Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Pour évaluer la digestibilité de nouvelles matières premières destinées à l’alimentation des volailles, 2 400 poulets de chair vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré, tous tués pour prélever le contenu de leur tube digestif. Chacun passe neuf jours seul en cage, de 17 à 25 jours d’âge, et subit deux jeûnes de dix-sept heures. L’enrichissement consommable est exclu pour ne pas biaiser la mesure, les cages recevant des chaînettes et des perchoirs. Douze animaux par régime suffisent selon le porteur, ce qui rapporte les 2 400 poulets annoncés à environ deux cents régimes testés sur la durée du projet.

NTS-FR-420714v1
Types de recherche
· Alimentation animale · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Nutrition animale, Digestibilité, Bilan digestif, Matières premières
Poules : 2400

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

La viande de volaille représente une source de protéine animale importante et est en augmentation dans l’alimentation humaine. La production française se fait avec du tourteau de soja importé (3,5 millions de tonnes, majoritairement OGM) et des céréales. L’alimentation animale représente trois quart du coût de production et doit faire face à des enjeux sociétaux majeurs : réduction des gaspillages, bien être animal, valorisation de nouvelles ressources, OGM, diminution de l’importation de certaines matières premières, sécurité du consommateur. Dans ce contexte, le projet vise à caractériser de nouvelles ressources alimentaires pour l’alimentation animale, en diversifiant les sources de matières premières tout en limitant la concurrence avec l’alimentation humaine et de développer de nouveaux programmes alimentaires dont l’objectif est d’optimiser l’efficience des rations en réduisant, à la source, les rejets d’azote en mettant l’accent sur les stratégies nutritionnelles. Pour cela, des « bilans digestif » seront réalisés, en mesurant de façon précise, les nutriments digérés par le poulet de chair et ceux rejetés dans les fientes. Un bilan permet donc de quantifier le pourcentage de chaque nutriment réellement disponible pour le maintien, la croissance ou la production de l’animal. Le bilan est réalisé selon une méthode de référence standardisée, afin de fournir à la filière des tables d’alimentation précises et complètes, sur la valeur nutritionnelle des matières premières.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les bénéfices attendus du projet concernent : 1) Les éleveurs et fabricants d’aliments : le projet permettra de leur fournir des données sur de nouvelles matières premières ou des matières premières issus de nouveaux process afin de limiter le gaspillage et les rejets, de choisir des matières premières non importées ou non utilisables directement par l’homme, l’ensemble contribuant à préserver l’environnement. 2 ) L’alimentation de l’homme : trouver des alternatives aux solvants issus du pétrole (hexane par exemple) utilisés dans la fabrication d’aliments pour volailles (tourteaux par exemple), améliorer la qualité des produits animaux. 3) L’alimentation des animaux : utiliser des aliments mieux digérés par les animaux, accompagner l’élevage vers l’alimentation de précision.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Tous les animaux sont soumis à une procédure de bilan digestif en cage individuelle d’une durée de 9 jours, de 17 à 25 jours d’âge et avec perception visuelle, auditive et olfactive entre congénères. Ils sont également soumis à deux mises à jeun (sans restriction hydrique) de 17h chacune, la nuit, afin de vider le tube digestif.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets négatifs sur les animaux sont liés, d’une part au stress léger lié à l’isolement en cage individuelle de 9 jours (sans isolement visuel et olfactif) et d’autre part liés à la légère sensation de faim que pourraient avoir les animaux lors de la mise à jeun réalisée pendant 17h, sur la période de nuit principalement (sans restriction hydrique).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux seront mis à mort en fin d’expérimentation à des fins de prélèvements des contenus digestifs dans le but d’analyses chimiques pour les mesures de digestibilité.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’existe, actuellement, aucune méthode pour reproduire in silico, le tube digestif d’une volaille. Quant aux méthodes in vitro, elles sont en développement mais ne sont actuellement pas encore opérationnelles pour permettre ces études de digestion. L’étude du microbiote et des processus de digestion nécessitent donc le recours à des animaux.

2. Réduction

3R / Réduction :

La réduction du nombre d’animaux est basée sur deux principes : 1) Grouper au maximum les régimes à tester pour n’avoir qu’un seul régime témoin (régime standard). 2) Disposer de 12 animaux par régime est nécessaire et suffisant pour avoir des résultats robustes malgré la variabilité individuelle importante.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Avant leur mise en cage à 17 jours, les animaux sont hébergés tous ensemble, en groupe, au sol et sur copeaux. Les animaux sont mis en cage à 17 jours d’âge, ce qui correspond à l’âge à partir duquel le tube digestif et leur microbiote sont pleinement fonctionnels. La durée du séjour en cage individuelle est réduite au maximum. Les cages sont disposées de manière à procurer aux poulets une perception visuelle, auditive et olfactive entre congénères. La période de mise à jeun de 17h a été définie la nuit, moment où les animaux ne consomment, naturellement, pas d’aliment. Afin d’éviter d’induire un biais expérimental, il n’est pas possible d’enrichir le milieu avec des matériaux consommables ; les cages seront néanmoins enrichies de chaînettes et de perchoirs. Les aliments distribués aux animaux permettent de couvrir les besoins physiologiques sans carence ou excès. L’eau est maintenue à volonté. La température de la salle est augmentée de 2 degrés par rapport à un programme classique d’élevage pour améliorer le confort thermique des animaux. Une grille d’évaluation du bien-être des animaux, basée sur leur comportement et leur état de santé, est complétée quotidiennement par le personnel animalier afin de détecter toute altération de leur état de bien-être. Pour chaque paramètre d’atteinte au bien-être, nous avons défini plusieurs niveaux d’action.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les objectifs du projet portent sur la nutrition des volailles, avec un objectif de valorisation par les filières avicoles. Le poulet de chair représente l’espèce majeure concernant la production de viande de volailles. Les bilans digestifs sont réalisés entre 17 et 25 jours d’âge, ce quicorrespond à l’âge à partir duquel le tube digestif et son microbiote sont pleinement fonctionnels. Aussi, à ce stade, les animaux sont suffisamment développés pour s’adapter à une période de 9 jours en cage et sont en pleine croissance, ce qui permet une réponse physiologique maximale.