Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

3 750 souris et 3 750 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent des cellules tumorales ou des agents cancérogènes, puis des substances testées quotidiennement pendant jusqu’à trois mois, sont hébergés seuls en cage métabolique et mis à jeun, dix d’entre eux subissant en plus une ablation des ovaires. Le porteur décrit des douleurs tumorales, des diarrhées sanglantes dans les modèles de colite et des tumeurs assez volumineuses pour limiter les déplacements, effets pouvant durer jusqu’à la fin de l’étude. Sur le remplacement, il écrit en trois phrases qu’il est « nécessaire » de tester une substance dans un organisme complexe, sans détailler les tests in vitro préalables.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le projet vise à évaluer l’efficacité de traitements candidats anticancéreux dans des modèles expérimentaux. L’étude repose sur trois approches complémentaires : un modèle de tumeur implantée permettant l’analyse rapide de la réponse tumorale, un modèle de cancérogenèse colique et un modèle de cancérogenèse mammaire. L’objectif principal est d’identifier et de caractériser des composés présentant un potentiel thérapeutique, en analysant leur impact sur la croissance tumorale, l’incidence des tumeurs et leur progression. Ce projet contribuera à améliorer la compréhension des mécanismes d’action des traitements anticancéreux et à sélectionner les candidats les plus prometteurs pour un développement ultérieur.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet vise à évaluer l’efficacité thérapeutique de substances candidates dans des modèles précliniques pertinents de cancer chez le rongeur. Ces études sont destinées à contribuer au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques pour la prise en charge des cancers chez l’Homme. In fine, l’objectif est d’améliorer la santé humaine.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tous les animaux seront soumis à des administrations de cellules tumorales, d’agents carcinogènes ou de substances testées. Ces administrations seront réalisées en dose unique ou répétée avant et/ou après le développement du modèle. Ces administrations seront quotidiennes pendant plusieurs semaines, avec une durée maximale de trois mois. Les substances sont administrées par voie sous-cutanée, intraveineuse, intradermique, intramusculaire, intrapéritonéale, intranasale ou orale. Ces administrations sont de courte durée (2 minutes maximum) et sont réalisées sur animaux vigiles, sauf si un stress est observé, auquel cas une anesthésie gazeuse de courte durée peut être utilisée (5 à 10 minutes maximum). Dans les modèles de cancer mammaire et cancer colorectal, les animaux seront soumis à une administration d’un agent carcinogène suivie de cycles d’induction chimique. L’administration de l’agent carcinogène est réalisée une seule fois (2 minutes maximum). Les cycles d’induction sont réalisés via l’eau de boisson pendant des périodes de 5 à 7 jours. Une intervention chirurgicale (ovariectomie) sera réalisée une seule fois chez un groupe composé au maximum de 10 animaux. Cet acte est réalisé sous anesthésie générale et analgésie. La durée de la chirurgie est de 15 à 30 minutes par animal. Les animaux seront hébergés individuellement en cage métabolique afin de permettre la collecte des urines et des fèces. Cet hébergement implique un isolement des congénères et pourra être associé à une mise à jeun lorsque celle-ci est requise par le protocole expérimental, pour une durée de 4 à 24 heures maximum. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés chez l’ensemble des animaux en cours d’étude ou en fin de procédure afin d’évaluer les paramètres biologiques nécessaires à l’atteinte des objectifs scientifiques de l’étude (par exemple : suivi de l’activité de la substance test, dosage de biomarqueurs ou paramètres biochimiques). Ces prélèvements sont de courte durée (5 à 10 minutes maximum) et réalisés sous anesthésie si besoin. En fin d’étude, tous les animaux seront placés sous anesthésie profonde. Sous anesthésie, les prélèvements et interventions nécessaires à l’obtention des échantillons biologiques requis pour les objectifs de l’étude seront réalisés, puis les animaux seront mis à mort sans réveil. Cette intervention dure au maximum 10 à 20 minutes.