Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le but du projet est de proposer i) un nouveau traitement de référence basée sur l’injection de cellules souches mésenchymateuses (MSC) pour la prise en charge des brûlures radiologiques ; ii) des biomarqueurs de suivi pathologique et d’efficacité thérapeutique.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices que ce projet apportera sont multiples tel que : – développer une nouvelle thérapie plus efficace et innovante – améliorer la qualité de vie des patients – développer des biomarqueurs pour une prise en charge personnalisée du patient

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Selon les procédures et les groupes expérimentaux : Irradiation du membre inférieur sous anesthésie gazeuse (1 fois) : 25 min / Injection sous anesthésie gazeuse (max 6 injections) : environ 1 min par injection / Selon les groupes expérimentaux : Analyse musculaire fonctionnelle (2 fois au max) : sous anesthésie : environ 30 min par test / Prélèvements de sang sous anesthésie gazeuse (max 7 fois) : environ 30 secondes / Prélèvement terminal (sous anesthésie chirurgicale) : environ 5 min

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Après irradiation localisée, un animal va développer une lésion musculo-cutanée localisée au site d’irradiation. Il est possible que certains animaux aient des difficultés à se déplacer et aient une apparence extérieure modifiée telle que piloérection, dos rond ou amaigri. Après injection , l’animal présente transitoirement une patte gonflée. Après prélèvements sanguins, un animal peut développer une exophtalmie, être borgne ou aveugle.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront euthanasiés à la fin de chaque procédure afin de réaliser les prélèvements

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Le nouveau développement de stratégie thérapeutique ou de biomarqueurs doit être validé sur des modèles pré-cliniques (modèles animaux). De plus, les modèles in vitro (culture isolée de cellule en boîte de pétri) ne permettent d’évaluer le réseau vasculaire, ni la régénération musculaire, ni le développement de biomarqueurs. Par conséquent l’utilisation d’un modèle murin est indispensable pour valider notre approche thérapeutique.

2. Réduction

3R / Réduction :

Les conditions d’expérimentation animal présentent une certaine variabilité de réponse. De plus le retour d’expérience des médecins, chercheurs et biostatisticien déterminent qu’un nombre de 8 à 20 animaux comptabilisés dans chaque condition expérimentale est nécessaire et suffisant pour obtenir des résultats statistiquement robustes afin de valider notre nouvelle thérapie.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Un suivi des animaux quotidien sera réalisé par les personnes compétentes impliquées dans ce projet, afin d’appliquer les points limites pour réduire la souffrance des animaux. Si un animal présente des signes de souffrance son euthanasie anticipée sera réalisée.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Pour mettre au point des traitements à base de cellules et des outils permettant de suivre l’évolution des lésions et l’efficacité des thérapies, nous devons utiliser un modèle vivant (in vivo). Nous avons déjà montré que, après avoir irradié localement la patte arrière gauche, l’injection de petites particules issues de cellules souches dans le muscle favorise la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et améliore la cicatrisation de la peau. Nous avons aussi démontré que trois injections d’une molécule appelée IL-2 déclenchent une réponse anti-inflammatoire et réduisent la formation de cicatrices dans le muscle (fibrose). Nous maîtrisons les techniques nécessaires pour mesurer les paramètres liés aux vaisseaux, à l’inflammation, au muscle et à la fonction, afin de prouver l’efficacité de notre traitement sur des souris de laboratoire. Ce modèle nous permet d’utiliser un grand nombre de marqueurs (27 couleurs) pour analyser les cellules inflammatoires et d’étudier les cellules qui régénèrent le muscle grâce à des souris génétiquement modifiées. Ces souris permettent de voir et de compter les cellules qui réparent les muscles. Normalement, il n’existe pas de marqueur efficace pour identifier ces cellules. Pour résoudre ce problème, des chercheurs ont créé ces souris, et elles sont maintenant disponibles pour les scientifiques. Les souris seront âgées de 8 à 12 semaines, ce qui correspond à l’âge adulte. Ce choix permet d’éviter les différences liées à l’âge qui pourraient fausser les résultats.