Le contenu des résumés non techniques (RNT) est rédigé à des fins de communication par les établissements d'expérimentation animale. Ces résumés sont donc soumis, au minimum, au biais de désirabilité sociale, qui peut avoir pour conséquence de mettre en avant de manière détaillée les bénéfices attendus et de limiter les détails et la description des contraintes imposées aux animaux. Par ailleurs, n'étant pas sourcées ni soumises à une relecture par les pairs, les affirmations contenues dans les RNT sur des sujets scientifiques n'ont aucune valeur de preuve, mais fournissent des indications sur le cadre théorique dans lequel les établissements travaillent.
En bref (résumé court généré par IA)

Tester la toxicité de composés avant un éventuel passage chez l’être humain conduit ici à utiliser 3 276 souris et 2 184 rats, tous tués à l’issue pour prélever leurs organes, dans des procédures impliquant un niveau de souffrance sévère. Les substances sont administrées par injection ou par gavage, d’une fois par semaine à deux fois par jour, avec mise à jeun possible et jusqu’à cinq séances d’imagerie hebdomadaires. Le porteur décrit des prélèvements sanguins allant jusqu’à 15 % du volume sanguin total, une perte de poids possible, une léthargie et une altération de l’état général selon le composé testé. Il détaille un raffinement fait d’enrichissement et d’anesthésie, et précise dans le même texte qu' »aucune analgésie n’est possible au cours des études », parce qu’elle masquerait les symptômes de toxicité recherchés.

NTS-FR-727867v1
Types de recherche
· Tests réglementaires · Toxicologie et autres tests de sécurité ·
Mots-clés
Toxicité, Dose Maximale Tolérée, Toxicité doses répétées
Souris : 3276
Rats : 2184

Objectifs et bénéfices escomptés du projet

Décrire les objectifs du projet.

Le développement préclinique fait appel à l’expérimentation animale, qui est une étape indispensable à la connaissance d’un futur médicament avant de l’administrer à l’homme. Les recherches précliniques sont imposées par le Code de la santé publique comme préalable obligatoire à toute expérimentation sur la personne humaine (Article L1121-2). Ces études précliniques ont pour but d’évaluer l’efficacité, la pharmacocinétique et la toxicité du produit avant son éventuelle administration à l’Homme dans un contexte physiologique et pertinent. Ces résultats permettront de conclure sur l’intérêt de continuer ou non l’étude préclinique de ces traitements. Ce projet est une nouvelle soumission d’un projet précédemment accepté et arrivant à expiration auquel a été apporté quelques modifications, notamment l’ajout de modes d’administration supplémentaires du composé, l’ajout de modes de prélèvements de sang supplémentaires, la possibilité de mettre les animaux à jeun pour le traitement, ou le suivi de la distribution du produit dans le corps des animaux en usant d’imagerie non-invasive. Ce projet permettra de définir le niveau de toxicité du produit en ayant une indication sur la relation dose-réponse, la réversibilité des potentiels effets adverses observés et en déterminant la concentration sans effet nocif observé, afin de poursuivre ou non son étude préclinique. L’évaluation de cette toxicité se fera selon 2 procédures, la première visant à déterminer la dose maximale tolérée après administration unique chez le rat ou chez la souris, la seconde étudiant la toxicité de traitements en doses répétées chez le rat ou chez la souris, en suivant respectivement les lignes directrices OCDE 420 et 407.

Quels sont les bénéfices susceptibles de découler de ce projet?

Ce projet permettra d’évaluer la toxicité du composé avant son éventuelle administration à l’Homme dans un contexte physiologique et pertinent. Ces résultats permettront de conclure sur l’intérêt de continuer ou non l’étude préclinique de ces traitements, et de répondre aux exigences du Code de la santé publique, fournissant un préalable nécessaire à toute expérimentation sur l’humain (Article L1121-2).

Nuisances prévues

À quelles procédures les animaux seront-ils soumis en règle générale?

Les animaux pourront être soumis à des administrations de composés par injection ou gavage, de manière aiguë (une seule administration) ou répétée sur une durée allant de quelques minutes à environ 15 minutes par séance (temps nécessaire à la contention, l’injection et l’observation immédiate). Le nombre d’administration dépendra de la molécule et de la voie d’administration considérée, cela pourra être une fois par semaine jusqu’à deux fois par jour. Des prélèvements sanguins pourront être réalisés au cours de l’étude, en utilisant un analgésique et un anesthésique, tout en respectant le volume maximal autorisé ainsi que le temps de récupération par animal. Chaque prélèvement dure environ 5 minutes. Des séances d’imagerie non invasive sous anesthésie gazeuse pourront être effectuées, avec un maximum de 5 par semaine et cela jusqu’à la fin de l’étude ou alternativement jusqu’à disparition du signal. Chaque séance dure environ 5 à 10 minutes, incluant l’induction, la mesure et le réveil. Enfin, une mise à jeun pourra être envisagée selon le protocole : pré-injection (pendant la nuit pour les rats, 3 à 4 heures pour les souris) et/ou post-injection (3 à 4 heures pour les rats, 1 à 2 heures pour les souris).

