Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Jusqu’à vingt-sept injections par animal et une ligature définitive de l’artère coronaire pour provoquer un infarctus : 3 072 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré pour 2 366 d’entre elles et sévère pour 706. S’ajoutent trois échocardiographies sous anesthésie et une douleur post-opératoire décrite comme modérée pendant plusieurs jours. L’objectif est d’identifier les cellules immunitaires qui interviennent dans la réparation du cœur après un infarctus, la mise à mort servant à prélever les organes. Le modèle tue de lui-même environ 30 % des mâles et 15 % des femelles par rupture cardiaque ou arythmie, une mortalité que le porteur qualifie de subite et « sans signe de souffrance préalable ».

NTS-FR-372330v1
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système cardiaque · Système immunitaire ·
Mots-clés
Coeur, Inflammation, Infarctus
Souris : 3072

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’infarctus du myocarde (ou « crise cardiaque ») est une cause de mortalité et d’invalidité majeure. Les mécanismes gouvernant la réparation du coeur après un infarctus ne sont pas entièrement connus. L’inflammation joue un rôle important dans la réparation du coeur après un infarctus, mais les types cellulaires et les acteurs moléculaires impliqués restent méconnus. Ce projet a pour but de comprendre le rôle de certaines cellules de l’immunité sur la réparation du cœur après l’infarctus du myocarde en utilisant un modèle chez la souris. Les animaux subiront un infarctus du myocarde induit par ligature permanente de l’artère coronaire. Des types cellulaires et des molécules spécifiques seront ciblés pour étudier leur contribution à l’inflammation et à la réparation du coeur après un infarctus. La fonction cardiaque des souris sera analysée par échocardiographie. Ce projet permettra d’identifier des nouveaux acteurs inflammatoires du remodelage cardiaque et de potentielles cibles thérapeutiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet va permettre une meilleure compréhension des mécanismes de la réparation du coeur après infarctus, ce qui constitute une étape essentielle pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques pour le traitement de l’infarctus du myocarde.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Intervention chirurgicale sous anesthésie pour induction de l’infarctus du myocarde (1 fois, 30 minutes) – Echocardiographie sous anesthésie (3 fois, 15 minutes) – Injections (jusqu’à 27 fois, quelques secondes)

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Effets indésirables liés à l’expérimentation : inconfort lié à la préhension et contention des animaux, douleur légère de courte durée au point d’injection, stress et baisse de température corporelle liés à l’anesthésie, stress lié à l’isolement de courte durée dans la phase post-opératoire et post-échocardiographie ; Effets de la chirurgie : douleur post-opératoire modérée pendant plusieurs jours; baisse de fonction cardiaque liée à l’induction d’un infarctus du myocarde. Le modèle d’infarctus du myocarde permanent est associé à une mortalité, subite et sans signe de souffrance préalable, causée par rupture cardiaque ou arythmie environ 30% chez les souris mâles, 15% chez les souris femelles).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux sont mis à morts à la fin de la procédure. La mise à mort est nécessaire pour prélèvement d’organes nécessaires aux analyses prévues dans le projet

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Bien que nous menions en parallèle des études bio-informatique et in vitro pour tester nos hypothèses, la réparation cardiaque après infarctus du myocarde impliquent l’interaction complexe de différents types cellulaires et une interaction entre différents organes, qui ne peut être étudiée de façon complète que sur des animaux entiers, rendant le modèle in vivo indispensable.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux nécessaires à la réalisation de ce projet est déterminé par d’utilisation d’outils statistiques adaptés. Les différences de mortalité liées au sexe existant dans ce modèle (mortalité accrue chez les mâles comparés aux femelles) ont été prises en compte dans le calcul du nombre d’animaux. Des tests statistiques appropriés pour l’analyse des données obtenues ont été prédéfinis. Des mesures spécifiques sont mises en oeuvre pour éviter les biais expérimentaux: randomisation, analyse des données « en aveugle ». Nous visons toujours à maximiser l’information qui peut être récupérée à partir d’un seul animal.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Lors des procédures expérimentales, la souffrance animale sera réduite au maximum par l’utilisation de protocoles d’anesthésie et anti-douleurs adaptés et l’établissement de points limites stricts et adaptés aux procédures. Pour la procédure chirurgicale et l’échographie, les animaux sont placés sur une plaque chauffante à 37°C dès l’induction de l’anesthésie pour maintenir la température corporelle puis placés dans une cage de réveil chauffée et enrichie, sous surveillance jusqu’au réveil complet. Ensuite, les animaux retournent avec leurs congénères, dans une cage d’hébergement enrichie. La stratégie anti-douleur sera systématiquement poursuivie en post-opératoire pendant 72 heures, avec administration d’anti-douleurs. Tout au long de la procédure, les animaux feront l’objet d’une surveillance continue par les expérimentateurs, pour repérer l’éventuelle apparition de signes cliniques de souffrance ou de mal-être et des anti-douleurs pourront être administrés si nécessaire.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris est le modèle de choix pour étudier les mécanismes de l’inflammation et de la réparation cardiaque post-infarctus du myocarde dans un organisme biologique complexe. Le modèle d’infarctus du myocarde utilisé dans ce projet représente un modèle communément utilisé dans ce domaine de recherche, permettant une intégration et comparaison des résultats obtenus à la littérature scientifique existante. Nous utiliserons des souris adultes, âgées entre 8 et 12 semaines, chez lesquelles le système cardio-vasculaire est arrivé à maturité.