Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Extraction des molaires puis pose immédiate d’implants dentaires, suivie pour 15 rats d’injections destinées à provoquer une infection autour de l’implant : 27 rats vont être utilisés, tous tués, dont 15 dans des procédures d’un niveau de souffrance sévère. Ces gestes servent à valider des conditions d’imagerie et un modèle d’infection avant une étude plus large sur des surfaces d’implants nanotexturées. Le porteur reconnaît que « la douleur est inévitable » après la chirurgie buccale. Présentée comme une « étude pilote de raffinement », cette phase inflige à plus de la moitié des rats le niveau de souffrance le plus élevé, et justifie l’effectif par la seule puissance statistique.

NTS-FR-614333v1
Types de recherche
· Biologie du développement · Maladies animales · Oncologie · Recherche appliquée · Recherche fondamentale ·
Mots-clés
implant dentaire, laser femtoseconde, mucositite péri-implantaire, rat modèle, surface nanotexturée
Rats : 27

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Nous souhaitons dans le cadre d’un projet de developpement de nouveaux implants nous voulons vérifier les propriétés adhésives et anti bactériennes de surfaces nanotexturées de mini-implants adaptés pour les rats. Pour réaliser cet objectif, nous devons dans un premier temps valider les poses d’implants chez le rat par des imageries au scanner rayons X et nous souhaitons mimer les conditions infectieuses en injectant de faibles doses de molécules infectantes proche de la zone implantée. C’est pour vérifier les conditions optimales d’imagerie et d’infections que nous sollicitons cette étude pilote de raffinement avant la procédure complète de tests de diverses combinaisons de surface nano texturées. Les objectifs sont : 1. Réaliser l’implantation dentaire immédiatement après l’extraction d’une molaire chez le rat selon le concept « One abutment-one time », Les mini-implants (la dimension est réduite afin adapter à l’anatomie de rat) consistent en une tête prothétique intégrée avec la tige de l’implant, qui se met en place lors de la première intervention chirurgical et à ne plus changer par la suite. 2. Etablir le modèle infectieux péri-implantaire (mucositite péri-implantaire et péri-implantitite) chez le rat en injectant des solutions infectantes. 3. Valider des techniques d’imagerie in vivo et ex vivo pour la détection des tissus mous et durs à l’aide du microscanner à rayons X et l’imagerie photonique (microscopie confocale et light sheet).

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Les résultats de ce projet pilote établissent les conditions d’imageries pour une vérification optimale de la position des implants ; les conditions doses et durée du modèle infectieux péri-implantaire chez le rat, et les modalités pour les imageries longitudinales et ex vivo innovantes. Toutes ces conditions seront reprises pour l’étude finale de performance osseuses et gingivales des nanotextures.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

1. Extraction bilatérale des premières molaires dans le maxillaire et implanter les implants dentaires immédiatement dans les avéoles, qui reproduit l’osséointégration et la cicatrisation des tissus mous autour de l’implant: 30 min/ rat sous l’anesthésie chimique, appliquer sur 27 rats divisent en 2 procédures. 2. Etude longitudinale appliquée à 27 rats par microscanner à rayon X sur l’osséointégration suite à l’implantation dentaire (12 rats – procédure 1) et le déclenchement de maladies péri-implantaires suite à l’infection (15 rats – procédure 2) sous l’anesthésie gazeuse. Durée 20 min/ fois, à J0, 14, 28 jours pour les 12 rats dans procédure 1. Durée 20 min/ fois, à J28, 35, 42, 49, 56, 63, 70 pour les 15 rats dans procédure 2 sous anesthésie gazeuse. 3. Etablissement des maladies/inflammation péri-implantaire : injection sur 15 rats de procédure 2 sous l’anesthésie gazeuse rapide. 4. Evaluation des attaches et des étanchéités fonctionnelles de l’épithélium jonctionnel et du tissu connectif péri-implantaires, appliquer sur 27 rats à la fin de procédure (avant la mise à mort).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

