Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

6 veaux vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance léger pour quatre et modéré pour deux. Le porteur les infecte avec un coronavirus bovin par pulvérisation nasale puis pratique un écouvillonnage nasal profond une fois par jour pendant dix jours, pour évaluer un dispositif de détection des agents pathogènes dans l’air exhalé. Il indique que l’infection peut provoquer une rhinite, voire une pneumonie, avec fièvre et diarrhée passagères. Il prévoit de tuer les veaux à la fin de l’essai parce qu’ils restent porteurs du virus, et affirme qu’aucun modèle ne permet de se passer de l’animal vivant.

NTS-FR-643432v2
Types de recherche
· Recherche fondamentale · Système respiratoire ·
Mots-clés
infection respiratoire, coronavirus, méthode non invasive
Bovins : 6

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Les affections respiratoires d’origine infectieuse représentent 70 à 80 % des problèmes de santé dans les ateliers d’engraissement de jeunes bovins (JB). Elles sont provoquées par des virus pathogènes des voies respiratoires qui font la place à des surinfections bactériennes. L’identification des agents responsables des troubles est utile au choix argumenté de mesures préventives et curatives appropriées. En pratique, le prélèvement d’échantillons dans les voies respiratoires pour la recherche et l’identification des agents pathogènes responsables des maladies respiratoires est peu réalisé car difficile à mettre en œuvre et invasif. Dans ce contexte, nous voulons évaluer une méthode d’échantillonnage non invasive fondée sur le prélèvement de l’air exhalé dans lequel les virus sont dispersés. Elle sera couplée ultérieurement à une technique d’analyse sensible et rapide par amplification biomoléculaire isotherme à l’aide d’un dispositif microfluidique automatisé. L’ensemble du protocole proposé devrait être à même de résoudre les obstacles rencontrés pour la recherche étiologique des agents pathogènes respiratoires dans l’espèce bovine et pourrait s’étendre à d’autres espèces et d’autres contextes épidémiologiques. Dans le cadre de ce projet, nous souhaitons évaluer l’efficacité du système de capture dans des conditions aussi proches que possible de la future application du système, en utilisant le coronavirus bovin comme agent modèle car il est fréquemment rencontré dans cette espèce et que nous disponsons de données sur l’évolution de cette infection.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

La preuve de concept montrant que les agents pathogènes de la sphère respiratoire peuvent être détectés dans l’air ambiant autour du ou des animaux à surveiller consituerait un élément décisif vers le développement d’installations automatisées de la détection des agents pathogènes pour le suivi en temps réel de la santé des animaux. L’application à d’autres espèces, y compris l’homme, présente un caractère innovant majeur pour s’affranchir de la contention et du prélèvement nasal par écouvillonnage qui est chronophage et source d’agitation chez l’animal ou d’inconfort chez l’homme.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Inoculation par voie intranasale (spray) sur animal vigile : 1 fois par animal, durée : 3 minutes par animal. Prélèvements de mucus nasal par écouvillonnage nasal profond sur animal vigile : 10 par animal (1 fois/jour pendant une durée maximale de 10 jours), durée : 2 minutes par prélèvement et par animal.

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

L’inoculation du coronavirus est susceptible de provoquer a minima une rhinite voire une pneumonie aiguë chez des animaux non immuns, avec appartiion de signes respiratoires rarement sévères, une entérite avec de la diarrhée, une hyperthermie, une anorexie trasnsitoires.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Les animaux sont susceptibles de rester porteurs et excréteurs intermittents du BCoV. Pour empêcher toute contamination d’autres animaux de la même espèce, ils seront euthanasiés à la fin de l’essai.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Il n’existe aucun modèle expérimental pour s’affranchir de l’évaluation sur animal vivant, et dans les conditions de vie des animaux

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre minimal de trois animaux a été choisi pour apporter une preuve de la faisabilité de cette approche technique innovante.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Nous évaluerons l’excrétion chez ces animaux une fois par jour au cours de l’infection et dans des volumes croissants pour raffiner l’évaluation de la quantité minimale de particules virales détectables par unité volumique. Le suivi quotidien de l’évolution de l’excrétion, en faisant varier le volume de l’espace dans lequel l’air est expiré permettra d’évaluer une large gamme de concentrations virales dans l’air en utilisant un petit nombre d’animaux en expérimentation. Les veaux seront acclimatés aux locaux d’expérimentation dans les jours suivant la naissance et seront entrainés à la contention quotidiennement, en amont du début de la procédure, pour faciliter l’inoculation et le prélèvement de mucus nasal. Les veaux seront maintenus en groupe pour préserver le lien social. Un enrichissement du milieu de vie sous la forme de balles et d’objets en plastique suspendus sera également apporté. L’apparition d’une inflammation respiratoire suite à l’inoculation sera traitée par l’administration d’un anti-inflammatoire non stéroïdien à effet antalgique.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Le développement envisagé est destiné à la surveillance des infections respiratoires chez les bovins. Le volume respiratoire et le volume d’air expiré dépendent de l’espèce et du format de l’animal. En utiilisant des veaux d’un poids de 70 kg environ, nous nous plaçons dans des conditions propices à déterminer la qualité de la capture des agents pathogènes pour des animaux dont le poids est égal ou supérieur, et des animaux de même format dans d’autres espèces. Les animaux seront inoculés à l’âge de trois semaines-un mois lorsque le risque de maladie du jeune veau est écarté.