Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

2 macaques à longue queue vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Sous anesthésie générale répétée, ils reçoivent quatre administrations intraveineuses d’un ARN interférent et subissent cinq prélèvements de sang, cinq ponctions de liquide céphalorachidien et cinq électromyogrammes, pour évaluer la tolérance d’un candidat-médicament contre la maladie de Charcot-Marie-Tooth. Le porteur indique que les ponctions peuvent provoquer maux de tête, vomissements et signes neurologiques, et que les deux animaux sont euthanasiés pour analyses histologiques et de biodistribution. Il présente le recours au primate comme une exigence réglementaire de l’ANSM, une seconde espèce non rongeur étant « requise » après les études menées chez la souris.

NTS-FR-358895v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles nerveux ·
Mots-clés
CMT1A, siARN
Macaques à longue queue : 2

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les maladies de Charcot-Marie-Tooth (CMT) sont un groupe de maladie des nerfs périphériques héréditaires consécutives à des mutations dans un large panel de gènes et conduisant à une atteinte majeures de la myéline (gaine isolante) des nerfs périphériques . Il n’existe actuellement pas de traitement pour ces pathologies. L’objectif ici est d’évaluer la faisabilité, l’efficacité et la tolérance d’une administration intraveineuse de petits ARN interférent siARN (cible confidentiel) pathologiques à doses croissantes chez le Primate non humain (PNH), qui en se liant à l’ARN chez l’hôte empêchent la production de la protéine et ainsi empêche la maladie. Le bien-être animal sera surveillé tout au long du projet avec mise en place de critères précis d’interruption.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le bénéfice du projet est d’obtenir toutes les données préclinique permettant ensuite de proposer un essai clinique chez l’Homme pour un nouveau traitement très peu invasif par de petites molécules d’ARN interférents administrée en intraveineux. Pour rappel, il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Dans ce projet, tous les gestes techniques sont réalisés sous anesthésie générale et analgésie , et une même anesthésie générale permet la réalisation de plusieurs gestes (prise de sang + prélèvements de Liquide céphalo rachidien (LCR) et Electromyogramme (EMG) selon les temps d’intérêt de l’étude). – 4 administration intraveineuse (durée 10min) – 5 prélevements de sang et 5 prélèvements de LCR durée 30min – 5 EMG durée 10min

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les animaux sont soumis à plusieurs prélèvements de sang et de Liquide céphalo rachidien (LCR) avec un risque de fuite de LCR (maux de tête, vomissements, signes neurologiques) et la formations possibles d’hématomes. Mais aussi plusieurs Electromyogramme (EMG) avec un risque de douleurs musculaires passagères et enfin un risque anesthésique (hypothermie, sécheresse oculaire, anomalies cardio-respiratoire.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

A la fin du projet, l’ensemble des animaux sera euthanasié pour permettre les études histologiques et de biodistribution afin d’évaluer l’efficacité thérapeutique et la tolérance de l’approche.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Toutes les études sur des cellules en dehors dès organismes vivants (in vitro) possibles pour valider la cible thérapeutique ont été effectuées en amont de ce projet afin de valider l’utilisation de siARN comme cible thérapeutique dans la maladie de Charcot Marie Tooth. De plus la stratégie thérapeutique a été démontrée dans 2 modèles rongeurs de la pathologie. L’objectif de ce projet ne permet pas d’envisager de méthode évitant ou remplaçant l’utilisation des animaux. En effet, le développement de cette approche thérapeutique chez l’Homme nécessite une étude d’efficacité, de toxicité, etc sur un modèle non rongeur, le plus pertinent pour reproduire le modèle est le primate car le siARN cible la protéine humaine qui est quasi identique à celle du primate. Ces étapes sont réglementaires et requises par l’ANSM pour toute demande d’autorisation pour la réalisation d’étude clinique (chez l’homme).

2. Réduction

3R / Réduction :

Il y a 2 animaux sur ce projet, correspondant au minimum requis pour une étude statistique permettant de repondre à l’objectif du projet qui est la validation de l’efficacité de l’approche et à l’évaluation de la toxicité. L’étude statistique concernera principalement l’étude histologique et sera réalisée par un anatomopathologiste certifié.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux sont hébergés en groupe. Un programme d’enrichissement est mis en place pour complexifier l’environnement et permettre l’expression de comportement propres à l’espèces (ex : fourragement). Les animaux auront un suivi quotidien par les techniciens du projet, un suivi de poids à chaque anesthésie, l’utilisation d’un analgésique pour les ponctions lombaires et les injections virales, pour éviter tout inconfort. Une observation journalière sera faite tout au long du projet. A la moindre anomalie détectée, un avis vétérinaire sera demandé et un traitement mis en place si nécessaire. Si un animal ne présente pas d’amélioration suite à une prise en charge vétérinaire, il sera euthanasié (avec avis vétérinaire). Les procédures utilisées sont adaptées pour éviter tout inconfort de l’animal, elles sont réalisées par du personnel formé et expérimenté́. Enfin, le nombre d’anesthésies est minimisé en regroupant les procédures (prise de sang (volume adapté à la taille des animaux et conforme aux recommandations en termes de Bien-être animal), ponction lombaire) au sein de la même anesthésie générale

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Dans les maladies que nous ciblons, il existe un modèle souris de la maladie, utilisé dans une première étape, déjà réalisée et ayant permis de confirmer la preuve de concept de la thérapie testée. Cependant pour une étude de toxicologie règlementaire, une deuxième espèce animale de grande taille est requise. Les organes du singe en particulier le cerveau, se rapprochent de ceux de l’Humain en terme de structure anatomique et connectivité fonctionnelle mais aussi le système nerveux périphérique. L’administration d’une telle thérapeutique dans un individu proche de l’humain permet de définir au mieux les paramètres (dose, diffusion) et d’étudier l’efficacité et la tolérance de l’approche. Les animaux utilisés sont des macaques adultes (2-6 ans) (2 à 10 Kg) ayant un système nerveux complètement développé et myélinisé.