
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 03/07/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-316690)
Le cæcum ligaturé puis perforé au cours d’une chirurgie de 40 minutes, pour déclencher une septicémie, 1 875 souris et 1 875 rats vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Ils reçoivent ensuite des substances testées, parfois quotidiennement pendant quatre semaines, et jusqu’à trois prélèvements sanguins par semaine. Le porteur écrit que la douleur opératoire, la prostration, la perte de poids et le choc septique ne sont pas limités dans le temps, peuvent durer tout le projet et restent irréversibles en l’absence de traitement. Le bénéfice annoncé tient en une phrase, améliorer la santé humaine, quand tous les animaux sont tués pour des analyses in vitro et ex vivo.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
La septicémie (ou sepsis) est une maladie grave causée par une infection qui se propage dans tout l’organisme. La réaction du corps devient alors excessive et peut endommager les organes, ce qui peut entraîner la mort. Pour mieux comprendre cette maladie et développer de nouveaux traitements, il est nécessaire d’étudier comment elle évolue dans l’organisme. Dans ce projet, nous utilisons un modèle expérimental appelé Cecal Ligation and Puncture (CLP). Ce modèle consiste à provoquer une infection contrôlée chez l’animal, permettant de reproduire les principales caractéristiques du sepsis observé chez l’humain. Ce modèle est largement utilisé car il permet d’étudier les mécanismes de la maladie et de tester de nouvelles approches thérapeutiques dans des conditions proches de celles observées chez les patients.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Ce projet permet d’induire une pathologie afin de tester des substances sur ce modèle. Le bénéfice attendu est donc de pouvoir développer et tester ces substances sur l’Homme afin de proposer des traitements à cette pathologie. In fine, l’objectif est d’améliorer la santé humaine.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Tous les animaux seront soumis une seule fois à une chirurgie induisant le sepsis, via la ligature et ponction du cæcum (première poche du gros intestin, située à la jonction avec l’intestin grêle). La durée de la chirurgie est de 40 minutes/animal. L’acte chirurgical sera réalisé sous anesthésie générale et analgésie. Une substance test sera inoculée en dose unique ou répétée avant et/ou après le développement du modèle. Ces administrations peuvent être quotidiennes pendant quatre semaines maximum. Les substances sont administrées par voie sous-cutanée, intraveineuse, intradermique, intramusculaire, intrapéritonéale, ou orale. Ces administrations sont de courtes durées (5 minutes maximum). Ces administrations sont réalisées sur les animaux vigiles sauf si ceux-ci présentent un stress, il sera alors possible réaliser une anesthésie gazeuse de courte durée (5 minutes maximum). Des prélèvements sanguins sont possibles en cours d’étude ceux-ci sont de courtes durée, 5 minutes maximum. Il y aura maximum 3 prélèvements sanguins par animal par semaine.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Le modèle d’induction du sepsis peut générer de la douleur per et post-opératoire lié à l’incision abdominale et à la perforation du caecum, un stress lié à l’anesthésie et à la chirurgie ainsi qu’un ralentissement du transit intestinal. Les signes cliniques peuvent se manifester par une prostration, une diminution de l’activité locomotrice, une perte de poids, une diminution de la prise alimentaire et hydrique ainsi qu’une hypo ou hyperthermie. L’évolution du modèle peut conduire à un état de choc septique et une détresse respiratoire. Ces effets ne sont pas limités dans le temps et peuvent durer tout le long du projet. En l’absence de traitement, ces nuisances sont irréversibles.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
A l’issue de chaque procédure, tous les animaux sont mis à mort pour réaliser des analyses in vitro et ex-vivo.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Le développement de produits pharmaceutiques nécessite de réaliser des expériences chez l’animal dans le cadre du développement préclinique, afin d’évaluer l’activité des produits dans un organisme complet et complexe. Des tests in vitro sont réalisés au préalable. Il est nécessaire de recourir aux animaux afin de tester une substance dans un organisme complexe. Le modèle induit décrit dans ce projet est caractérisé par des signes cliniques physiques, tel qu’une perte de poids, de la fièvre un affaiblissement de l’animal. Ces signes pathologiques et leurs résorptions ne peuvent être observés qu’avec l’utilisation d’animaux.
2. Réduction
Pour chaque protocole, le nombre d’animaux est réduit au minimum requis tout en permettant d’obtenir des résultats statistiquement fiables. Chaque groupe est composé de 15 animaux maximum. Pour obtenir un effet statistique significatif, nous avons utilisé un outil informatique pour calculer le nombre d’animaux nécessaires. Il y aura environ 10 études par année.
3. Raffinement
De l’enrichissement comme des bâtonnets à ronger, des huttes/tunnels, du papier kraft/coton sont ajoutés dans les cages. Les animaux sont hébergés en groupe sociaux compatibles. En fonction du mode d’administration, il est possible de mettre en place une analgésie adaptée en fonction des observations quotidiennes des animaux. Le poids corporel des animaux sera enregistré une fois par jour jusqu’à la fin de l’expérience. Si nécessaire, une pesée supplémentaire par jour peut être réalisée. Les animaux sont observés quotidiennement, 2 à 3 fois par jour et un monitoring (observation du déplacement, posture, paralysie, comportement, respiration, aspect des yeux, de la peau, des poils, des muqueuses et des excrétions dans la cage) est mis en place. La perte de poids sera évaluée en fonction du poids de départ de chaque animal. Selon les essais et besoins expérimentaux, une observation de la tolérance locale (observation de l’apparition et de l’évolution d’œdème ou d’érythème) après chaque traitement peut être réalisée. Pour la chirurgie, une anesthésie générale sera réalisée. Pendant toute la durée de la procédure, les animaux sont placés sur tapis chauffants et endormis par une anesthésie générale fixe ou gazeuse. Une couverture analgésique adaptée sera appliquée en pré-opératoire et en post-opératoire. L’analgésie est adaptée en fonction de l’observation des animaux. L’analgésie pré-opératoire est complétée par une analgésie locale. Le choix de l’anesthésie dépend du produit à tester et des possibles interactions médicamenteuses. Des points limites adaptés seront mis en place.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Les rongeurs sont des mammifères de petite taille ayant des mécanismes biologiques similaires à ceux de l’Homme. Leur génotype est connu. En outre, de nombreux articles bibliographiques sont disponibles pour décrire ce modèle d’étude. Les animaux utilisés seront des adultes ou des jeunes adultes, car ils nécessitent un système immunitaire et des organes totalement développés et fonctionnels.