
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 2024-02-23 00:00:00
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-370598)
Pour un premier criblage in vivo de radiotraceurs à visée diagnostique ou thérapeutique, 2 400 souris sont utilisées sur cinq ans dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré, toutes tuées pour des analyses après leur mort. Certaines portent une tumeur greffée sous la peau, et toutes reçoivent une injection intraveineuse puis, si besoin, un prélèvement sanguin par jour pendant dix jours sur animal vigile maintenu dans un appareil de contention. Ce projet ne teste aucun traitement, il sélectionne les molécules qui feront l’objet d’études ultérieures, elles-mêmes soumises à une nouvelle demande d’autorisation. Le porteur présente ce criblage comme un raffinement, au motif qu’il réduira les effectifs des études suivantes.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Notre équipe de recherche est spécialisée depuis de nombreuses années dans le développement de radiotraceurs à visée diagnostique et/ou thérapeutique dans le domaine de l’oncologie. Après validation de nos molécules in vitro, il est indispensable d’effectuer un premier criblage in vivo des molécules précédemment sélectionnées afin de déterminer leur biodistribution et leur spécificité pour leur cible in vivo grâce à un suivi par imagerie nucléaire. Après injection du radiotraceur, l’imagerie nucléaire est réalisée in vivo chez l’animal anesthésié à différents temps. Les animaux utilisés pourront être des individus sains ou être porteurs de tumeurs implantées en sous-cutané en fonction du modèle d’étude et de la spécificité des molécules à tester. Ce premier criblage permettra d’identifier les molécules les plus prometteuses afin de pouvoir les engager dans un second temps dans des études plus conséquentes qui feront l’objet d’une demande d’autorisation de projet spécifique.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
L’imagerie permettra de sélectionner plus rapidement des molécules potentiellement candidates au transfert clinique dans différentes pathologies cancéreuses et permettra de réduire le nombre d’animaux en engageant dans de plus grosses études seulement les molécules les plus pertinentes. A plus long terme, une sélection rapide des molécules candidates, permettra d’engager plus rapidement ces molécules dans des études plus appronfondies en vue d’un passage en « first into Human ».
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Pour tous les animaux : – une injection intra veineuse (durée
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
La mise en place du modèle (tumeur sous cutanée) peut entrainer une gêne voir une douleur légère en terme de déplacement de l’animal et de ressenti cutanée. Les injections intraveineuses se faisant sur animal vigile dans un appareil de contention (durée inférieur à 1 minute), l’animal peut ressentir un stress modéré pendant la procédure.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Des analyses ex vivo sont prévues à l’issue de la procédure. Ainsi, tous les animaux seront euthanasiés à l’issue de cette procédure.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Suite aux études in vitro, le développement et la validation préclinique de nouvelles molécules diagnostique et/ou thérapeutiques requièrent la détermination de paramètres pharmacocinétiques des molécules candidates sur des modèles animaux adaptés. En effet, la physiologie globale de l’individu entre en jeu et une étude ex vivo ou in vitro ne peut représenter la complexité du vivant.
2. Réduction
Le nombre d’animaux par groupe a été réduit au maximum tout en permettant l’exploitation statistique des résultats en prenant en compte l’homogénéité des modèles notamment pour les animaux porteurs de tumeur. De plus, les examens d’imagerie permettent également de réduire le nombre d’animaux grâce à la possibilité d’un suivi longitudinal où un animal est son propre contrôle au cours du temps. Nous prévoyons au plus performant de notre activité 2400 souris immunocompétentes et souris immunodéprimées. Il s’agit ici d’un nombre maximal sur 5 ans.
3. Raffinement
Ces études préliminaires constituent un raffinement à part entière car elles permettront une présélection des molécules sur un faible effectif d’animaux. Les molécules ayant montré le meilleur potentiel pourront être ensuite engagées dans des études requérant un effectif plus important et feront l’objet d’une nouvelle demande d’autorisation. Les examens d’imagerie permettent de raffiner l’étude grâce d’une part au caractère non invasif de la technique et d’autre part à la possibilité d’un suivi longitudinal au cours duquel chaque animal est son propre contrôle. Une surveillance quotidienne des animaux permettra de déceler les premiers signaux de stress, de douleur ou d’inconfort pour l’animal qui pourront être réduits par l’administration d’antalgiques avant l’atteinte des points limites définis. Pour le bien-être des animaux inclus dans ce projet, nous mettons à disposition un enrichissement de milieu avec coton pour la nidification, bâtonnet de bois pour ronger et cabane de cachette dans chacune des cages.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modèle souris est classiquement utilisé en expérimentation animale dans le domaine de la recherche contre le cancer. De plus, les souris immunodéficientes porteuses de greffe de lignée tumorale humaine (xénogreffe) sont adaptées pour les études fondamentales et appliquées de développement de traitements des cancers humains. Certaines lignées cancéreuses provenant de la souris, il est possible d’utiliser des souris immunocompétentes. Souris adultes âgées de 5 à 6 semaines pour optimiser la prise de greffe et éliminer toute modification du statut hormonal des animaux due à la puberté