Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

800 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Elles reçoivent des injections de cellules cancéreuses pour développer des cancers disséminés, puis des séances d’imagerie sous anesthésie, afin de mettre au point des agents de diagnostic des métastases. Le porteur décrit une perte de poids et des signes de mal-être suivis par une grille, l’animal étant tué dès un score supérieur à 6, les autres tués pour prélever les tumeurs. Les retombées annoncées pour les patients relèvent d’une médecine personnalisée future, l’imagerie étant présentée comme réduisant le nombre d’animaux par rapport à une étude classique.

NTS-FR-354371v1
Types de recherche
· Cancers · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Cancer, métastases, imagerie
Souris : 800

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le cancer est désormais la première cause de mortalité dans les pays développés, devant les pathologies cardiovasculaires. La mortalité des patients atteints de cancer est aujourd’hui principalement médiée par l’évolution des tumeurs primaires en maladies systémiques par l’apparition de métastases. Dans ce contexte, l’objectif de nos recherches est d’abord de mettre en place des modèles de cancers disséminés mimant l’envahissement systémique des métastases, puis de développer de nouvelles techniques d’imagerie pour évaluer la réponse aux traitements anti-cancéreux et permettre d’adapter les traitements de façon la plus individualisée possible à chaque patient grâce à un examen indolore d’imagerie médicale.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet aboutira au développement d’agents d’imagerie non invasifs permettant le diagnostic et le suivi des métastases issues de divers cancer. Ces agents permettront une meilleure prise en charge des patients et sera un pas de plus vers la médecine personnalisée en oncologie. De plus, ce projet permettra l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques pour lutter contre l’apparition de métastases au cours du développement tumoral.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux subiront des injections de cellules par voie IP ou IV. Des traitements seront également administrés à certains animaux par voie IP, IV ou oral (gavage). Enfin, les animaux subiront des imageries in vivo (PET/SPECT/fluorescence/bioluminescence).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Le développement de modèles animaux de cancer disséminés est susceptible d’induire chez les animaux des signes cliniques tels qu’une perte de poids ou des signes de mal être qui seront très étroitement suivis tout au long des procédures du projet afin de mettre à mort les animaux dès l’apparition de ces signes cliniques indésirables comme décrit dans le tableau 1 en annexe. Si le score obtenu est > 6 points, l’animal sera mis à mort. Des mesures proactives seront systématiquement prises en cas de score compris entre 2 et 6 : notamment une supplémentation en nourriture en gelée si une perte de poids était observée, injection sous-cutanée de sérum physiologique en cas de déshydratation, une augmentation de la fréquence d’observation des animaux si des problèmes respiratoires ou des problèmes comportementaux étaient observés.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux seront mis à mort afin de permettre le prélèvement et l’analyse des tumeurs.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

La mise en place de ce projet s’est attachée à respecter la règle des 3R. L’étude préalable des molécules d’intérêt sur culture cellulaire permet de s’affranchir de l’utilisation d’animaux non justifiée.

2. Réduction

3R / Réduction :

En comparaison avec une étude « classique » qui nécessite l’euthanasie des animaux à chaque point de temps examiné, l’imagerie nous permet de répéter l’imagerie à différents temps chez le même animal et donc de réduire le nombre d’animaux d’autant.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

L’imagerie est une méthode non invasive permettant d’obtenir des données anatomiques et fonctionnelles quantifiables se substituant à des méthodes de prélèvements plus traumatiques pour l’animal. La totalité des procédures impliquant les animaux (injection sous-cutanée, intraveineuse et imagerie) est réalisée sous anesthésie suivie d’un réveil sous lampe chauffante, réduisant l’inconfort potentiel à son minimum et permettant ainsi le raffinement de l’étude.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les murins de type souris constituent un modèle de choix en pharmacologie car leurs génomes sont connus et leurs grandes fonctions physiologiques sont comparables à l’Homme (fonction rénale, hépatique). Enfin, elles sont compatibles avec nos systèmes d’imagerie moléculaire eux-mêmes très proches des appareillages humains (SPECT, TEP, IRM et fluorescence), facilitant par là même le transfert à la clinique (recherche translationnelle). Du point de vue scientifique, la souris reste le modèle de choix dans les études d’oncologie. La prise tumorale dans des souris avec un fond génétique stable est homogène permettant une assez bonne reproductibilité. Les animaux seront utilisés à l’âge adulte. Les molécules étudiées ont pour but d’aider le diagnostic ou le traitement de cancers retrouvés chez les patients adultes. Il est donc justifié de travailler sur des animaux adultes possédant des fonctions physiologiques proches de la future cible humaine.