Quels sont les effets/effets indésirables prévus sur les animaux et la durée de ces effets?

Les nuisances attendues dépendront du type d’administration employée. Ainsi, les injections peuvent provoquer une douleur transitoire ou une petite irritation au point de ponction. L’administration par gavage peut entraîner un inconfort, une irritation de l’œsophage et du stress lié à la contention. Les administrations répétées, quel que soit le mode, peuvent générer une appréhension de la manipulation et un stress accru. Deux types de prélèvements sanguins pourront être effectués : d’une part des prélèvements intermédiaires réalisés sous anesthésie, en mandibulaire ou en sublingual, qui peuvent causer une douleur passagère, une petite hémorragie locale ou un stress lié à la contention ; d’autre part des prélèvements terminaux réalisés sous anesthésie et analgésie, en rétro-orbital, réalisés uniquement en fin de procédure avant l’euthanasie des animaux. Selon la nature du composé testé, des effets indésirables systémiques peuvent également apparaître, tels qu’une perte de poids, une modification du pelage ou une altération de l’état général (léthargie, diminution de l’activité, troubles digestifs).

Justifier le sort prévu des animaux à l’issue de la procédure.

Euthanasie : les organes seront recupérés pour évaluation de la toxicité organe-dépendante.

Application de la règle des "3R"

1. Remplacement

3R / Remplacement :

Notre projet se focalise sur un modèle intégré d’étude de toxicologie nécessitant l’utilisation d’un modèle animal. Ce système est indispensable pour reproduire la physiologie d’un organisme entier et imposé par le Code de la santé publique comme préalable obligatoire à toute expérimentation sur la personne humaine (Article L1121-2). Il n’existe pas de modèle cellulaire reproduisant nos procédures expérimentales.

2. Réduction

3R / Réduction :

Pour nos expérimentations, nous avons prévu le nombre nécessaire et suffisant d’animaux pour garder une puissance statistique dans le traitement des résultats et pour avoir le nombre de contrôles internes suffisant, afin de pouvoir conclure sur la toxicité du traitement. Pour les études en traitement aigu, l’analyse des données entraînera la comparaison au maximum de 7 groupes d’animaux (groupe contrôle négatif, groupes traitement avec jusqu’à 6 doses de produit testées). Chaque dose sera choisie en fonction de la toxicité observée après administration de la dose précédente (arbre décisionnel). Pour les études en traitement répété, l’analyse des données entrainera la comparaison de 6 groupes d’animaux (groupe contrôle négatif, groupe traitement avec dose faible, groupe avec dose intermédiaire, groupe traitement avec dose forte, groupe « recovery » contrôle négatif, groupe « recovery » traitement avec dose forte). Une analyse statistique sera réalisée à l’aide d’un test non paramétrique. Un nombre de 14 animaux par groupe (7 mâles et 7 femelles) est requis pour obtenir une puissance statistique minimale et connaitre l’impact du traitement en fonction du sexe.

3. Raffinement

3R / Raffinement :

Pour les produits injectés présentant des caractéristiques fluorescentes ou bioluminescentes, de l’imagerie non- invasive pourra être effectuée pour suivre le profil de distribution du produit, permettant d’augmenter la quantité d’informations recueillies sur l’animal sans dégrader le bien-être animal. Les conditions d’hébergement respecteront le respect de l’animal ; il y aura 2 à 3 rats ou 5 à 6 souris par cage selon le poids des animaux, avec nourriture et eau à disposition et présence d’un enrichissement. Lors de l’imagerie, comme lors des administrations du produit par les voies les plus invasives ou lors des prélèvements sanguins intermédiaires (15 % du volume sanguin total de l’animal, 1 fois au cours de l’étude), les animaux seront anesthésiés avec un inducteur chimique ou gazeux. Lors d’une anesthésie chimique, cette dernière sera antagonisée pour favoriser le réveil et la récupération des animaux. En revanche, aucune analgésie n’est possible au cours des études, puisqu’elle pourrait masquer l’apparition et/ou le maintien de symptômes liés à la toxicité du composé étudié. A la fin des procédures, lors des prélèvements de sang en rétro-orbital avant euthanasie, une analgésie sera en revanche réalisée par l’ajout d’un collyre analgésique en plus de l’anesthésie gazeuse. Un tableau de suivi a été mis en place permettant de définir les points limites adaptés.

Expliquer le choix des espèces et les stades de développement y afférents.

La souris et le rat sont des modèles d’étude très développés et caractérisés, étant donné leurs tailles et leurs spécificités. Ce sont des espèces communément utilisées pour les études de toxicité en accord avec les recommandations internationales et la littérature. Le choix de l’espèce utilisée dépendra en particulier de la molécule utilisée, des objectifs et des besoins de l’étude. Si une molécule s’avère efficace dans une espèce, celle-ci pourra être éventuellement testée dans l’autre espèce afin de montrer un efficacité espèce-indépendante. Les animaux seront âgés de 6 à 8 semaines au minimum, à un stade de jeune adulte pour permettre de déterminer l’impact du traitement sur des animaux à maturité sexuelle dont les organes et le système immunitaire sont pleinement développés.