
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 20/07/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-209647)
Soumises à six séances d’électrostimulation musculaire sous anesthésie générale, à sept mesures de force, à une injection sous-cutanée et à un prélèvement de sang, 416 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, toutes tuées à l’issue parce que l’analyse détaillée du tissu musculaire ne peut pas se faire sur l’animal vivant. Ce cumul d’actes est annoncé comme une source de stress, et le porteur qualifie pourtant son dispositif de « totalement non-invasif », ce dont il tire une réduction du nombre de souris utilisées. L’objet déclaré est d’identifier les molécules que la fibre musculaire sécrète en réponse à l’exercice, en vue de pathologies humaines de fonte musculaire. Les points limites appliqués portent sur le gonflement anormal de la patte, sa non-utilisation persistante, la prostration, les démangeaisons et une mobilité réduite.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Le projet vise à i) identifier les molécules sécrétées par la fibre musculaire en réponse à l’exercice, ii) évaluer leur impact sur les différents types cellulaires du muscle, iii) à analyser la persistance des noyaux dans la fibre musculaire, ainsi que sa durée ; et identifier leurs effets fonctionnels, tissulaires, biochimiques, cellulaires et moléculaires
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
La compréhension des mécanismes biologiques impliqués dans la réponse à la contraction musculaire induite par l’exercice est fondamentale pour la prise en charge de pathologies associées à une fonte du tissu musculaire et à une dysfonction des cellules souches musculaires (i.e., vieillissement, cancer, sepsis, insuffisance cardiaque).
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les souris sont soumises à un protocole d’exercice par électrostimulation (sous anesthésie générale, durée 15 minutes maximum, 6 séances maximum), à une mesure de force (sous anesthésie générale, durée 5 minutes maximum, 7 mesures maximum), une injection sous cutanée et à un prélèvement de sang.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Un stress pour les animaux est attendu du fait d’un cumul d’actes (stimulations électriques musculaires, anesthésies, injection sous cutanée, prélèvement sanguin)
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront mis à mort car le projet nécessite une analyse détaillée du tissu musculaire qui ne peut pas être réalisée sur animal entier vivant.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Pour ce projet, les modèles animaux sont indispensables car la procédure implique un exercice par stimulations électriques musculaires qui est impossible à reproduire in vitro. Enfin, les études de physiologie nécessitent l’utilisation de modèles animaux car seule l’analyse du tissu, voire de l’organisme entier permet d’identifier le réel impact de ces interactions moléculaires et cellulaires sur la fonction de l’organe.
2. Réduction
L’utilisation des animaux est strictement réduite au nombre nécessaire pour l’établissement des données expérimentales, à l’aide des analyses statistiques effectués précédemment pour ces procédures. Nous utilisons un dispositif expérimental totalement non-invasif qui permet de réaliser des protocoles d’exercice par stimulations électriques musculaires et de mesurer la force musculaire de manière simultanée sur les mêmes animaux rendant les préparations chirurgicales totalement obsolètes et réduisant ainsi le nombre d’animaux utilisés. L’enchaînement des procédures est construit sur une stratégie de type GO/NO GO qui permet de réduire le nombre d’animaux utilisés.
3. Raffinement
Les protocoles les moins invasifs et les moins douloureux possibles sont privilégiés. La procédure expérimentale utilisée inclut un recours systématique à l’anesthésie générale adaptée lors de l’électrostimulation et de la mesure de la force musculaire. Notre expérience sur ce modèle d’exercice montre que l’ensemble (100%) des animaux est inclus pour réaliser des analyses fonctionnelles et biologiques. Des points limites stricts et spécifiques au projet sont appliqués (gonflement anormal de la patte, non utilisation persistante de la patte, prostration de l’animal, démangeaison, mobilité réduite). Un traitement antalgique est utilisé pour le prélèvement sanguin.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le tissu musculaire de la souris est très proche de celui de l’homme dans sa structure et son fonctionnement. Les processus physiologiques impliqués dans la fonction du muscle ont été largement décrits chez des animaux adultes. Les animaux seront utilisés entre 10 et 14 semaines d’âge.