Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

640 souris vont être utilisées, toutes tuées, dans des procédures d’un niveau de souffrance modéré. Chacune reçoit une injection de cellules tumorales sous anesthésie, jusqu’à quarante mesures de la tumeur et jusqu’à trente administrations de chimiothérapie et d’immunothérapie, avant d’être tuée pour analyse des organes. Le projet cherche à valider une protéine comme cible pour rendre l’immunothérapie plus efficace contre le cancer. Les groupes de seize animaux sont justifiés par la robustesse statistique, le bénéfice pour les patients restant une perspective générale.

NTS-FR-599346v1
Types de recherche
· Oncologie · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
immunité, oncologie, chimiothérapie, immunothérapie
Souris : 640

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Ce projet vise à étudier l’effet de l’activation ou de l’inhibition d’un mécanisme biologique impliqué dans le développement des tumeurs et dans le fonctionnement du système immunitaire, dans un modèle murin. Des résultats préalables montrent que l’inhibition de ce mécanisme ralentit la croissance des tumeurs lorsque les défenses immunitaires de l’organisme sont fonctionnelles, ce qui suggère une interaction entre ce mécanisme et le système immunitaire. Cette modulation est également associée à des changements dans l’activité de certaines cellules immunitaires présentes dans la tumeur. L’objectif principal est d’évaluer les effets de cette modulation, seule ou en association avec des traitements anti-tumoraux de référence, dans des conditions où l’activité de ces cellules immunitaires est diminuée. Cela permettra de préciser leur rôle dans le contrôle de la croissance tumorale. Plus largement, ce projet vise à mieux comprendre comment ce mécanisme biologique influence les défenses immunitaires contre les tumeurs et l’efficacité des traitements.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Dans le monde, le cancer est la deuxième cause de décès, avec près de 10 millions de morts chaque année. Pour lutter contre cette maladie, les traitements les plus couramment utilisés sont la chimiothérapie et la radiothérapie. Ces thérapies agissent directement sur les cellules cancéreuses pour les détruire. Toutefois, elles peuvent parfois provoquer des effets secondaires importants et ne sont pas toujours efficaces chez tous les patients. L’immunothérapie représente une approche différente : elle vise à stimuler le système immunitaire du patient afin qu’il reconnaisse et élimine lui-même les cellules cancéreuses. Ces dernières années, cette stratégie a connu de grandes avancées et a permis des succès encourageants. Cependant, l’immunothérapie ne fonctionne pas encore pour tous les types de cancer, et nous ne comprenons pas toujours pourquoi certains patients ne répondent pas à ce traitement. Ce projet de recherche permettra de valider de nouvelles cibles thérapeutiques afin d’améliorer l’efficacité de l’immunothérapie.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Toutes les souris seront soumises à une injection de cellules tumorales sous anesthésie générale (moins de trois minutes par animal, 1 fois). Toutes les souris vigiles seront soumises à l’évaluation de la croissance tumorale par une méthode non invasive (5 minutes par animal, 2 fois par semaine, 40 fois maximum). Toutes les souris seront soumises à des traitements anti-tumoraux administrés sur animaux vigiles (moins d’une minute par souris par administration). Une administration unique de chimiothérapie sera réalisée en début de traitement. Les traitements immunologiques seront ensuite administrés selon les schémas suivants : une administration quotidienne pendant 6 jours consécutifs, puis une administration hebdomadaire, ou une administration hebdomadaire seule selon les groupes expérimentaux. Le nombre total d’administrations ne dépassera pas 30 par animal. A la fin des expériences, tous les animaux seront euthanasiés par une méthode réglementaire.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’induction tumorale peut conduire à des effets indésirables et peut induire une gêne chez l’animal. L’anesthésie peut induire de l’hypothermie et de la détresse respiratoire. Les traitements de chimio- et immuno-thérapie peuvent entrainer une perte d’appétit et donc une perte de poids chez la souris. Les injections peuvent induire une douleur légère (éventuellement accompagnée d’une irritation au niveau du site d’injection) et un risque de péritonite associé aux administrations fréquentes. Les sites d’injections peuvent s’infecter. La manipulation et la contention des animaux peut induire un stress.