Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Une contention de moins de deux minutes pour une biopsie, une seule fois dans leur vie : c’est la seule procédure déclarée pour les reproducteurs de ce projet. 1 488 lapins vont être utilisés dans des procédures impliquant un niveau de souffrance légère, tous gardés en vie et replacés dans leur système d’élevage à l’issue. Le projet sert un programme de sélection génétique destiné à la filière cunicole, avec pour critères la croissance des lapereaux, la résistance aux maladies et la durée de carrière reproductive des femelles. Le porteur décrit par ailleurs 168 femelles et 80 mâles par génération logés en cages individuelles, et des parcs à dix lapins par mètre carré, conditions qui restent hors de la procédure déclarée alors que le projet se présente comme une recherche sur le bien-être des animaux non-humains.

NTS-FR-675235v1
Types de recherche
· Bien-être animal · Recherche appliquée ·
Mots-clés
Amélioration génétique, Santé, Bien-être, Logement des animaux
Lapins : 1488

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le but du projet est d’étudier un programme d’amélioration génétique de la santé des jeunes lapereaux élevés dans plusieurs types de logement incluant des systèmes alternatifs à la cage, plus favorables à l’expression des comportements sociaux et naturels : parcs en bâtiment et parcs plein-air. L’amélioration génétique des animaux vise à sélectionner et reproduire les individus présentant les meilleures caractéristiques pour des caractères d’intérêt. Les critères de sélection sont des caractères mesurables et héritables utilisés pour évaluer la valeur génétique des animaux candidats à la sélection, et les classer pour retenir les meilleurs reproducteurs. Dans cette expérience les caractères d’intérêt sont la croissance du jeune lapereau, la résistance aux maladies et la longévité de la femelle (durée de la carrière reproductive). Le progrès génétique est l’amélioration progressive de ces caractères au fil des générations grâce à une sélection rigoureuse et à des accouplements contrôlés, visant à limiter l’évolution de la consanguinité. L’objectif est d’augmenter la performance globale des populations animales de manière durable et efficace. L’expression des caractères d’intérêt dépend fortement du milieu d’élevage. Lorsque les milieux sont très contrastés (cage versus parc, indoor versus plein air), les meilleurs animaux élevés dans un milieu donné, par exemple plus favorable, ne sont pas nécessairement les meilleurs animaux élevés dans un autre milieu, moins favorable. Dans ce cas, on parle d’interactions génotype/milieu : la résistance aux maladies infectieuses d’un lapin élevé en cage n’est pas le même caractère que la résistance d’un lapin élevé en parc. Il est donc nécessaire de 1) mesurer les caractères dans les différents milieux 2) vérifier l’existence ou l’absence d’interactions génotype/milieu 3) établir des règles pour combiner ces informations au sein d’un schéma de sélection afin d’obtenir un progrès génétique répondant aux attentes économiques, sociétales et environnementales.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

L’expérimentation permettra de produire des connaissances relatives à la santé et aux performances de croissance de lapins élevés en parc à très grande échelle. Il permettra d’améliorer les systèmes existants et de valider l’intérêt de nouveaux systèmes d’élevage, plus respectueux du bien-être animal, pour la filière européenne. L’analyse génétique des caractères de santé et de croissance, en particulier les interactions génotypes/milieu apporteront des solutions aux généticiens pour mettre en place de nouveaux programmes d’amélioration génétique. Plus particulièrement, ce projet apportera des connaissances pour répondre à deux questions essentielles pour la sélection cunicole : – Est-il possible de sélectionner 1 lignée pour la capacité d’adaptation à des environnements variés ? – Faut-il mesurer les performances du lapin en engraissement (pur ou croisé) dans plusieurs environnements pour améliorer les performances et la santé dans tous les environnements ?

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Manipulation et contention pour la réalisation de la biopsie des reproducteurs (1 fois dans la vie) : nuisance faible. Temps

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les effets indésirables prévus sont faibles Le stress résultant des manipulations, de la contention pour la réalisation de la biopsie est très faible et affecte peu le bien-être animal.

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Sauf avis contraire des animaliers chargés de ces animaux, tous les animaux sont gardés en vie à la fin de cette procédure et replacés dans leur système d’élevage.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Ce projet d’inscrit dans le cadre des recherches appliquées menées pour : (i) l’amélioration génétique de la santé chez le lapin et (ii) le bien-être et l’amélioration des conditions de vie des lapins élevés à des fins agronomiques. À la vue de ces objectifs, le recours à d’autres méthodes (in vitro, simulations) à l’expérimentation animal n’est pas pertinent.

2. Réduction

3R / Réduction :

Le nombre d’animaux nécessaire pour 5 années de sélection est de 1008 femelles et 480 mâles. Le nombre de reproducteurs retenus dans notre expérimentation (168 femelles et 80 mâles par génération) correspond à la taille moyenne d’un schéma de sélection commercial (180 femelles par génération) afin d’apporter des résultats transposables et dont pourront s’emparer les sélectionneurs commerciaux. Cette taille correspond au meilleur compromis entre les objectifs antagonistes de gestion de la consanguinité et de réalisation du progrès génétique. La méthode des contributions optimales consiste à maximiser le progrès génétique sous la contrainte d’une augmentation maximale de la consanguinité. Le seuil maximal de 1% est choisi car il est recommandé par la Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) et est très largement appliqué dans les populations animales en sélection. Concrètement la méthode permet de sélectionner les meilleurs mâles et les meilleures femelles pour la génération suivante, en fixant l’évolution du taux de consanguinité à 1 %. Si la taille de la population était plus petite, avec la même contrainte d’évolution maximale de consanguinité, l’intensité de la sélection (qui est fonction du pourcentage d’individus retenus comme reproducteurs parmi tous les candidats à la sélection) serait mécaniquement plus faible. Elle ne répondrait pas aux objectifs de progrès souhaités par les sélectionneurs cunicoles pour répondre aux attentes sociétales, environnementales et économiques.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Les animaux de cette expérimentation seront élevés dans des cages collectives, des parcs sur caillebotis, des parcs en plein air. Les cages et les parcs sur caillebotis sont équipés de blocs de bois afin que les animaux puissent les ronger et jouer. Le pâturage contribue seul à l’enrichissement pour les animaux élevés en plein air. Les 168 femelles par génération seront élevées dans des cages individuelles correspondantes aux normes d’élevage afin de permettre aux femelles de s’occuper tranquillement de leurs portées sans avoir à la protéger des attaques des autres femelles lorsque celle-ci sont en groupes. Les 80 mâles seront élevés dans des cages individuelles répondant aux normes de l’expérimentation animale pour éviter les blessures qu’ils pourraient se faire lorsqu’ils sont élevés ensemble (morsures aux dos, aux yeux et aux oreilles). Les mâles ont à disposition un morceau de bois à ronger dans leur cage pour contribuer à l’enrichissement du milieu et ont un contact visuel avec leurs congénères. Dans les parcs, les animaux sont au nombre de 10 par m². Pour la capture des lapins, les animaliers utilisent des plaques amovibles afin de les rassembler.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

Ce projet a pour objectif d’améliorer les capacités d’adaptation des lapins à des environnements variés plusfavorable au bien être animal. Le projet est conduit sur l’espèce de destination.