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les modèles tumoraux et inflammatoires peuvent générer une douleur liée au développement des tumeurs ou à l’inflammation induite, ainsi qu’un stress lié aux administrations répétées et aux manipulations. Les administrations de substances peuvent également entraîner des réactions locales au point d’injection (rougeur, irritation, inflammation). Les signes cliniques peuvent se manifester par une diminution de l’activité locomotrice, une perte de poids, une diminution de la prise alimentaire et hydrique, une altération de l’état général, ainsi que des modifications du pelage. Dans les modèles de colite, des diarrhées, parfois associées à la présence de sang, peuvent être observées. Le développement tumoral peut entraîner une gêne fonctionnelle en fonction de la localisation et de la taille des masses, pouvant aller jusqu’à une limitation des déplacements. Les interventions chirurgicales peuvent induire une douleur post-opératoire ainsi qu’un stress lié à l’anesthésie et à l’acte chirurgical. Ces effets peuvent apparaître progressivement au cours de l’étude et durer plusieurs jours à plusieurs semaines, voire jusqu’à la fin du projet. Une partie de ces effets est réversible avec l’arrêt des procédures ou avec la mise en place de traitements adaptés.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A l’issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour réaliser les prélèvements nécessaires aux analyses biologiques/biochimiques qui permettront d’atteindre les objectifs du projet.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le développement de produits pharmaceutiques nécessite de réaliser des expériences chez l’animal dans le cadre du développement préclinique, afin d’évaluer l’activité des produits dans un organisme complet et complexe. Des tests in vitro sont réalisés au préalable. Il est nécessaire de recourir aux animaux afin de tester une substance dans un organisme complexe.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour chaque protocole, le nombre d’animaux est réduit au minimum requis tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Chaque groupe est composé de 10 animaux au maximum, conformément aux pratiques couramment décrites dans les modèles tumoraux précliniques et aux données historiques internes. Pour obtenir un effet statistique significatif, nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d’animaux nécessaires.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

De l’enrichissement comme des bâtonnets à ronger, des huttes/tunnels, du papier kraft/coton sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux compatibles. Certains modes d’administration des substances nécessiteront la mise en place d’une analgésie adaptée. En fonction du projet, le poids corporel des animaux sera enregistré deux fois par semaine jusqu’à la fin de l’expérience. Si nécessaire, une pesée plus régulière sera réalisée. Les animaux sont observés quotidiennement et un monitoring (observation du déplacement, posture, paralysie, comportement, respiration, aspect des yeux, de la peau, des poils, des muqueuses et des excrétions dans la cage) sera mis en place chez les animaux présentant des signes cliniques susceptibles d’affecter leur mobilité ou leur état général, afin de renforcer le suivi du bien-être animal. La perte de poids sera évaluée en fonction du poids de départ de chaque animal. Selon les essais et besoins expérimentaux, une observation de la tolérance locale (observation de l’apparition et de l’évolution d’œdème ou d’érythème) après chaque traitement sera réalisée. Des points limites spécifiques sont développés pour chacune des procédures décrites. Pour la chirurgie, une anesthésie générale sera réalisée. Pendant toute la durée de la procédure, les animaux sont placés sur des tapis chauffants et endormis par une anesthésie générale fixe ou gazeuse. Une couverture analgésique adaptée sera appliquée en pré-opératoire et en post-opératoire. L’analgésie est adaptée en fonction de l’observation des animaux. L’analgésie pré-opératoire est complétée par une analgésie locale. Le choix de l’anesthésie dépend du produit à tester et des possibles interactions médicamenteuses. Des points limites adaptés seront mis en place.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les rongeurs sont des mammifères de petite taille ayant un des mécanismes biologiques similaires à ceux de l’Homme. Leur génotype est connu. En outre, de nombreux articles bibliographiques sont disponibles pour décrire ce modèle d’étude. Les animaux utilisés seront des adultes ou des jeunes adultes, car ils nécessitent un système immunitaire et des organes totalement développés et fonctionnels.