Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

630 souris vont être utilisées, toutes tuées à l’issue, chacune pouvant recevoir jusqu’à sept traitements, six à dix injections d’antidouleur autour de la chirurgie et huit séances d’imagerie sous anesthésie générale. Les procédures relèvent d’un niveau de souffrance modéré. Une endométriose profonde leur est induite, avec une perte de poids attendue allant jusqu’à 15 % dans les cinq premiers jours, et une mini-pompe osmotique est implantée sous la peau de certaines d’entre elles. Le bénéfice avancé, de nouvelles stratégies de diagnostic pour une maladie qui touche environ une femme sur dix, est renvoyé au long terme, quand les lésions induites et les passages sous anesthésie sont immédiats.

NTS-FR-377727v1
Types de recherche
· Recherche appliquée · Troubles urogénitaux ·
Mots-clés
Endométriose, Diagnostic, Imagerie
Souris : 630

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

L’endométriose est une maladie touchant environ 10% des femmes en âge de procréer. En France, il est estimé que 2.5 millions de femmes sont touchées. Il s’agit d’une maladie inflammatoire chronique de l’appareil génital féminin se caractérisant par une dissémination et un développement de muqueuse utérine (endomètre) en dehors de l’utérus. Cette maladie entraîne des douleurs importantes (dysménorrhée), et une infertilité. Le diagnostic repose souvent sur de l’imagerie, mais avec une sensibilité à ce jour faible, i.e. l’endométriose n’est pas toujours détectée. Ce projet, qui se déroulera sur deux sites, a pour but de tester de potentiels traceurs d’imagerie dans un modèle murin (souris) d’endométriose profonde, la forme la plus grave d’endométriose pour faciliter la détection de l’endométriose. La création du modèle sera faite sur le site 1, pendant que l’imagerie sera faite sur le site 2. En résumé, ce projet a pour objectif de détecter plus facilement les lésions endométriosiques avec des nouveaux traceurs plus sensibles.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra de tester de nouveaux agents chimiques ou biologiques candidats pour une utilisation diagnostique dans l’endométriose. A terme, cela permettra l’introduction en clinique de nouvelles stratégies diagnostiques pour cette maladie pour laquelle les options sont pour le moment limitées.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Avant les traitements, les animaux sont randomisés pour former des groupes homogènes en poids. Pour certains animaux, une mini pompe osmotique sera implantée en sous cutanée. La pose sera réalisée sur le site 1 sous anesthésie générale, avec administration d’analgésiques (

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Avec ce modèle nous nous attendons à une douleur modérée et des pertes de poids transitoires qui résultent de l’inflammation générée. La perte de poids maximum attendue est de 15% suite à l’induction de l’endométriose (pendant les 5 premiers jours) puis une prise de poids. Une étude préliminaire de développement du modèle n’a pas montré de signe de souffrance chez les animaux sur toute la période de l’étude (jusqu’à 28 jours après induction de l’endométriose). La pose de mini pompe sous la peau des animaux nécessitera une cicatrisation de la plaie chirurgicale suturée. Au début de l’étude, les animaux seront répartis dans différents groupes selon leur poids ce qui peut être source de stress. Le transport entre les deux sites (moins de 1 km) et les sessions d’imageries (durée maximale d’une heure) pourront également être source de léger stress. Enfin, l’injection intraveineuse pourrait également provoquer un léger inconfort et des lésions locales.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Après les procédures, les animaux seront mis à mort afin de pouvoir procéder à la récupération des organes et de sang, nécessaires pour évaluer la spécificité des composés sur la maladie d’intérêt.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Les molécules que nous allons tester dans ce projet ont d’abord été choisies après des essais en laboratoire (in vitro) pour vérifier leur efficacité, qu’elles agissent de façon ciblée et qu’elles ne sont pas dangereuses. Si possible, nous avons également pris en compte leurs propriétés après avoir été testées dans un organisme vivant (in vivo). Cependant, ces tests ne suffisent pas à prédire si elles seront vraiment efficaces dans le corps humain, car il est difficile de reproduire une maladie complexe comme l’endométriose en laboratoire surtout quand plusieurs types de cellules ou tissus sont concernés. Il faudra donc tester les molécules les plus pertinentes dans des modèles animaux, en choisissant ceux qui se rapprochent le plus de la maladie chez la femme. Enfin, pour comprendre comment une molécule se comporte dans le corps, on doit passer par des études sur des animaux puisqu’il est impossible de mimer toutes les fonctions du corps humain sans un organisme vivant.

2. Réduction

3R / Réduction :

Dans chaque étude les animaux seront répartis en plusieurs groupes en fonction de critère(s) défini(s) (poids ou imagerie). Le nombre de groupes dépendra de ce que nous souhaiterons comparer. De manière générale il y aura trois groupes, le nombre d’animaux dans chaque groupe sera adapté à la question scientifique et variera entre 3 et 10 animaux par groupe. Ce nombre pourra varier après les premières études en fonction de la variabilité observée. Le nombre d’animaux dans le groupe des donneuses sera ajusté en fonction du nombre total d’animaux dans l’étude et sera généralement entre la moitié et le même nombre que celui du groupe receveuses. Ce nombre pourra être modifié en fonction des résultats observés dans les premières études.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

En début d’étude, les animaux seront répartis en groupes uniformes en poids, ce qui peut être à l’origine de changement de groupes. Les animaux seront surveillés afin de détecter des signes d’agressivité ou de stress. Les animaux agressifs seront séparés de leurs congénères et en cas de stress des enrichissements supplémentaires seront apportés. L’eau et la nourriture seront disponibles à volonté. Au minimum une sorte d’enrichissement sera placé dans chaque cage. Pour éviter au maximum la souffrance des animaux, des point limites pour les expériences ont été définis et seront mise en place avant le début du travail pratique. Les personnes en charge du bien-être et du soin des animaux veillent au respect des points limites. Un système d’alerte est mis en place pour statuer sur la mise à mort de l’animal en cas d’atteinte d’un point limite, dans ce cas un traitement antalgique pourra être administré. En outre, les procédures requises seront effectuées sous anesthésie et des médicaments analgésiques préopératoires et postopératoires seront administrés pour soulager la douleur dans la mesure du possible.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les souris sont souvent utilisées pour les études pharmacologiques nous avons une grande connaissance de leur ADN, de leurs principales fonctions corporelles comme celles des reins et du foie qui sont semblables à celles des humains. De plus, les modèles d’endométriose sont bien documentés chez la souris. Elles sont également compatibles avec nos appareils d’imagerie (comme l’IRM, le scanner et la scintigraphie) ce qui aide à passer plus facilement de la recherche au traitement chez l’Homme. Nous utiliserons de jeunes souris adultes femelles (âgées de plus de 6 semaines) puisque le modèle d’endométriose profonde est bien établi chez les animaux adultes.