Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La restauration permanente de large surface de peau par une greffe cutanée représente une application thérapeutique d’enjeu vital, qui constitue un fer de lance pour le domaine des biothérapies tissulaires notamment dans la prise de greffe des bio-pansements lors de greffes de peaux chez l’Homme (ex : grands brulés). Des études en culture cellulaire ont permis de valider différentes cellules, leur potentiel de croissance à court et long terme et leur capacité à former un bio-pansement cutané. Suite à ces résultats très favorables, il est crucial de valider le potentiel régénératif des cellules cultivées dans ce milieu à savoir leur capacité à reformer une peau fonctionnelle. L’objectif du projet est donc de valider la fonctionnalité de notre bio-pansement cutané.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet va permettre d’évaluer l’efficacité de la néo-vascularisation d’un greffon cutané, permettant l’obtention d’une bonne prise de greffe, ainsi que la maturation de la peau humaine reconstruite et son auto-renouvèlement. Cette étape permettra une avancée significative vers la conception de nouveaux bio-pansements cutanés vascularisés pouvant faciliter la prise de greffes de peaux chez l’homme (ex : grands brulés).

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les souris sous anesthésie générale vont subir : – Une injection 2 fois 20 secondes – Le retrait des implants 2 fois, 1 à 5 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les souris peuvent avoir une douleur légère et de courte durée au point j’injection et lors du retrait des implants. Elles peuvent avoir un stress lors de l’anesthésie.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux sont mis à mort après la récupération des implants., une étude histologique est prévue pour chaque implant.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Malgré l’existence de modèles d’études de réparation cutanée en culture cellulaire, les processus de cicatrisation ne peuvent être répliqués en laboratoire. Les modèles de cicatrisation en culture cellulaire ne peuvent pas reproduire les mécanismes de coagulation, d’inflammation, et de néo-vascularisation. Seul un modèle animal permet de rendre compte de la complexité de la réparation tissulaire à la suite d’une greffe, permettant ainsi d’atteindre les objectifs du projet.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour limiter le nombre d’animaux utilisés, des premières études en culture cellulaire ont été effectuées pour valider le modele de notre bio-pansement cutané. Les effectifs sont déterminés et les résultats analysés avec des tests statistiques adaptés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Afin de réduire au maximum la douleur et le stress, les animaux disposent d’un accès sans restriction à la nourriture et à la boisson et d’un environnement enrichi . De plus, l’injection et le retrait des implants seront effectuées sous anesthésie générale et nous donnons un analgésiques adaptés avant le retrait de l’implant. Les animaux seront surveillés trois fois par semaine avec mise en place de points limites qui permettront une prise en charge précoce en cas de douleur ou de souffrance.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Malgré l’existence de modèles d’études de réparation cutanée in vitro, les processus de cicatrisation ne peuvent être répliqués en laboratoire. Les modèles de cicatrisation ex vivo ne peuvent pas reproduire les mécanismes physiologiques. Ici seul un modèle animal permet de reproduire ces effets physiologiques à la suite d’une greffe, permettant ainsi d’atteindre les objectifs du projet. Nous utiliserons des souris de 6-9 semaines pour que les animaux aient une taille suffisante pour permettre l’injection de deux implants sur le dos.