
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 18/02/2026
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-559108)
Vingt prélèvements d’urine sous contention manuelle, cinq prises de sang et vingt-une instillations dans le nez sur sept semaines, c’est le protocole décrit pour 492 souris chez qui une maladie auto-immune du rein est déclenchée. Les procédures sont classées au niveau de souffrance le plus élevé, sévère, et toutes les souris sont tuées à l’issue pour l’analyse histologique et biochimique de leurs organes. Le porteur énumère les atteintes possibles, mauvaise cicatrisation, saignement, infection, chute de tension et accumulation de liquide dans l’abdomen dans les formes sévères de la maladie. Il écrit pourtant, dans le même paragraphe, qu’en l’absence de complication le développement de cette glomérulonéphrite n’est pas douloureux pour l’animal.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Notre projet vise à étudier l’efficacité d’une thérapie à base de cellules anti-inflammatoires dans le traitement d’une maladie auto-immune rénale.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Cette étude permettra le développement et la validation préclinique d’une thérapie cellulaire anti-inflammatoire dans une maladie rénale auto-immune (glomérulonéphrite extra-membraneuse), de façon à contrôler l’activité de la maladie et éviter les rechutes.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
– 5 prélèvements sanguins sur animaux vigiles. 30 secondes par prélèvement. – 20 Prélèvements d’urine à partir de miction spontanée pendant une contention manuelle. 20 secondes par prélèvement.- pour les animaux de la procédure 3 : 21 instillations intranasales (7 semaines de traitement X 3 instillations par semaine). 15 secondes par instillations.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Lors des manipulations, les souris pourraient être sujettes à stress et angoisse voire des douleurs liées aux contentions multiples auxquelles s’additionnent les actions d’injections, de prélèvements d’urine et de sang. Des complications éventuelles peuvent survenir au cours de la procédure d’immunisation, d’injection ou du prélèvement sanguin, notamment une mauvaise cicatrisation, un saignement, une infection du site de l’injection/prélèvement ou stress lié à la contention. Une chute de la tension artérielle. En l’absence de complication, le développement de la glomérulonéphrite extra-membraneuse n’est pas douloureux pour l’animal. De l’ascite peut survenir dans les formes sévères de la maladie.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Tous les animaux seront mis à mort en fin de procédure pour prélèvement et analyse histologique et biochimique
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Nos résultats in vitro suggèrent que le rétablissement d’un environnement immunitaire tolérogène serait efficace pour contrôler l’activité de la maladie. Le modèle animal et nécessaire pour la validation in vivo de l’efficacité et de la sécurité de cette thérapie cellulaire.
2. Réduction
Le nombre d’animaux a été établi grâce à l’utilisation de tests statistiques permettant de calculer le nombre minimal d’animaux nécessaire pour mettre en évidence une différence statistiquement significative entre les groupes.
3. Raffinement
Les animaux seront hébergés en groupe et en milieu enrichi. Ils seront surveillés quotidiennement (comportement, apparence, signes cliniques) par le personnel animalier d’une part, et par les personnes en charge de l’expérimentation d’autre part. Toute apparition de signes de douleur tels que prostration, dos vouté, isolement et poil hérissé entrainera l’ouverture d’une fiche de score avec des points limites bien définis qui pourront entrainer le cas échéant l’euthanasie de l‘animal. Une attention particulière sera portée au point d’injection abdominal (rougeur) et au poids (recherche d’une ascite).
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modèle murin permet une étude in vivo et permet de se rapprocher de la physiologie humaine. De plus, ce modèle murin de maladie auto-immune rénale est déjà publié et développé par notre équipe. Les souris seront âgées de 12 semaines, soit à un stade de développement adulte (système immunitaire mature).