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Tous les animaux à la fin de la procédure seront euthanasiés selon une méthode réglementaire. La procédure requiert une induction tumorale, ce qui implique l’impossibilité de garder les souris en vie à la fin de l’expérience. De plus, des analyses seront effectuées sur tissus et organes post-mortem.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Cette étude consiste à évaluer l’efficacité d’un nouveau traitement stimulant le système immunitaire dans un contexte de thérapie anti-cancéreuse. Notre protéine cible a été identifiée grâce à une étude de transcriptomique. Nous souhaitions évaluer notre hypothèse in vivo car il n’y a pas d’autres modèles pour pouvoir étudier l’efficacité de l’immuno-stimulation et ses mécanismes vu sa complexité.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour la réalisation de ce projet, des groupes de seize souris (huit femelles et huit mâles) seront utilisés afin de garantir une évaluation statistique robuste des effets analysés pour un total de 640 animaux. Nous appliquerons des tests statistiques appropriés pour comparer l’effet étudié entre les groupes, les croissances tumorales et la survie des animaux. Dans un souci de réduction du nombre des animaux contrôles, nous chercherons à regrouper les expérimentations lorsque cela est possible. Il est prévu de réaliser une veille bibliographique attentive et continue afin de vérifier que les expériences planifiées n’ont pas déjà été rapportées dans la littérature scientifique existante. Plusieurs tissus seront prélevés et soumis à diverses analyses (immunologiques, histologiques ou de biologie cellulaire et moléculaire) pour extraire le maximum de données de chaque expérimentation. Ces tissus seront également partagés avec nos collaborateurs dans le but de réduire le nombre d’animaux utilisés.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les conditions d’hébergement seront conformes à la réglementation et adaptées en accord avec le personnel de l’animalerie (les animaux disposeront de nourriture et d’eau ad libitum; le milieu est enrichi à l’aide de coton de nidification, bâtons à ronger et tunnels en cartons). Les souris seront soumises à un suivi quotidien afin d’évaluer leur niveau de stress et leur poids sera mesuré une fois par semaine tout au long de l’expérience de croissance tumorale. Les critères définis pour atteindre un point limite seront strictement appliqués, et les souris seront euthanasiées à la fin de l’étude ou en cas d’atteinte de ces points limites préétablis. Toutes les interventions seront effectuées par des personnes expérimentées, dans une pièce dédiée distincte de la zone d’hébergement des animaux. Toutes les manipulations seront réalisées dans le souci constant de réduire au maximum l’inconfort et la souffrance des animaux (anesthésie, tapis chauffants, etc…). Aucune médication supplémentaire ne sera administrée au cours des expériences, car les effets secondaires sur le système immunitaire pourraient interférer avec les résultats.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le choix de la souris pour la réalisation des expériences envisagées se justifie par plusieurs raisons: – Notre centre de recherche utilise principalement des souris ce qui offre de nombreux avantages en termes d’élevage, d’expertise en techniques d’expérimentation animale ainsi que le suivi microbiologique et vétérinaire des animaux. – La souris est le modèle animal le plus couramment utilisé par la communauté scientifique internationale et pour les études précliniques. La méthodologie envisagée est d’une mise en place relativement aisée sur ce type d’animal et nous avons acquis une pratique expérimentale sur cette espèce. La souris présente l’avantage de disposer de nombreux modèles génétiquement modifiés permettant d’analyser de façon spécifique le rôle de certains mécanismes biologiques dans les processus étudiés. Cette disponibilité constitue un élément déterminant pour répondre aux objectifs du projet. Selon les procédures, les animaux seront utilisés à partir de six semaines afin de disposer d’un organisme avec un processus de développement terminé et un système immunitaire efficient.