Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Une injection unique, trente-cinq minutes de tests, puis la mort : 108 souris sont utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger. Elles reçoivent du diazépam ou de la cocaïne par voie intrapéritonéale avant des tests comportementaux que le RNT ne nomme pas, dans le cadre de travaux pratiques de neuropharmacologie de master 2. Le porteur justifie leur mise à mort par le refus de réintroduire des animaux exposés à des psychotropes dans les colonies d’élevage, et précise que le cerveau d’une partie d’entre elles est prélevé « à des fins pédagogiques ». Il indique que la souris est l’espèce la plus utilisée pour ces modèles et prévoit de les commander sur le « surplus d’élevage » de l’animalerie.

NTS-FR-268128v1
Types de recherche
· Enseignement supérieur ·
Mots-clés
Neuropharmacologie
Souris : 108

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La première année de master recherche en neuroscience a pour but de familiariser les étudiants à l’expérimentation et la méthodologie utilisée en neurosciences. La neuropharmacologie étant une discipline majeure des neurosciences, son enseignement est indispensable aux étudiants désirant se professionnaliser dans ce milieu de recherche.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce TP va permettre aux étudiant(e)s de s’initier à l’expérimentation animale sous différents aspects : éthique, nécessité de contrôle de l’environnement de travail, comportements des souris, traitement statistique des données…

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux seront soumis à des interventions légères : une injection unique par voie intrapéritonéale puis des tests comportementaux pour une durée totale d’environ 35 min.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les modifications comportementales induites par les traitements proposés sont modérées et de courte durée. L’injection intrapéritonéale provoque une douleur légère et de courte durée.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

À l’issue de la procédure, tous les animaux seront mis à mort. Cette décision vise à (i) éviter toute réintroduction d’animaux exposés à des psychotropes (diazépam, cocaïne) dans les colonies d’élevage, et à garantir la traçabilité sanitaire et réglementaire. Des prélèvements de cerveau sont réalisés sur un sous-ensemble à des fins pédagogiques (optimisation de l’information scientifique obtenue).

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les analyses in silico ou in vitro ne permettent pas à ce jour de modéliser ni la complexité du cerveau, ni celle du comportement. Le modèle animal permet de réaliser des expériences comportementales indispensables à l’évaluation de stratégies pharmacologiques notamment dans les maladies d’ordre mental.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour réduire le nombre de souris utilisées, nous avons estimé la taille des échantillons permettant une analyse statistique efficace grâce aux données collectées au cours d’expériences précédentes. Dans chaque expérience, le nombre minimum d’animaux pour avoir une étude statistique satisfaisante a été choisi. L’existence de variabilités interindividuelles ne permet pas d’aller en dessous d’une population de 12 animaux par groupe. Chaque groupe d’étudiants ayant en charge 4 animaux (soit contrôle, soit anxiolytique, soit psychostimulant), les résultats de trois groupes d’étudiants ayant effectué les tests sur le même groupe seront regroupés afin d’atteindre n=12 par groupe à la fin de l’enseignement de ces travaux pratiques pour chaque analyse. De plus, nous demanderons à notre animalerie locale de fournir ces animaux à partir de leur surplus d’élevage. Si cela n’est pas possible, nous commanderons chez un fournisseur agréé.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

L’angoisse des animaux sera minimisée par au moins une semaine d’habituation aux conditions d’hébergement en groupes sociaux stables (4 souris / cage) avant ces travaux pratiques. Tous les animaux auront accès libre à l’eau et à la nourriture. Des nids végétaux seront présents dans les cages.Des points limites spécifiques au projet seront appliqués : (i) perte de poids > 10 % lors des pesées pré-séance (2 jours et 3 h avant), (ii) détresse respiratoire persistante (dyspnée/tachycardie après injection de cocaïne), (iii) prostration/immobilité > 5 min, ataxie sévère, convulsions, auto-mutilation ou blessures par agressivité. Tout animal atteignant un point limite est immédiatement retiré et euthanasié (dislocation cervicale) pour minimiser la souffrance.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Au vu de la littérature, la souris est l’espèce la plus utilisée pour la réalisation des modèles neuropharmacologiques classiques. Les animaux que nous utiliserons seront de jeunes adultes. Ils arriveront à l’animalerie à l’âge de 4 semaines environ et ne seront pas testés avant leur 5ème semaine. Cet âge équivaut à l’âge utilisé dans les expériences neuropharmacologiques de criblage des effets des substances psychoactives.