
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 20/01/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-545203)
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
L’étude de la réponse inflammatoire dans un modèle de souris est essentielle pour évaluer la sécurité, l’efficacité et la faisabilité de l’utilisation d’un produit à visée thérapeutique. Elle contribue à orienter son développement, optimiser les protocoles d’administration, et à garantir la sécurité de ce type de thérapie. Ce projet a donc pour objectif d’évaluer la réponse inflammatoire pouvant survenir après l’injection d’un vecteur non intégratif pouvant délivrer de l’ARN chez l’animal. C’est un requis pour l’utilisation future de ce vecteur in vivo, et notamment chez l’Homme à des fins thérapeutiques. L’injection intra veineuse sera testée, avec un rappel d’injection 3 semaines plus tard. Les analyses consisteront en un dosage de la sécrétion de cytokines dans le sang. MODIFICATION: ce projet démarre 2 années plus tard que prévu, en raison d’une restructuration de la société, priorisation des projets et finalisation des levées de fonds; d’où la demande de prolongation de la durée sur 4 ans au total. Par ailleurs, nous souhaitons rajouter un prélèvement sanguin avant l’injection des vecteurs, afin d’obtenir le niveau basal d’expression des cytokines.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Cette étude de la réponse inflammatoire chez l’animal va permettre : – d’évaluer la sécurité du produit en évaluant la réaction du système immunitaire; – d’identifier les caractéristiques du produit pouvant provoquer une réponse inflammatoire; – de prédire les réponses immunitaires humaines possibles.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Les animaux recevront 2 injections par voie intraveineuse (durée 2-3 minutes). On réalisera 6 – MODIFICATION: 7 – prélèvements sanguins (durée 2-3 minutes)
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Dans le cadre d’une étude de la réponse inflammatoire, l’administration in vivo d’un produit peut entrainer des effets indésirables, notamment des réactions allergiques, des effets toxiques…. L’administration in vivo du vecteur de transfert d’ARN par voie intraveineuse peut entrainer un stress ou une douleur chez l’animal, Par ailleurs, ces souris subiront des prélèvements sanguins pouvant également induire un stress.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux sont euthanasiés à l’issue des procédures expérimentales. Etant donné que ces souris seront injectées avec un vecteur lentiviral, on ne pourra pas les ré-utiliser. Les animaux seront ainsi euthanasiés en fin de procédure expérimentale, pour ne pas les maintenir en vie inutilement.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Le Remplacement du modèle animal pour une étude de de la réponse inflammatoire peut se faire selon l’utilisation : – de modèles in vitro, avec des cellules du système immunitaires; – d’organes sur puce qui permettent de créer des modèles miniatures d’organes ou tissus humains; – de modèles bio-informatiques et de simulation; – de biobanques de tissus humains; – des organoïdes, version miniature et simplifiée d’un organe fabriqué in vitro et qui présente une anatomie et une fonction proches de la physiologie. La fonctionnalité du vecteur de transfert prévu pour cette étude est ainsi validée sur des modèles cellulaires in vitro en amont. Cependant, aucun de ces outils ne pourra générer l’ensemble des données attendues sur la réponse inflammatoire induite par l’injection d’un vecteur viral dans un modèle d’organisme physiologique entier. La réponse inflammatoire étant la somme d’une cascade de réponses physiologiques, elle est impossible à évaluer de façon exhaustive sans le modèle animal et doit donc s’étudier in vivo.
2. Réduction
La Réduction du nombre d’animaux lors de la mise en place d’une étude implique une réflexion sur la planification expérimentale pour laquelle la conception de l’étude vise à réduire le nombre d’animaux nécessaires tout en garantissant des résultats statistiquement significatifs. Le design associé à ce projet prend en considération les objectifs fixés correspondant au minimum requis pour une étude statistique. Nous utiliserons ainsi 8 souris par groupe (sauf pour le groupe controle où un effectif de 4 souris sera suffisant), cet effectif constituant un bon compromis entre puissance d’analyse et réduction du nombre d’animaux, en comparant les animaux ayant eu un vecteur non-intégratif, un vecteur intégratif ou le véhicule. Des études similaires antérieures ont notamment permis de réduire le nombre d’animaux tout en garantissant des données interprétables et statistiquement utilisables. Le nombre de contrôles peut ainsi être limité à 4 souris. Par ailleurs, 4 femelles et 4 males permettront d’évaluer la réponse inflammatoire potentielle après injection des vecteurs lentiviraux. Nous ne nous attendons notamment pas à un dimorphisme sexuel dans cette réponse.
3. Raffinement
Le Raffinement implique la mise en place de procédures assurant: – l’amélioration du bien-être des animaux pour minimiser la douleur et la détresse éventuelles des animaux participant à l’étude; – une surveillance non-invasive pour collecter les données sur le bien-être des animaux; – la présence de produits d’enrichissements dans les lieux d’hébergement des animaux. En particulier, nous suivrons l’état général des animaux, le toilettage, la posture, la présence de vocalisation et les sites d’injection. Tous ces items nous permettront de décider de l’atteinte de points limites le cas échéant pouvant entrainer l’euthanasie de l’animal pour éviter toute souffrance. Lors des prélèvements sanguins, nous effectuerons une compensation du volume injecté avec du sérum physiologique. En cas de rixe entre animaux, nous pourrons être amenés à isoler l’individu dominant pour éviter toute lésion. L’animal isolé sera sorti de la procédure temporairement (si on arrive à le soigner) ou définitivement et il sera alors mis à mort. Le cas échéant, des soins locaux par spray d’un antiseptique seront attribués. Si une douleur est présente, un antalgique pourrait être administré selon les recommandations vétérinaires
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
La souris est l’un des modèles animaux les plus couramment utilisés dans ce type d’étude pour les raisons suivantes : – Similitudes génétiques, anatomiques et physiologiques avec l’Homme – Disponibillité et coûts – Simplicité de manipulation – variété de souches permettant de simuler des conditions pathologiques spécifiques si nécessaire Les souris qui seront utilisées auront entre 10 et 14 semaines, – MODIFICATION: entre 9 et 14 semaines, s’assurant ainsi de leur maturité et de leur taille adulte. Cela facilite la manipulation, la collecte d’échantillons et la réalisation des expériences à suivre.