
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 29/03/2023
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-540645)
6 vaches laitières vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger à modéré, puis rendues à l’élevage laitier. Elles subissent six prélèvements de fèces et de lait par animal et par mois, dans un schéma en double carré latin, pour comparer l’effet de deux additifs commerciaux, une levure et un prébiotique, sur la digestion des fibres et la production de méthane. Le porteur déclare n’attendre aucun impact (« Néant ») et affirme que l’évaluation « ne peut se faire qu’in vivo, c’est à dire dans le rumen d’un animal vivant ». L’objectif reste zootechnique et commercial, conforter le mode d’action de produits d’un fabricant d’additifs.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’objectif de cet essai est donc de mettre en lumière l’effet de la levure vivante Actisaf Sc 47 ainsi que le prébiotique Safmannan, d’un point de vue systémique sur l’animal et in fine sur ces performances zootechniques, ainsi que de comparer leurs modes d’actions.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Les bénéfices attendus sont : – conforter le mode d’action du probiotique (Actisaf Sc 47) – comprendre le mode d’action du prébiotique (Safmannan) – observer les effets de leur synergie sur la digestibilité des fibres et la production de méthane
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Prélèvements de fèces et de lait à raison de 6 prélèvements par animal par mois
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Néant
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux retrouvent les conditions typiques d’un élevage bovin lait.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
La vérification de l’efficacité de l’apport oral des différents ingrédients sur la santé digestive et la mise en évidence des modes d’actions ne peut se faire qu’in vivo, c’est à dire dans le rumen d’un animal vivant.
2. Réduction
L’utilisation de 6 vaches au sein d’un schéma expérimental de double carré latin permet une évaluation robuste des produits,
3. Raffinement
La fréquence des prélèvements de jus de rumen a été réduite ; l’utilisation d’autres milieux biologiques (fèces et lait) peuvent être des alternatifs au jus de rumen
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La prévalence de la sub-acidose ruminale dans les troupeaux laitiers est difficile à évaluer car l’absence de symptômes rend souvent difficile le diagnostic de cette pathologie de groupe (Martin et Commun, 2007). Les additifs alimentaires ont d’ores et déjà fait leurs preuves en tant que stabilisateur du pH ruminal pour prévenir l’apparition d’acidose sub-clinique (Marden et al., 2008). L’évaluation des conditions ruminales est incontournable et donc justifie le recours à l’espèce cible. Marden J.P., Julien C., Monteils V., Auclair E., Moncoulon R., Bayourthe C. 2008. How does live yeast differ from sodium bicarbonate to stabilize ruminal pH in high-yielding dairy cows? J. Dairy Sci. 91, 3528-3535. Martin et Commun. 2007. Mécanismes physicochimiques de l’acidose ruminale latente et conséquences physiopathologiques. Bulletin des GTV, 41: 25-30. Les vaches laitières démarreront la procédure expérimentale entre 60 et 200 jours de lactation. À ce stade leur niveau d’ingestion est élevé pour répondre à leurs besoins de production : c’est une phase critique pour l’apparition d’acidose ruminale et une moindre digestibilité de la ration et plus particulièrement de la partie fibreuse.