquences de l’hyperparathyroïdie primaire.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
L’hyperparathyroïdie induit de profondes modifications du métabolisme énergétique qui font intervenir des conséquences entremêlées et en cascade sur de nombreux tissus. Les mécanismes moléculaires sont très mal connus et il est absolument nécessaire de comprendre l’impact physiologique dans son ensemble pour développer par la suite d’autres approches. ll n’existe pas à l’heure actuelle de méthodes ex vivo / in vitro de remplacement à l’expérimentation animale dans le domaine de l’hyperparathyroïdie.
2. Réduction
Ce projet a été construit avec la volonté de mettre en place et de respecter « la règle des 3 R ». Seules les expériences absolument indispensables au succès du projet seront mises en oeuvre. Le nombre d’animaux nécessaires pour chaque expérimentation a été défini en fonction de notre expérience passée. Nous avons pris soin d’optimiser au mieux nos expérimentations en choisissant les lignées murines les plus adaptées à l’étude. Les procédures ont été réfléchies afin de réduire au maximum le stress et les souffrances des animaux soumis aux expérimentations.
3. Raffinement
Nous avons pris en compte le bien-être animal, une visite quotidienne des animaux par les zootechniciens formés permettra de prévenir les risques de stress et de souffrance. Nous avons intégré la gestion de la souffrance animale en utilisant des procédures adaptées, notamment un protocole péri-opératoire afin de limiter la douleur et la souffrance de l’animal, basé sur nos précédentes expériences de chirurgie chez la souris. La chirurgie est réalisée sous anesthésie générale. Les animaux reçoivent avant la chirurgie puis pendant une durée de 3 jours une analgésie. Les souris reprendront une alimentation normale dès le jour de la chirurgie. Les souris seront placées en couveuse à 30°C pendant 5 jours post-chirurgie et leur cage sera enrichie par des frisottis et un dôme ou un tube tunnel en polycarbonate rouge. Afin de limiter les souffrances post-expérimentales, une surveillance attentive des animaux sera réalisée par l’expérimentateur (toutes les 2 heures pendant premières heures post-chirurgie, 2 fois par jour pendant les 5 jours, puis une fois par jour jusqu’à la fin de l’étude). Des signes cliniques définissant les points limites, au-delà desquels l’expérimentation serait arrêtée et l’animal mis à mort, ont été fixés.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modèle murin est un modèle de choix, il est utilisé depuis de longue date dans l’étude des maladies cardiaques et métaboliques. Il est largement reconnu pour sa pertinence dans la recherche biomédicale et les études précliniques en raison de sa similitude génétique avec l’humain. Les procédures débuteront chez des animaux à 8 semaines de vie, pour travailler sur des adultes jeunes mais matures sexuellement.