Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

704 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dont quatre cents dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère et trois cents en gravité modérée. Génétiquement modifiées, elles reçoivent des injections, une à deux chirurgies stéréotaxiques du cerveau et un test d’évitement de place répété cinq jours, avant mise à mort pour analyse des organes. L’objet est fondamental, identifier les circuits de l’hippocampe qui commandent l’évitement, le porteur reliant ce comportement au stress post-traumatique et espérant à terme des cibles thérapeutiques. Il affirme qu’il est « impossible de remplacer l’animal vivant » pour étudier ce comportement.

NTS-FR-118446v1
Types de recherche
· Éthologie / comportement / biologie animale · Oncologie · Recherche fondamentale · Système nerveux ·
Mots-clés
Souris, Evitement, Hippocampe, Memoire, Sexe
Souris : 704

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet a pour objectif général d’identifier les circuits neuronaux impliqués dans l’évitement de place chez la souris. Ce projet se focalisera sur les neurones de l’hippocampe qui jouent un rôle clef dans la navigation spatiale et les comportements de défense. Or, aucune étude à ce jour n’a cherché à comprendre comment l’hippocampe contrôle l’évitement de place chez la souris. Ce projet nécessitera ainsi l’utilisation de différentes lignées de souris transgéniques permettant la manipulation et enregistrement de l’activité au sein de ce circuit.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à identifier comment les souris apprennent à éviter un lieu dangereux et à cesser d’éviter un lieu qui ne l’est plus. Ce phénomène, autrement appelé persistance d’évitement est couramment observé dans le syndrôme de stress post traumatique. Cet évitement comportemental et cognitif excessif limite l’efficacité de la thérapie comportementale. Comprendre son corrélat neuronal pourrait donc permettre d’identifier des cibles thérapeutiques pour le traitement de l’évitement persistant chez les patients atteints de stress post-traumatique.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Ce projet s’étalera sur 5 ans et impliquera 6 procédures expérimentales. Les procédures comprennent toutes les injections intra-péritonéales (3 injections sur la vie de l’animal, quelques secondes), la chirurgie stéréotaxique (1 à 2 chirurgies d’une heure chacune), le comportement (5 jours, 30 min par jour) et la mise à mort (quelques secondes) pour collecter les organes pour analyse ultérieure.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Le comportement d’évitement de place, les injections intrapéritonéales, les approches de chirurgie stéréotaxique, et la mise a mort engendrent des douleurs et stress modéré. L’isolement engendre de l’inconfort modéré.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Notre étude nécessite de mettre à mort les animaux pour récupérer les organes que nous étudierons notamment par histologie.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il est impossible de remplacer l’animal vivant pour l’étude du comportement d’évitement. La souris représente un modèle de choix pour notre projet par la possibilité d’étudier des individus génétiquement modifiés et dont la physiologie générale est suffisamment proche de celle de l’être humain pour que les informations obtenues soient pertinentes sur un plan médical.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous prévoyons d’utiliser un maximum de 704 souris adultes (mâles et femelles) sur un période de 5 ans. Nous avons optimisé les protocoles afin de réduire au maximum le nombre de souris utilisées en respectant les règles de bonnes pratiques de laboratoire pour le respect des animaux. Les animaux mâles et femelles seront utilisés pour toutes les expériences. L’analyse des données se fera avec des analyses statistiques en tenant compte du sexe car dans de nombreux cas le niveau basal dans les tâches comportementales est différent. Ceci nous permettra d’utiliser toutes les souris générées.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Enfin, en vue du raffinement des procédures, un soin particulier est apporté aux questions relatives au bien-être animal. Le manque d’interactions sociales pour les expériences ou les souris sont stabulées individuellement est compensé par un enrichissement des cages avec des cylindres de coton permettant de stimuler l’activité naturelle, diminuer le stress et faciliter la thermorégulation. En outre, les cages, transparentes, sont proches les unes des autres afin que chaque animal puisse avoir un contact visuel avec ses congénères. Avant chaque procédure expérimentale, les animaux sont manipulés fréquemment afin de les habituer aux expérimentateurs et réduire ainsi leur stress. Enfin, pour les procédures impliquant une neurochirurgie, un protocole d’anesthésie et d’analgésie péri- opératoire est en place afin de garantir la bonne prise en charge de nos animaux. La santé des animaux sera surveillée tout au long de l’expérience et évaluée grâce à une grille codifiant le niveau de bien être et des points limites adaptés. Cela nous permettra d’intervenir immédiatement et de manière appropriée si un premier signe de souffrance est détecté.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’évitement est un comportement extrêmement important pour la survie et est donc conservé chez les mammifères. Par ailleurs, ce projet requiert l’étude fine de populations de neurones accessibles uniquement via des modèles murins transgéniques. Les souris se reproduisent rapidement (une portée par mois) et leur système nerveux atteint son développement adulte en 12 semaines. Ainsi, la souris adulte représente un modèle de choix pour étudier les mécanismes neuronaux qui contrôlent le comportement d’évitement.