
Résumé non technique d'un projet d'expérimentation animale publié sur ALURES le 02/11/2022
("EC NTS/RA identifier" : NTS-FR-647711)
200 souris et 200 rats vont être utilisés, tous tués à l’issue, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance modéré. Ils subissent une injection de manganèse à travers le tympan puis une IRM d’une heure et demie, pour mettre au point une imagerie des acouphènes servant à tester des candidats médicaments. Le porteur signale un inconfort de l’oreille après l’injection et indique que les animaux sont tués juste après l’IRM parce que le manganèse, toxique à forte dose, est incompatible avec leur maintien en vie. Il affirme qu’aucune méthode alternative validée ne permet de mesurer les acouphènes chez l’animal.
Objectifs et bénéfices escomptés du projet
Décrire les objectifs du projet.
Développer des techniques IRM comme marqueur des acouphènes chez le rongeur en vue de développer et tester des médicaments traitant ce trouble.
Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?
Consolidation scientifique de cette technique d’imagerie pour évaluer l’efficacité de candidat médicament sur les acouphènes.
Nuisances prévues
À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?
Tous les animaux vont subir une imagerie IRM pendant 1h30 maximum.
Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?
Inconfort au niveau de l’oreille après l’injection trans-tympanique du manganese.
Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.
Les animaux sont tous euthanasiés en fin de procédure afin d’éviter les effets du marqueur nécessaire pour détecter les acouphènes (MnCl2). Une forte dose de MN2+ peut produire de signes cliniques qui représentent des points limites, donc l’incompatibilité avec le maintien des animaux au-delà de l’acquisition IRM.
Application de la règle des "3R"
1. Remplacement
Dans le cadre de ce projet, le recours à l’animal de laboratoire est nécessaire car il n’existe pas de méthodes alternatives validées pour mesurer la présence d’acouphènes chez l’animal et l’activité cérébrale in-vitro. Il reste nécessaire de vérifier l’efficacité des principes actifs avant de poursuivre le développement chez l’Homme.
2. Réduction
Le développement d’une technique IRM du sodium permettra à l’avenir de garder les animaux dans le temps. Cette technique sera complètement non invasive et permettra de réduire le nombre d’animaux utilisés en les gardant pour qu’ils puissent être leurs propres contrôles dans le temps.
3. Raffinement
Nous avons choisi d’utiliser l’IRM comme methode quantitative de mesure des acouphènes afin d’éviter une approche par électrophysiologie neurochirurgicale avec l’implantation d’électrodes dans le cortex auditif. Cette méthode, moins invasive, ne nécessite pas un point limite associé à la technique de’IRM en elle même. Les animaux sont euthanasiés directement après la mesure IRM sans réveil après l’IRM. L’approche de l’anesthésie sous isoflurane, nous permet de conserver une anesthésie constante et régulière pour éviter le stress d’un réveil de l’animal. Nous conservons les animaux sur un plateau chauffant à température nécessaire pour éviter l’hypothermie de l’animal.
Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.
Le modéle des acouphénes chez le rat et la souris est validé dans la litérature. Selon les données préliminaires de pharmacologie obtenues sur le traitement des acouphénes, le choix de l’espace s’orientera vers la souris ou le rat. Les animaux utilisés sont des adultes avec une oreille interne complètement formée et fonctionnelle. Cela implique l’utilisation d’animaux âgés au minimum de 4 semaines.