1. Les rats subiront la chirurgie d’extraction dentaire bilatérale et la pose d’implant immédiate. La douleur est inévitable, mais nous veillerons à combiner tous les mesures médicamenteuses (analgésie, anesthésie, myorelaxant), physiques (environnement d’hébergement confortable adapté pour les animaux post-opératoire et nourriture molle), et humaines (soins et surveillance rigoureusement par les personnels habilités) pendant l’étude afin de détecter toutes anomalies à résoudre de suite. La consommation de nourriture et d’eau seront mesurées régulièrement. 2. En plus, les rats passeront par des anesthésies gazeuses répétées lors des sessions d’imagerie qui ne donne pas de douleur particulière et non invasive. Nous utiliserons la couette de survie pour assurer la température corporelle. Après les manipulations, les rats seront posés sur une plaque chauffante et surveillés jusqu’à leur réveil. 3. L’administration de molécule infectante sous l’anesthésie rapide donne de douleur très peu, nous ferons très attention à l’hypothermie des animaux en utilisant le tapis chauffant pendant la manipulation. Après les manipulations, les rats seront posés sur une plaque chauffante et surveillés jusqu’à leur réveil.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les mises à mort seront réalisées sur tous les rats (27) par une personne habilitée à la fin de chaque procédure. Nous devons mettre à mort tous les animaux afin de collecter les hemi-maxillaires avec implants pour les expérimences ex vivo d’imageries multimodales et innovantes incluant le microscannaire à haute résolution avec produits contrastants, l’imagerie photonique et l’immunohistochimie. Ces techniques permettent de visualiser et quantifier l’attache péri-implantaire et parodontale et l’étanchéité que les examens cliniques n’arrivent pas à évaluer.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Nos questions scientifiques sont centrées sur l’effet de la nano-texturation de la surface des têtes prothétiques sur l’attache des tissus péri-implantaires dans les conditions physiologiques incluant métabolisme osseux, vascularisation, système immunitaire que les modèles in vitro ne peuvent pas mimer. Les expérimentations animales avec une physiologie intégrée sont donc primordiaux. De nombreuses combinaisons de topographie de surface peuvent être efficaces in vitro sur l’adhérence de l’épithélium jonctionnel, par contre il est impossible de toutes les tester dans des modèles « de plus gros animaux tels que beagles ou mini-pigs » qui sont les gold-standard en préclinique implantaire à cause de leur cout. Il nous semble donc essentiel de proposer un modèle chez le rongeur pour tester 2 ou 3 nano-texturations et choisir la plus performante à valider en phase en phase clinique.

2. Réduction

3R / Réduction :

Nous avons estimé la taille des échantillons afin d’assurer la puissance statistique lors du traitement des données.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Chaque animal bénéficie d’une attention et de soins de qualité, par du personnel qualifié, pendant les interventions mais aussi en dehors de celles-ci afin d’assurer un bien-être optimal tout au long de l’étude. La douleur est rigoureusement contrôlée grâce à des points limites évalués en amont, et gérés grâce aux moyens pharmacologiques appropriés (myorelaxant/anesthésie/analgésie). Par ailleurs, les animaux sont hébergés en groupes harmonieux (minimum de 2); dans un environnement enrichi (copeaux, matériel de nidification). Afin d’éviter de fragiliser les implants au cours de la cicatrisation à cause de batônnet à ronger, mais afin de respecter les activités chez le ronger, nous utiliserons en alternative des batônnets très fins et les rouler en coton pendant 4 semaines post-op. Enfin, l’eau et la nourriture sont mises à disposition « ad libitum ». Lors des procédures, nous devons utiliser l’anesthésie car ce sont des manipulations qui doivent être faites in vivo afin de surveiller la cinétique de cicatrisation dans les conditions physiologiques.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Les rats constituent un bon point de départ pour tester la faisabilité des nouveaux implants dentaires dans la recherche préclinique en raison de sa similarité avec l’homme en termes de structure osseuse, d’anatomie buccale. En plus, les rats sont privilégiés pour le coût, la facilité de logement et la manipulation. Les rats Wistar sont encore considérés comme l’un des meilleurs modèles. A l’âge adulte (16 semaines), les rats arrivent à la maturité squelettique et dentaire et atteignent environ 400 g, ce qui rend la facilité des manipulations chirurgicales (extraction dentaire et implantation immédiate). La taille de fabrication des implants est adapté pour l’os maxillaire du rat. Ce sont des mini-implants qui ne transpercent pas les sinus lors de la pose, principale cause de rejet ou de problèmes sanitaires pour les animaux.