Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Un cathéter posé sous la peau, colonisé par un biofilm bactérien, puis jusqu’à deux administrations par jour : 2 000 souris vont être utilisées dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Le porteur décrit une posture courbée, un pelage hérissé, une respiration laborieuse, une prostration et une perte de réponse aux stimuli, la mise à mort étant déclenchée au-delà de 20 % de perte de poids après l’infection. Il écrit que le nombre d’études « varie en fonction de la demande client », chaque étude mobilisant de 20 à 100 souris sur cinq ans. Les survivantes ne sont pas gardées, leur système immunitaire ayant réagi à l’infection les rendant inutilisables pour un autre essai.

NTS-FR-664514v1
Types de recherche
· Maladies infectieuses · Recherche appliquée ·
Mots-clés
maladies infectieuses, développement de thérapies inovantes, infections nosocomiales, résistance aux antibiotiques
Souris : 2000

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Nous avons pour objectif le développement de thérapies innovantes dans le domaine de l’infectiologie afin de répondre à un problème majeur qu’est la résistance aux antibiotiques.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Le nombre croissant d’antibiorésistances et d’infections nosocomiales sont clairement identifiés comme un besoin de santé public majeur. Il est indispensable de combattre la résistance aux antimicrobiens et de préserver la capacité de prévenir et traiter les maladies infectieuses à l’aide de nouveaux médicaments sûrs et efficaces. Ce nouveau modèle contribuera à la découverte de nouvelles thérapies anti-infectieuses.

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Voie d’administration : – Per os : 5 secondes, Sous cutané : 5 secondes , Intrapéritonéal : 5 secondes, Intramusculaire : 5 secondes, Intraveineuse : 5 secondes Pose du cathether en sous-cutané (procédure chirurgicale réalisée par une personne expérimentée détentrice d’une formation en chirurgie sur petits rongeurs) Le nombre d’interventions est spécifique de chaque étude et est dépendant du régime de traitement qui lui même est corrélé à la pharmacocinétique de chaque molécule en développement. Néanmoins les fréquences d’intervention (traitement uniquement) peuvent etre DIE : une fois par jour ou BID : deux fois par jour

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances ou effets indésirables attendus sur les animaux sont une potentielle perte de poids (qui sera considérée comme un point limite si excédant 20% post infectiob). D’autres effets potentiels sont une apparition de signes cliniques : posture courbée, piloérection, respiration difficile, prostration ou perte d’activité, perte de réponse à un stimulus.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Le sort prévu de tous les animaux à l’issue de chaque procédure est la mise à mort. Les animaux survivants ne peuvent resservir à d’autres expérimentations en raison du développement de défenses immunitaires au cours de l’établissement des pathologies infectieuses.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

L’apparition de résistance aux traitements antibiotiques de référence rend urgente la découverte de nouvelles solutions thérapeutiques innovantes. Des tests in vitro et cellulaires sont mis en oeuvre dans un un premier temps afin de collecter des information cruciales sur l’inocuité, l’efficacité et le mécanisme d’action des nouvelles molécules en développement. Le recours à l’animal de laboratoire s’inscrit dans une seconde étape de recherche. En effet l’efficacité in vivo d’un composé sur une infection résulte non seulement de l’effet de ce dernier sur les micro-organismes mais également de la réponse du système immunitaire de l’hôte sur ces agents pathogènes. Il n’existe aucun modèle in vitro mimant de façon précise ces interactions complexes. Afin d’évaluer l’activité thérapeutique de nouvelles substances, des modèles pharmacologiques in vivo mimant les pathologies sont utilisés. De plus les mécanismes de réaction de l’hôte peuvent être mis en évidence en utilisant ces modèles sur animaux immunocompétents versus immunodéprimés. Une veille scientifique est mise en oeuvre pour étudier toute méthode scientifique alternative à l’expérimentation animale dans le domaine.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre estimé est entre 200 et 400 animaux / an sur 5 ans. Le nombre d’étude varie en fonction de la demande client. Le nombre d’animaux inclus dans chaque étude peut varier de 20 à 100, en fonction du nombre de groupes différents à générer dans chaque étude (nombre de souches bactériennes différentes à tester, nombre de molécules antibactériennes à tester, doses différentes de la molécule antibactérienne). Des études in vitro sont réalisées si possible en amont afin de ne pas avoir à tester des produits potentiellement dangereux ou non efficaces sur des animaux. Des analyses statistiques visant à déterminer le nombre d’animaux optimal pour produire des résultats robustes sont effectués. Des études pilotes sont conduites afin de s’assurer de la fiabilité du modèle.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Le bien-être de l’animal sera en permanence au centre de nos préoccupations. Les souris sont hébergées dans des cages à 22 ± 2 °C et 50 ± 10% d’hygrométrie, en portoirs ventilés ou isolateurs, avec une alternance jour/nuit de 12h/12h. La nourriture et l’eau de boisson sont fournies ad libitum. Le change de la litière est réalisé chaque semaine. Les animaux ont une semaine d’acclimatation avant que les procédures ne débutent. Les conditions d’expérimentation font l’objet d’un suivi attentif du bien-être animal. Les animaux seront suivis quotidiennement par la structure en charge du bien-être animal. Des critères d’arrêt stricts sont mis en place. Les points limites utilisés sont: Le suivi du poids (le critère d’arret est une perte de plus de 20% post infection), L’accumulation de signes cliniques : posture courbée, pelage en piloérection, respiration laborieuse, prostration ou perte d’activité, perte de réponse à un stimulus. Pour le confort de l’animal la prévention du stress est intégrée au protocole expérimental par l’utilisation d’une anesthésie gazeuse au préalable de ceertains gestes (injection intraveineuse, injection intra-musculaire,…).

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

L’espèce utilisée est la souris (Mus musculus). Les modèles souris sont largement utilisés par les équipes de Recherche publique et privée dans le traitement des maladies infectieuses: Les souris se prêtent aux analyses immunologiques en raison d’un large panel d’outils d’analyses permettant de disséquer les mécanismes du développement de la physiopathologie Souris de 4 à 16 semaines selon le modèle expérimental