
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 07/10/2025
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-113819)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Les mélanomes avancés demeurent associés à un sombre pronostic et la recherche de nouvelles thérapies plus efficaces est plus que jamais d’actualité. Notre projet a pour but de développer des radiotraceurs spécifiques des cellules tumorales pigmentées associant des ligands de la mélanine à un isotope radioactif. Ainsi, leur profil de biodistribution sur modèles murins de mélanome sera évalué. Les radiotraceurs les plus pertinents en termes de stabilité et de profil de biodistribution (fortes affinité et spécificité pour la cible tumorale, faible accumulation dans les organes sains) feront l’objet d’une étude d’efficacité antitumorale in vivo afin de démontrer la pertinence de notre approche en vue d’un transfert clinique.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet vise à établir une preuve de concept préclinique de l’intérêt d’un radiotraceur pour la radiothérapie interne vectorisée des mélanomes avancés. Ce traitement ciblé, qui s’adresse à la maladie disséminée, est particulièrement bien adapté à cette pathologie et pourrait apporter une réponse efficace aux patients en échec thérapeutique ou non éligibles aux traitements actuels.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
– 1 injection de cellules (durée
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Les nuisances attendues sont : – Une douleur ou inflammation locale liée à l’inoculation des cellules tumorales sous anesthésie, réduite à une dizaine de secondes (nuisance légère). – Une gêne fonctionnelle liée à la présence de la tumeur (nuisance légère). – Le stress modéré lors de l’injection de la molécule radioactive dans un appareil de contention, réduite à une dizaine de secondes car réalisée par un expérimentateur expert (nuisance légère). – Le stress léger dû à l’induction de l’anesthésie (nuisance légère).
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Afin de caractériser l’effet de nos traitements notamment l’effet biologique, nous devons récupérer en fin d’expérience les tumeurs des animaux traités et non traités. Nous devons pour cela procéder à l’euthanasie de l’ensemble des animaux du projet. L’étude moléculaire des tumeurs, ainsi que celles des tissus des autres organes est indispensable pour évaluer les effets anti tumoraux mais également la toxicité des traitements testés.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Les molécules seront sélectionnées en amont selon leur affinité à la mélanine et leur stabilité dans du sérum de souris. Le développement et la validation préclinique de nouvelles molécules diagnostiques et/ou thérapeutiques requièrent la détermination de paramètres de biodistribution des molécules candidates sur des modèles animaux adaptés. En effet, la physiologie globale de l’individu entre en jeu et une étude in vitro ne peut représenter la complexité du vivant.
2. Réduction
Selon nos expériences antérieures, le modèle tumoral présente dans 20% des cas aucune ou peu de prise tumorale, cela a donc été intégré dans nos calculs de taille. De plus, le nombre d’animaux de ce projet a été défini de façon à utiliser le minimum d’animaux tout en obtenant des données statistiquement suffisantes. L’approche statistique consistera en une analyse non paramétrique suivant le nombre de groupe à comparer. De plus, les examens d’imagerie sont des méthodes non invasives qui permettent également de réduire le nombre d’animaux grâce à la possibilité d’un suivi longitudinal où un animal est son propre contrôle au cours du temps. Les animaux non inclus dans les procédures (pas de prise tumorale…) seront utilisés pour la formation du personnel ou la création de banque d’organes pour des mises au point techniques.
3. Raffinement
Pour le bien-être des animaux inclus dans ce projet, nous mettons à disposition un enrichissement de milieu avec coton pour la nidification, bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette dans chacune des cages. Une observation quotidienne des animaux sera réalisée par le personnel de l’animalerie qui est sensibilisé aux différents modèles. Après leur arrivée à l’animalerie, une période d’acclimatation de 5 jours est définie afin d’acclimater les animaux à leur nouvel environnement. Pour limiter l’anxiété des animaux, ils seront habitués à la contention et à l’appareillage de contention pour les injections intraveineuses dès la fin de la période d’acclimatation. De plus, certains gestes seront réalisés sous anesthésie gazeuse. Ils seront habitués à la présence de nourriture humide dans le fond de la cage pour une meilleure prise en charge non médicamenteuse des éventuelles gênes liées à l’inoculation des cellules. La surveillance quotidienne permettra de visualiser l’état général des animaux et de réagir rapidement en cas de signe d’inconfort, de stress ou de souffrance grâce à l’évaluation des points limites. Des mesures de poids et de taille tumorale seront réalisées 2 fois par semaine. Si besoin, une injection d’antalgiques sera réalisée. En cas d’atteinte d’un des points limites, l’animal sera mis à mort. Les gestes techniques sont optimisés grâce à un programme de formation et de tutorat ainsi qu’au suivi des compétences techniques du personnel ce qui permet de limiter le stress des animaux et augmenter la précision et la rapidité des gestes.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modèle souris est classiquement utilisé en expérimentation animale dans le domaine de la recherche contre le cancer pour lequel on peut avoir un suivi de la croissance tumorale et une évaluation de la biodistribution des radiotraceurs. Les animaux, âgés de 5 semaines, seront réceptionnés dans l’animalerie, les expérimentations seront réalisées après une période d’acclimatation de 5 jours.